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samedi 27 septembre 2025

Vêtements d'apparat : l'habit fait-il le moine ?

 L'allure, le look,  n'ont jamais autant été en vogue qu'en ce XXIe siècle. Si on le reconnaît aisément c'est se méprendre sur tous  les courants de mode précédents. Qu'en est-il de ce que l'on considère souvent comme de la superficialité ? Doit-on prendre au sérieux fanfreluches, colifichets, bijoux,  et accessoires ?


Les uniformes permettent de savoir à quel corps de métier l'individu appartient. Il en est de même pour les vêtements de prestige.  Depuis le début de l'humanité, les personnes importantes,  et décisionnaires d'un groupe, ont porté des signes, des ornements, des parures, des tatouages, des traces peintes, qui permettaient de les distinguer parmi  leurs compagnons. Plus tard, le rang social, la fonction, ont eu ce que l'on appelait :  des codes vestimentaires. Les militaires, les religieux avaient aussi les leurs. Les divers corps de métiers également.   
                                                                          
L'apparat s'impose avec les réunions, les manifestations festives, ou politiques. Il fut alors de bon ton d'exhiber une certaine aisance, selon la mode et l'époque,  par des tissus de qualité, des bijoux précieux, et des attributs distinctifs. Au XXIe siècle, même si l'on tend vers une certaine uniformité, il subsiste encore des règles de mise, des codes de tenue,  dans certaines circonstances officielles.
Quelques citations:
"L'habit ne fait pas le moine"
"Dis-moi comment tu te vêts, je te dirai qui tu es.."
"Pour moi, les vêtements sont une forme d' expression de soi. Il y a des indices sur qui vous êtes et dans ce que vous portez..." (Marc Jacobs)
L'exposition, qui se tient à Narbonne, propose des copies de tenues d'exception. On y remarque la grande habileté des artisans. Le savoir-faire de spécialistes du vêtement contribue au rendu réussi qui fait l'admiration des visiteurs.              
La Renaissance 
Couronnes, sautoirs, plumes, dentelles, fourrures, soie, velours, perles, strass, pierres précieuses... en vrai ou en faux, sont conjugués pour des  garde-robes de prestige, dans une rétrospective  d'exception.
Ce que l'on peut considérer comme un patrimoine vestimentaire peut induire à réflexions et débats, certes, mais il nous fait surtout voyager dans l'Histoire et dans le temps. 

Free lance Writer 
Culture  Art  Patrimoine  




vendredi 13 juin 2025

Nom de lieux !

 Se pencher sur le nom d'une ville, d'un village, d'un hameau, ou de tout autre lieu, n'est pas un simple intérêt pour l'Histoire: c'est faire de la toponymie. Si l'on étudie plus précisément ces noms on va retrouver des racines latines, grecques, ou celtes. Mais comme la modification,  qui s'est effectuée au cours des siècles,  n'est, la plupart du temps, qu'un glissement de lettre , dû, souvent, à la graphie ou à la prononciation mal ouïe, il n'est pas nécessaire d'avoir de grandes connaissances dans la discipline pour suivre l'évolution de l'écriture dudit nom. Pourtant il faut souligner l'utilité et l'importance d'une certaine pratique de la paléographie. ( cf:  les travaux de l'atelier de paléographie dans l'association Litoraria ( Aimargues/ Gard) avec publication dans le bulletin associatif)
Un exemple parmi tant d'autres, celui de l'un des plus beaux villages de France: GRUISSAN 
                                                              
On rencontre fréquemment le nom d'un soldat romain, qui a laissé à la postérité le nom de son domaine, acquis, donné, lors de sa mise à la retraite. Le fameux "domaine du vétéran" (de l'armée romaine), constitué d'une villa  entourée de vignobles. Sur ce domaine, au fil des ans, s'est formée une petite agglomération, puis un village. et le nom  latin a suivi. 
Au Moyen-âge, certains de ces regroupements se sont désagrégés, ont été abandonnés, en  ne laissant que quelques ruines. D'autres hameaux se sont au contraire rassemblés pour former un lieu plus important, avec des structures urbaines : maison des Consuls, église, couvents, château... La population formait alors une authentique communauté.   
                                                 

De nombreuses abbayes ont pris le nom du lieu, souvent explicite,  où elles étaient sises. ( Fontcaude, Fontfroide,   Valmagne...)  
On constate que, pour bon nombre de lieux chrétiens, l'emplacement est situé sur celui d'un édifice païen (pour le "christianiser", et pour la présence d'une source).  Car, outre la localisation géographique, l'implantation d'un site de dévotion tenait compte de l'attribution précédente. Hélas , le XXIe siècle se montre moins regardant (regrettable affaire de la source du chemin de  Caylus  (34))  au nom de l'intérêt immobilier.                                                      
Il est évident que les grandes métropoles antiques ont survécu aux diverses épreuves de l'Histoire; invasions, guerres, mouvements de populations, changements politiques... Cela entraîna parfois une évolution du nom de la cité. (Naro, Narbo Martius, Narbonna, Narbonne).
Pour compléter la toponymie, une consultation des cartes anciennes (à partir du XV ou XVIe s.) est indispensable. On y relève des noms orthographiés selon les critères de l'époque, donc mine de renseignements précieux. Et l'on remarquera que la présence d'un petit bâti, ou d'une particularité géographique:  un pont, un moulin, une colline, un val, un étang, un lac, un cours d'eau... , peut générer un nom de lieu-dit, de hameau, de chapelle... Ainsi est-il nécessaire de consulter, et collecter  un faisceau  de renseignements issus de diverses sources pour établir une étude comparative sérieuse et documentée. En généalogie, selon le patronyme, il peut en être de même. 



Free lance Writer 
Culture   Art  Patrimoine 

 NB: les exemples donnés, ne le sont qu'à titre indicatif, 





  

jeudi 11 avril 2024

Voie romaine et environs : autour de la Via Domitia.

                ARCHEOLOGIE: récentes découvertes au  Sud de la France.

Le nombre des  voies anciennes connues, se complètent peu à peu grâce à la découverte de voies subsidiaires. L'archéologie met à jour des tronçons de routes, des chemins oubliés, des quartiers, des lieux de vie ou de mémoire, enfouis sous les strates des siècles qui s'accumulent. Revoir un tracé, imaginer un autre réseau routier devient alors une éventualité enrichissante pour les connaissances géographiques, historiques,  et économiques que l'on avait jusque-là.  Ces voies conduisaient à des villes, des quartiers. D'une manière générale, les plus modestes permettaient le commerce , les échanges, par le transport des marchandises, tandis que les plus larges étaient plutôt dévolues au passage des légions, à la conquête militaire.

Dans tout le territoire passé sous la gouvernance romaine,  les grandes métropoles révèlent encore aujourd'hui,  de belles surprises. En France: Nîmes, Arles, Narbonne, Uzès, Nice, Fréjus, Autun... sont concernées. On ne peut guère creuser un quartier (pour divers travaux) sans risquer de tomber sur des vestiges. L'état de conservation dépend de maints facteurs : l'humidité ou non du sol, la profondeur de l'ensevelissement, l'emploi d'engins outrancièrement invasifs, les autorisations de fouille (intervention de la DRAC, de l'INRAP).

De récentes  découvertes  (Narbonne, Nîmes) vont encore bousculer les acquis (infirmer ou confirmer) et ajouter de précieux  indices pour apporter des connaissances augmentées sur le quotidien des Gallo-Romains.
                                                             

Narbonne , mars 2024, au quartier quai de Lorraine, découverte de structures d'entrepôt, de base de tour, attestant la présence d'activités commerçantes et portuaires. L'archéologue Grégory Vacassy a commenté des visites sur le site momentanément ouvert au public.  
Datation proposée: du1er s. av. J-C. au IVe ap. J-C.
Pour en savoir plus, consulter : 
et le site du quotidien: "L'Indépendant " (beaux articles,  et photos sur le sujet)
                                                 *                   *                  *
                                                
Nîmes:  2024, rue de Beaucaire, une fouille a permis la mise à jour d'une hypothèse d'un   nouvel axe (ou d'un nouveau tracé ?) assez proche  de  la Via Domitia connue. Probabilité d'espaces funéraires, matériel éclectique, bel espace. Archéologues sur le site: Jean-Yves Breuil, Marie Rochette, Julie Grimaud, Sébastien Pancin.  
Datation proposée: fin du IIe s. av. J-C.
  A consulter pour en savoir plus :  
le très intéressant article d' Objectif Gard"                                               
                                           *                                *                             *
Béziers : Un fragment  de mosaïque à personnages a été découvert dans le quartier des halles, à l'occasion d'une campagne de  travaux (rénovation).  Des structures d'habitations ont été décelées, laissant supposer la présence d'une vaste maison cossue.
Datation proposée: Ier s. ap. J-C. 
Archéologue: Julie Lescure
Pour en savoir plus : article du 10/4/2024 du  journal Midi libre.

                                                  *                                *                         *
Cavaillon: (avenue Prosper Mérimée, depuis 2 mois) une campagne de fouille a permis de dévoiler un quartier de l'antique Cabellio ( ancêtre de l'actuelle Cavaillon) Des céramiques, des objets du quotidien ont été découverts lors d'excavations plus profondes.
Datation proposée: moitié du Ier s. av J-C /3e s. ap. J-C. 
Archéologue: Elsa Segetat- Basseuil
 Pour en savoir plus, consulter :
 
                                     *                                    *                                   * 
    A lire également : la lettre d'information de l'INRAP 
(Institut national de recherches archéologiques préventives)
                                                               
Dans le contenu des articles de presse locale cités ci-dessus, des vidéos sont proposées. Elles sont consacrées à des interviews d'archéologues,  in situ. 
Il est important de rappeler qu'à l'époque romaine, de part et d'autre des voies de communication, de circulation, il était fréquent d'utiliser  l'espace pour des lieux de sépultures. On installait également de petits autels votifs, selon la religion pratiquée (culte égyptien à Isis, culte romain à Jupiter, culte grec à Athéna, culte oriental à Mithra... / exemples non exhaustifs). Le long de ces axes divers il y avait également des haltes (ex: Ambrussum) où l'on pouvait se restaurer, faire reposer ou changer les chevaux. 
 
 

Free lance Writer 
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mercredi 6 décembre 2023

Suzanne Marti : peintre sur soie

 
                                                       
Suzanne Marti (photo: C.V. 2004)

Suzanne Marti (1926-2023) comme plusieurs autres membres de sa grande fratrie ( huit enfants) elle s'est passionnée pour le dessin depuis son enfance. Elle a fait de son  talent,  un hobby. Autodidacte (n'ayant pu bénéficier que de quelques maigres heures de cours de dessin), elle peignait à l'instinct. L'un des sujets fétiches de ses dessins était :"le petit pont" .  Maitrisant bien les couleurs, les perspectives,  elle est vite  passée, avec succès,  à la délicate technique de la peinture sur soie.  
Créative, inventive, Suzanne Marti 
- a décliné les thèmes: faune, flore, paysage, portraits ...
- a varié les formats (de la miniature ( où elle excellait) à la grande dimension).
- a travaillé sur commande
- a réalisé des foulards, des pochettes, des cravates, des hauts sans manches, des kakemonos....
                                              
S. Marti (©  all rights reserved)
 La production de Suzanne Marti  est conservée dans des collections privées. Quelques rares exemplaires ont fait l'objet de ventes occasionnelles.
Plusieurs pièces ont été offertes, en cadeaux personnalisés,  dans la sphère familiale. 
Des dessins inédits,  restés au stade de l'ébauche, sont conservés dans des carnets, des cahiers, des cartons.
La démarche lucrative n'a jamais été de mise. "L'art pour l'art" était le modus faciendi  de l'artiste. Reprenant exceptionnellement un sujet, elle considérait, avec raison, chaque représentation comme une pièce unique. 
S. Marti (©  all rights reserved)

Si l'on devait qualifier l'ensemble des oeuvres 
on pourrait, à juste titre, employer les mots : 
finesse, délicatesse, romantisme, expressivité,
sens de l'observation, du rendu, imagination....
A cause d'une diffusion  aussi généreuse qu'incontrôlée, on ne peut évaluer, avec précision, le nombre d'oeuvres exécutées. 
De nombreuses esquisses, témoins de volonté de créations plus abouties, confirment l'intention artistique révélatrice d'un talent inné et spontané, comme chez tous les grands passionnés d'art graphique et de peinture. 
Le grand âge venant, S. Marti n'avait plus guère assez de force pour tenir un crayon, ni un pinceau. Cependant, c'est avec beaucoup d'intérêt, et de juste fierté, qu'elle regardait encore ses tableaux et qu'elle acceptait d'en parler. Au détour d'une anecdote, d'un souvenir attaché à sa création, elle déclarait volontiers que le dessin avait été l'une des grandes joies de son existence. Il est vrai qu'un artiste prend  beaucoup de plaisir à partager sa passion, ne serait-ce qu'oralement,  lorsque, hélas,  les années ne lui permettent plus manuellement de concrétiser son élan créatif. 



S and N-L. Marti - coll. privée (©  all rights reserved)
                                   Suzanne Marti était l'épouse du coutelier (                                       et musicien) le narbonnais; N-Paul Marti. 



                                                                   Free lance Writer        
                                                               Culture  Art  Patrimoine 









jeudi 9 novembre 2023

Autour des R.A.N. (Rencontres d'Archéologie de la Narbonnaise) ...

                                                                    
En novembre 2023, pour sa 11e.édition (voir programme complet et nom des intervenants sur le site internet : ran-archeo.com) , outre les incontournables informations et news,  l'organisation des R.A.N a misé sur l'éclectisme et les nouvelles technologies.  Le programme était donc dense, varié, attractif, avec maintes interventions sur une durée limitée à  peu de jours. Car autour des R.A.N. il y avait à voir : des expositions,  des visites de sites, un salon du livre...
La ville au riche passé historique  a donc été investie par de nombreux  passionnés,  et  des dizaines de curieux. 
Dans chaque secteur,  un accueil enthousiaste, chaleureux, attendait le visiteur. Ainsi, lors des rencontres, de vibrantes conversations entre  les individus ont permis "le temps pris,  retrouvé, apprécié", hors du quotidien maussade,  pour évoquer des sujets d'Histoire et d'histoires.  Spécialistes, vulgarisateurs, chercheurs, conférenciers, se sont succédé au micro, dans la salle des synodes,  pour parler de leur thème favori. 
Or,  les nouvelles technologies, les méthodes d'investigations,  ont eu leur place dans ces diverses présentations. Et les reconstitutions en 3D ont fait non seulement leur époustouflant effet habituel,  mais elles ont confirmé leur indispensable utilité afin de rendre accessibles les récentes découvertes  aux non-spécialistes. L'archéologie a beaucoup évolué en un demi-siècle. De science élitiste,  elle est passée en phénomène "en vogue". On sait ce que l'on doit aux interventions de l'INRAP, dans cette démarche de pédagogie, de formation, de sauvegarde, de signalement, et d'information. 
Intéresser le public à des thèmes souvent ardus, anciens, peu accessibles (car mal présentés ou enseignés) est une tâche  hautement méritoire, et parfois mal comprise. Pourtant, combien de vocations, d'orientations d'études, sont-elles dues à ces nécessaires approches ?
Merci à Mme Amandine Marshall (Egyptologue- Chaîne NerfertiTube et nombreuses publications ) 
                                                               

Les expositions: 
Des panneaux explicatifs : dans le jardin de l'évêché 
Les forteresses audoises  y étaient présentées, dans leur décor, et leur contexte historique. Ainsi,  Carcassonne,  ou les citadelles des  sites vertigineux, sont déclinées,  en quelques paragraphes et clichés, avec les renseignements narrant leur histoire, leur construction, leur utilisation (souvent synonyme de volonté royale) . Plutôt à vocation militaire que réel lieu d'habitation, ces hauts et solides bâtiments servaient de garde-frontière,  de point d'observation, et de surveillance. Tombés en désuétude, ils constituent actuellement des lieux de visite.. 
                                               
Photos : A la Maison de Région
Des chapiteaux romans  proposés aux  visiteurs à travers l'œil du photographe. Certes, les figurations volontairement effrayantes ou légendaires des animaux présentés de flanc ou de face, avaient, en leur temps, dessein d'impressionner les individus, mais , les siècles passant, ce sont  plutôt les historiens de l'art qui leur accordent toute leur attention. Ces représentations sont issues de lieux emblématiques et connus (cloîtres, églises...) ,  de la période romane: Elne, St Michel de Cuxa, Ripoll, Luça, Santa Maria de l'Estany,  Queralbs.... 
Merci à Mme Fanny Feixes  (pour sa disponibilité, et son intervention)
                                             
Sculptures: A la Maison Occitane 
De corbeaux récupérés en œuvres totémiques, sous les doigts experts
d'artistes confirmés, on a pu découvrir un art  paradoxal oscillant entre l'expression brute et les références culturelles multiples. Un changement de statut (de l'utilitaire à l'œuvre d'art), et un changement de position ( de l'horizontalité à la verticalité), autorisent toutes les interprétations symboliques. Le bestiaire médiéval n'est pas loin. Le choix des matériaux, celui des couleurs, induisent des réflexions et de légitimes questionnements. C'est donc un réel parcours qui fut proposé dans cette exposition où trois artistes ont présenté é leur propre vision. 
Merci à Mme Marie-Charlotte Simon (Art Conseil Invest) pour son écoute et la communication de documents. 









Les RAN sont des journées à vivre, pour : les rencontres, les communications, les documentaires, les expositions et manifestations diverses qui en font un succès, un événement qui dépasse le cadre de la seule archéologie. Cette période  est aussi l'occasion de (re)découvrir la ville,  de se laisser porter à son rythme, à ses accents de nostalgie et d'avenir, mêlés à une respiration de carrefour unique entre passé  et présent; 

Free lance Writer 
Culture  Art   Patrimoine 
Photos et montages : N-L. M.

vendredi 21 avril 2023

Allo ? Holà ? Pronto ?

 Les yeux vissés sur l'écran de son portable, l'humain s'immerge dans de multiples  communications qui peuvent l'extraire du présent et du réel.  Il y a donc  danger  si, en même temps,   l'on traverse la rue, ou  si l'on conduit un véhicule. Pourtant l'exercice n'effraie pas, le défi du risque  boosterait même, certains utilisateurs. 

Or, il n'en a pas toujours été ainsi.  La  téléphonie a son histoire. Une intéressante genèse que l'on peut retrouver dans les musées ciblés.  De Chappe au dernier portable à la mode, de la standardiste à la plateforme,  il s'est écoulé bien des années et des appareils de transition.  

                                          

                                                        - "Non mais,  allo, quoi!!!" 

Quelques suggestions ...
En chansons: 
Soprano :
Claude François:
Nino Ferrer: 
Nicole Croisille :
Johnny Hallyday

En sketch:
Fernand Raynaud  (Le 22 à Asnières) 
 
Article sur ce même blog :

Des musées: 
Narbonne : (visite commentée) 
Paris:
Madrid 

En visio, en audio, mais toujours en direct, l'on communique désormais, en temps réel, sans décalage horaire, Pourtant, se parle-t-on vraiment ? 
Et si l'on rêvait d'un autre monde? 
Alors, faire de l'outil, de l'objet,  son serviteur,  plus que son maître, n'est-ce point là l'indice de la civilisation ?  


Free lance Writer 
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mercredi 5 avril 2023

Peindre l'âme au féminin: Martine Taillant

 

Martine Taillant est une artiste peintre qui se laisse guider par son instinct créatif. Très à l'écoute de son propre ressenti, elle parle de son travail avec enthousiasme et conviction.  Consciente de la nécessité de faire évoluer son style, c'est avec modestie,  et honnêteté, qu'elle "lit" ses toiles à qui veut bien l'écouter. La narration peut se faire aussi en dialogue. Alors, à travers les impressions échangées, émerge l'interprétation d'un geste, la présence  d'un accessoire, l'étrangeté d'une posture,  qui peuvent étonner l'artiste elle-même. Les regards croisés sont toujours générateurs de découvertes. supplémentaires.  C'est pourquoi on ne redira jamais assez l'importance des rencontres du public avec l'artiste (que celui-ci soit plasticien, musicien, écrivain...) 

A travers les œuvres exposées à la Poudrerie de Narbonne, Martine Taillant décline l'image de la femme en périodes chronologiques selon les inspirations du moment : 
celle 
- des visages géométriques, aux lignes soulignées de noir
- des visages entourés d'une abondante chevelure,  rayonnant sur la toile
- du corps qui apparaît , qui se révèle, peu à peu
- des personnages vus de dos, en postures symboliques. 
Chaque figuration est une nouvelle histoire, une part de soi dévoilée, un acte emblématique dont la signification appartient d'abord à la plasticienne, puis au public qui va apporter son propre ressenti.
                                         
La couleur éclate. Si elle est porteuse de sens, elle est également déclic  émotionnel.  Les contours adoucis ne leurrent pas sur la force expressive. Le message est omniprésent,  et se laisse déchiffrer selon l'interprétation que chacun voudra lui donner.
 
 
 
 
Free-lance Writer
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lundi 6 mars 2023

Poésie au printemps, Poetry in Spring, Poesie im Frühling, poesia en Primavera....

 En 2023, pour sa 25e édition, le printemps des poètes franchit les frontières et s'en affranchit .                           

  Le printemps et la poésie se chantent:
Charles Trenet: L'âme des poètes
 The Shadows : Spring is nearly there
 Poésies en CD :  
 
En ces temps de bouleversements climatiques, on pourrait s'interroger:  
- Qu'en est-il de la saison ?  
- Que devient le printemps ? 
- Pourquoi associer printemps et poésie ?
Mais, sans éluder les préoccupations du siècle,   le rendez-vous est annoncé. Les appels à textes affluent sur les affiches et la toile du net.  
Poèmes, brefs, longs, haïkus, vers rimés ou libres...: chacun, petit ou grand, est invité à s'exprimer sur le thème imposé,   ou sur tout autre sujet si l'on ne veut pas concourir.  La poésie s'affichera, se lira ,se dira, s'expliquera,  ou se commentera, selon les organisations et animations prévues, selon les lieux, et  les conditions.
Pour  un rappel de  la définition du mot: frontière/  Elle peut être réelle ou imaginaire. Si elle est souvent évoquée historiquement c'est que la frontière, lorsqu'elle était entre deux pays,  fut l'objet de conflits, de débats, d'enjeux politiques. Variant d'une période à l'autre, elle a été souvent matérialisée par des bornes, des barrières. Elle faisait l'objet de contrôles, de restrictions, et pouvait s'avérer dangereuse à franchir. . 
On emploie également le mot, dans certaines situations, dans des sujets de conversation, de comportements,  pour marquer des limites. On estime que le mot a une origine très ancienne. car dès le début de l'humanité il fut question de territoire, de luttes de pouvoirs, donc de frontière. 
Avec ce mot, au pluriel,  (FRONTIERES), le thème choisi pour le Printemps des poètes (du 11 au 27 mars2023),  ouvre  un vaste champ de possibilités. 

A lire dans ce même blog les articles sur la poésie : 
Mars 2012: A la recherche du printemps
Mars 2013: Au cœur du printemps, la poésie
Novembre 2013: Poésie Amérindienne
Mars 2014; F. Mistral, cœur de poète
Juin 2015: Charles Cros , l'inventeur poète
Juin 2018: ô rose,  muse des poètes
Mars 2020: Poétesses, poètes, poésies 
Mars 2021 : le souffle du printemps
Juillet 2021: Métropolitain : tout un poème
Décembre 2021: Haïku: to say so much in few words


                                                                                                



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jeudi 21 avril 2022

Les livres au salon : un festival !

 De retour dans les agendas et les programmations, les grands événements culturels sont prisés plus que jamais. après des mois de silence et d'absence...                      
En France, le Festival  du livre (Grand palais Ephémère) se tiendra à  Paris, fin avril 2022
 (du 22 au 24). Au compteur : En  quatre décennies d'existence,  deux années ont été annulées: 2020 et 2021, pour causes sanitaires et épidémie... 
Le syndicat national de l' Edition (SNE): 
Le site (programme, participants, dédicaces, éditeurs... et +):
Un éditeur parmi d'autres:
Le 23 avril 2022 précisément sera célébrée la JMDLA: journée mondiale du livre  et du droit d'auteur. L'Unesco, le CNL (Centre National du livre) sont partie prenante de la manifestation.  
 Trois auteurs célèbres, décédés un 23 avril,  ont été choisis comme références à cette journée. 
- Deux écrivains du "siècle d'or espagnol ":
Garcilaso de la Vega (1501- 1536)
Miguel de Cervantès de  Saavedra ((1547-1616)
- Un dramaturge, poète,  anglais:
William Shakespeare (1564-1616)
Belle occasion de réviser les classiques ... ou de les découvrir.                                                           
Au XXIe siècle le livre n'est pas défunt, il se porte assez bien, en dépit des prévisions pessimistes qui voulaient l'occire ou le zapper rapidement. Certes, les présentations numériques, virtuelles,  sont là, mais la version papier a toujours ses adeptes. 
Une auteure, quelques-uns de ses ouvrages:  
                            
Moins "frileux" les auteurs s'affirment,  et l'on publie beaucoup: dans tous les styles, sur  tous les thèmes. Le lectorat s'est diversifié, s'est élargi, s'informe, et n'hésite pas à  choisir, à communiquer, à donner ses avis. Les revues spécialisées, les émissions de radio,  et de télévision, invitent des auteurs pour des articles, des débats, et des présentations in live d' ouvrages récemment publiés. Des organismes locaux, ou nationaux, ont institué, et proposé, des séances, animées et en direct, dans les médiathèques, les établissements scolaires, et les EHPAD, prouvant que la lecture (faite par soi-même ou par un animateur) intéresse une large palette, allant du "bébé lecteur" à l' ultra-senior. Du roman à la BD, du livre historique au recueil de poésie, l'ouvrage est vecteur de dépaysement, d'évasion, d'apprentissage, d'échanges. C'est un authentique lien social, tout en étant un individuel outil de savoir. Dans les villes et villages, les "boîtes à livres" facilitent l'accès aux ouvrages par un système gratuit anonyme de mise à disposition,  pour découvrir, changer, donner. Certaines associations préfèrent aller à la rencontre des lecteurs avec un bus aménagé en bibliothèque, ou en petit salon, afin de partager un coup de cœur littéraire. Il en est de même avec la mise en place de "café à thème" autour d'un livre.La lecture est alors le support de la parole car les participants sont amenés à défendre leur choix d'ouvrage, ou à exprimer leurs attentes. Lire devient ainsi non pas un plaisir individualiste mais l'occasion de tisser des affinités en mettant en exergue un style, un récit, des émotions générées par un rédacteur. Dans les librairies, ou pendant les "Journées" spécifiques, lors des dédicaces, les rencontres avec les auteurs procurent l'opportunité de discuter directement avec les individus qui sont à l'origine de l'ouvrage. Ils en donnent leur version, le pourquoi de leur inspiration, de la mise en mots, et sont ainsi à l'indispensable  contact direct avec les lecteurs.
A signaler d'autres animations  autour du livre:
- la journée du manuscrit francophone :  https://www.lajourneedumanuscrit.com/
- la journée du livre (Sablet );    https://journee-du-livre.fr/   
- des salons (années 2022-2023)  dans divers pays:
-  quelques librairies (en ligne ou en magasin) en France et ailleurs...: Kinokuniya, Arthaud, Gibert, Cultura, Fnac, Les saisons, Eyrolles, Decitre, Hall du livre, Payot, 7switch, Numilog, Les libraires, Renaud-Bray,  Les Pertuis,  Les herbiers,  Banse, ...   
La chaîne qui permet l'existence d'un ouvrage (auteur- éditeur-libraire-lecteur)  est avant tout une démarche  humaine: un coup de cœur, une accroche, qui ne s'expliquent qu'en partie. La magie de l'agencement des mots, le choix du thème,  opèrent, ou non, au gré de circonstances conférant à la démarche autant de mystère que de chance. Et le talent fait la différence. 
"...Jamais seul,  en compagnie d' un livre..." (N-L. M.) 

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mercredi 26 janvier 2022

1622-2022 /Molière : maître-mot

 Depuis le XVIIe siècle "l'homme de l'illustre théâtre" fait parler de lui. On attache même à son nom la qualification de  la langue française, dite: "langue de Molière".  La Comédie Française, que l'on appelle communément "le Français", voue un culte particulier aux pièces de Molière, présentes encore régulièrement à son programme. Et cette dévotion va jusqu'à la dénomination de cette institution, fondée en 1680, que l'on qualifie de : "Maison de Molière" . Beau et lourd patrimoine!                           

 Peu  d'archives (des  manuscrits) des documents à interprétations contradictoires, rendent  délicate la rédaction d'une biographie fiable. Quelques portraits et bustes permettent cependant  une certaine approche du physique de l'homme. 
 1622-2022: quatre siècles révolus donnant lieu, en cette année, à des commémorations, à de multiples célébrations.  On croit tout savoir sur le comédien, l'auteur: sa vie, son œuvre..., au point d'en faire polémique, de douter, de dénigrer... même sans s'appuyer sur des documents authentiques. 
Un remarquable travail de synthèse, préfacé par André Chamson,  est à consulter :
                                                      

Jean Baptiste Poquelin, sieur de Molière, fils d'un  tapissier du roi,  et tapissier lui-même (plus en titre qu'en activité ?)  est un fin lettré qui a fait des études de droit. Mais c'est dans la  fonction de tapissier  qu'il accompagna son père, suivant le roi Louis XIII,  lors d'un séjour à Narbonne en 1642.  Dans cette ville, où il  revint en tant que comédien, en 1650,  un acte de baptême atteste qu'il fut parrain de l'enfant, d'une comédienne de la troupe, porté sur les fonts baptismaux.  

 

Le théâtre, les dettes, la prison, l'amitié d'un roi (Louis XIV), la trahison(J-B. Lully)  les tournées, les amours, les rumeurs, l'écriture, la maladie, la gloire posthume....: la vie de Jean-Baptiste connut des hauts et des bas comme bien des existences. Certes,  les deux  brefs passages en prison (été 1665)  ne le furent pas pour des motifs personnels,  mais pour sommes dues non acquittées, concernant les frais de fonctionnement de la troupe de "l'Illustre théâtre".

L'organisation des tournées pose les inévitables problèmes de trésorerie, mais le précieux registre tenu par l'un des célèbres  comédiens de la troupe : Varlet ( dit : La grange), aide à se faire une idée des sommes gagnées lors des représentations. Le fameux séjour itinérant en Languedoc, les représentations à Versailles,  et  dans les hôtels particuliers, celles données dans le cadre des salles des  jeux de Paume, ont-elle généré tant de subsides, susceptibles d'enrichir toute la troupe ?  

La tournée en Languedoc: 

 
Le bourgeois Gentilhomme (musique : J-B. Lully) :
Les pistes de recherches autour de l'auteur ne manquent point. L'on peut ainsi se pencher sur divers éléments de sa biographie et de sa carrière:
- Molière et les femmes de sa vie
- Molière et la condition des femmes (dans son œuvre)
- Molière et le pouvoir politique
- Molière et l'argent
- Molière observateur de son temps ( mœurs, us et coutumes) 
etc...

Sans encenser outrancièrement le personnage, on peut néanmoins rappeler l'importance des écrits, et quelques éléments de sa destinée, afin de rendre hommage au dramaturge, dont on étudie toujours les textes, et dont le nom, comme la production,   sont des références. L' universalité des sujets de chaque pièce évoque les travers d'une humanité dont le comportement reste inchangé au cours  des siècles. Les travers de l'âme humaine, ses mesquineries, ses défauts, son goût de l'argent, du pouvoir, de la puissance, les rapports entre les diverses classes sociales, n'ont de cesse d'alimenter encore les chroniques de presse, les constats des psychologues,  et des sociologues.Ne se cantonnant pas à la comédie, le répertoire des pièces de Molière s'élargit en prenant une certaine  résonance avec le quotidien de ses congénères.  Divertir et faire réfléchir,  pourraient cadrer deux dimensions de l'intense écriture moliérienne. La tâche authentique d'un auteur peut échapper au public. Concernant J-B. Poquelin, est-elle complètement discernable ? Certes, un miroir est tendu aux spectateurs afin qu'ils puissent se voir, et y contempler, sans entrave, ni complaisance, un quotidien paradoxal, car il inclut le divertissement. Molière peut donc être qualifié, à la fois,  de lucide, de rêveur, d'utopiste, de justicier, de pamphlétaire, de provocateur.

(Merci à B. Huguet pour l'aide à la recherche dans les archives des bulletins parus- ci-dessus: extrait d'un  travail de transcription ( l'atelier de paléographie de l'association Litoraria- Aimargues)

Divers documents :  des films, des textes contemporains pour attester l'actualité toujours  "vivante" de l'auteur. aux XXe et XXIe s. 

-"Le roi danse" (film) de Gérard Corbiau- 2000

-"Molière" (film) de Laurent Tirard -2007

- "Molière" (film en 2 parties) d'Ariane Mnouchkine - 1978

-"Molière pour rire et pour pleurer" (feuilleton en 6 épisodes) de Marcel Camus-1973 (avec Jean-Pierre Darras)

-"Molière"  (texte dit par Michel Leeb) 

"Du Bourgeois Gentilhomme à Tartuffe, pour parvenir au Festin de pierre, Molière permet de  rire de nos travers, pleurer de nos malheurs réfléchir sur notre condition ..." N-L. M.

 
 
 
 
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vendredi 7 janvier 2022

Le crépuscule de Mithra

A travers le roman: " Le crépuscule de Mithra" (parution décembre 2021/ éditions Edilivre) , l'auteure (N-L. Marti) a souligné l'existence fortement  probable de multiples lieux de célébration, dans la ville de Narbonne (nommée Narbo Martius, dans l'Antiquité). Des personnages fictifs animent le récit par les péripéties de leur destinée personnelle. Mais ils mettent en exergue une situation, (faite  de rencontres, de questions, de doutes, d'actions),  liée à un moment charnière  entre deux époques.                                

Pour découvrir un extrait de la publication:
 
L'Antiquité et le polythéisme se sont achevés avec l'émergence du christianisme. Jusque-là,  le culte de l'Empereur, outre son caractère obligatoire,  devait se partager les offrandes et les célébrations avec un panthéon divin (cf les noms grecs et latins des diverses divinités),  demeurant en Olympe, qui avait de nombreux adeptes. Or,  les brassages ethniques,  dus aux échanges commerciaux, aux conflits militaires (avec leur cortège de prisonniers, et de civils expatriés transformés en esclaves), ont véhiculé d'autres sujets de dévotion. Il fut donc  un temps, relatif,  de confrontation et de tolérance, entre les multiples croyances. Grâce aux découvertes lors de chantiers de fouilles, quelques vestiges actuels de temples, ou de lieux de cultes, l'attestent. Puis, vint la récupération des espaces religieux, par  la christianisation des sites païens, dont on démolissait les structures pour n'en garder que l'emplacement, sur lequel on bâtissait souvent: chapelles, églises, basiliques, puis, ultérieurement, les cathédrales.
Le Mithraïsme, culte venu d'Orient, avait, dit-on, la faveur des militaires, et se propageait largement autour de la Méditerranée, ou en suivant les limes (frontières). On pouvait compter plus de vingt Mithrae dans une même cité.  
pour en savoir plus : 

Mithra, dieu taurobole, occupe une place importante dans ces croyances. Les lieux de culte lui étant consacrés étaient presque aussi secrets que les pratiques cultuelles dont il faisait l'objet. On emploie encore l'expression " culte à mystères"  pour en évoquer les célébrations.    Quelques vestiges de la statuaire restituent une figuration comportant des caractéristiques  aidant, sans erreur flagrante,  à l'identification: le bonnet phrygien, la présence des dadophores, le taureau (pattes avant  fléchies), les symboles caractéristiques.                          

Les dadophores: porteurs de torches, arborant, le bonnet phrygien et la tunique, ils sont postés à la gauche et à la droite du personnage central: Mithra taurobole. Particularité spécifique de leur représentation:   ils se tiennent  debout,  avec,  très souvent, les jambes croisées.
- Cautès (le jour) porte  la torche levée, et allumée
- Cautopatès (la nuit) porte la torche abaissée , et éteinte
                                         
 Cautopatès: comparatif de figurations
Mithra :  sol invictus, dieu invincible, sacrificateur du taureau.
Le taureau: symbole de force, de courage, animal sacrifié dont le sang régénère et fertilise. 
Les symboles animaliers: ils sont présents sur toute représentation de la fresque mithriaque
- le chien
- le serpent
- le scorpion
- le corbeau
Les grades :  les adeptes du culte mithriaque gravissaient 7 degrés hiérarchisés. A chaque grade correspondait une couleur de manteau cérémonial.
- le corbeau (corax) Mercure
- Nymphus - Vénus
- le soldat (miles)  Mars (manteau brun)
- le lion (leo) Jupiter  (manteau rouge) 
- le Perse (luna) Lune 
- le soleil ( heliodromus)
- le Pater : maître des rites sacrés  / Saturne (manteau blanc)
Les astres :
- le soleil (le jour, la vie)
- la lune (la nuit, la mort) 

 La ville  de Narbonne, au temps de sa splendeur romaine (sous le règne Claudien ), occupait une surface estimée à 100 ha env, pour une population de 35 000 habitants. Ce qui laisserait supposer l'existence de plus d'une vingtaine de Mithrae. 
 
Article du 12-10-2019, à  lire  sur ce même blog:
 
Exposition (2021-2022): Mariemont " Le mystère Mithra: plongée au cœur d'un culte romain" 

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