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mardi 23 septembre 2025

Rencontre autour des mots, et de l'Histoire

 Samedi 20 septembre 2025, à Montpellier,  Martine Biard interviewait Noëlle-Louise Marti  .
C'est dans le cadre du Gazette Café que la rencontre a eu lieu, s'inscrivant dans la série des entretiens du "fauteuil rouge".
Catalane, Martine Biard est célèbre pour ses multiples ouvrages, ses poésies, ses conférences, ses travaux d'historienne, d'enseignante, et ses engagements. Reconnue par ses pairs, elle possède divers titres prestigieux.
Noëlle-Louise Marti est narbonnaise, directrice d'école honoraire, passionnée d'Histoire et de sa région : le Languedoc. 
Pour  les deux femmes, l'amitié, la connivence, la complicité, le partage,  ne sont point de vains mots. Si la discussion est ciblée, sérieuse, pointue dans ses exigences d'authenticité et de véracité, elle n'en est pas moins empreinte d'humour. 
Comment ne pas évoquer le Catharisme, les grandes figures féminines et masculines de ce sud-ouest de la France, dont l'Histoire crée une sorte de fil rouge dans leurs conversations?
Au-delà des civilités de convenance, on aborde, certes la biographie, mais surtout:  les grands thèmes, les sujets qui font débat, les points précis historiques qui méritent une "revisite" à la lumière des dernières recherches (et trouvailles)  de l'archéologie récente, ainsi que des séances de travail dans les archives (privées, locales, régionales...). 
                                                                 
Mmes Biard et Marti ont toujours un sujet de conversation: prétexte pour échanger des données, des résultats de travaux. Toutes deux convaincues de la nécessité de la transmission, elles aiment à dialoguer avec les jeunes générations et communiquer un savoir, un certain sens du travail, de l'effort, sans se décourager,  que la recherche implique. 

Pour voir et écouter l'entretien 
(Merci à S. U. pour la présence et la captation) 
Musique: R. Schumann : Kinderszenen No 1/Op.15:


Actualité respective: 

Pour Martine Biard voir la chaîne éponyme Youtube et le compte Facebook 

Free Lance Writer 
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mercredi 10 septembre 2025

Why not ? Pourquoi pas ? Warum nicht ? Por qué no ? Perché no ?

Depuis le début de l'humanité,  le défi a toujours eu son heure. Oser, a tenté bien des présomptueux, des utopistes, et des courageux. Ainsi a-t-on pu avancer de façon positive et constructive,  dans les découvertes, et les entreprises diverses, de l'histoire du monde. Plus que d'une éducation, il semblerait que le deal relève d'un caractère, d'une aptitude, d'une attirance pour l'inconnu, le danger, et une appétence pour l'espoir de vaincre. Mais poursuivant toujours un but noble, altruiste, constructif, pouvant faire progresser la connaissance et l'humanité. 
"Rien de grand ne se fait sans passion" G.F. HEGEL (1770-1831) dans cette citation on a souvent remplacé le mot "passion" par "enthousiasme".  Il y aurait à disserter sur ces deux mots... 
                                             

Ceux que l'on nomme les pionniers (se sentant investis d'une mission)  se sont tous posé la question : Pourquoi pas ? 
Certains étaient mandatés, commandités... d'autres suivaient un idéal, d'autres encore voulaient se mesurer à eux-mêmes (se dépasser!), sans compter les intéressés par une vaine gloire, ou un appât financier. Pourtant, il existe des êtres qui ne sont mus que par l'attrait des milieux inconnus, la recherche,  l'altruisme, et l'affection pour le prochain. 
L'étude des biographies de ces personnages en dit long sur leurs réelles motivations, sur leurs parcours, sur leur réussite (et leurs échecs). 
Parfois modèles, ou héros, quelques-uns furent jalousés, détestés, incompris, et même floués.
                                                 
 La dénomination a son importance, lorsque l'on évoque ces individus,  qui partent pour des destinations lointaines  en s'absentant plusieurs mois. Sont-ce des aventuriers, des scientifiques, des pionniers..?         La distinction  mérite précision. Comme lorsque l'on évoque les "diables des mers" : boucaniers, corsaires, pirates , marins au long cours ???   
Les connaissances en géographie, en sciences, en Histoire, et en ethnographie doivent beaucoup à ceux qui ont osé. Derrière chaque voyage il y a eu, et il y a, une aventure humaine.  Parfois l'on a pu se fourvoyer, en se trompant de but, et d'intention. Il en est résulté de grandes souffrances, des injustices pour de méchants motifs. 
Mais si l'on retient le bel élan initial, alors on peut mieux apprécier les dernières découvertes en archéologie, en paléographie, en épigraphie.   
Et disserter sur la citation d'Anatole France:   
"Ce n'est qu'avec le passé que l'on construit l'avenir" .       


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vendredi 13 juin 2025

Nom de lieux !

 Se pencher sur le nom d'une ville, d'un village, d'un hameau, ou de tout autre lieu, n'est pas un simple intérêt pour l'Histoire: c'est faire de la toponymie. Si l'on étudie plus précisément ces noms on va retrouver des racines latines, grecques, ou celtes. Mais comme la modification,  qui s'est effectuée au cours des siècles,  n'est, la plupart du temps, qu'un glissement de lettre , dû, souvent, à la graphie ou à la prononciation mal ouïe, il n'est pas nécessaire d'avoir de grandes connaissances dans la discipline pour suivre l'évolution de l'écriture dudit nom. Pourtant il faut souligner l'utilité et l'importance d'une certaine pratique de la paléographie. ( cf:  les travaux de l'atelier de paléographie dans l'association Litoraria ( Aimargues/ Gard) avec publication dans le bulletin associatif)
Un exemple parmi tant d'autres, celui de l'un des plus beaux villages de France: GRUISSAN 
                                                              
On rencontre fréquemment le nom d'un soldat romain, qui a laissé à la postérité le nom de son domaine, acquis, donné, lors de sa mise à la retraite. Le fameux "domaine du vétéran" (de l'armée romaine), constitué d'une villa  entourée de vignobles. Sur ce domaine, au fil des ans, s'est formée une petite agglomération, puis un village. et le nom  latin a suivi. 
Au Moyen-âge, certains de ces regroupements se sont désagrégés, ont été abandonnés, en  ne laissant que quelques ruines. D'autres hameaux se sont au contraire rassemblés pour former un lieu plus important, avec des structures urbaines : maison des Consuls, église, couvents, château... La population formait alors une authentique communauté.   
                                                 

De nombreuses abbayes ont pris le nom du lieu, souvent explicite,  où elles étaient sises. ( Fontcaude, Fontfroide,   Valmagne...)  
On constate que, pour bon nombre de lieux chrétiens, l'emplacement est situé sur celui d'un édifice païen (pour le "christianiser", et pour la présence d'une source).  Car, outre la localisation géographique, l'implantation d'un site de dévotion tenait compte de l'attribution précédente. Hélas , le XXIe siècle se montre moins regardant (regrettable affaire de la source du chemin de  Caylus  (34))  au nom de l'intérêt immobilier.                                                      
Il est évident que les grandes métropoles antiques ont survécu aux diverses épreuves de l'Histoire; invasions, guerres, mouvements de populations, changements politiques... Cela entraîna parfois une évolution du nom de la cité. (Naro, Narbo Martius, Narbonna, Narbonne).
Pour compléter la toponymie, une consultation des cartes anciennes (à partir du XV ou XVIe s.) est indispensable. On y relève des noms orthographiés selon les critères de l'époque, donc mine de renseignements précieux. Et l'on remarquera que la présence d'un petit bâti, ou d'une particularité géographique:  un pont, un moulin, une colline, un val, un étang, un lac, un cours d'eau... , peut générer un nom de lieu-dit, de hameau, de chapelle... Ainsi est-il nécessaire de consulter, et collecter  un faisceau  de renseignements issus de diverses sources pour établir une étude comparative sérieuse et documentée. En généalogie, selon le patronyme, il peut en être de même. 



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 NB: les exemples donnés, ne le sont qu'à titre indicatif, 





  

mercredi 29 avril 2015

Le Sieur du Cange


Charles  du  Fresne,  sieur du Cange, (1610-1688), grammairien, rhéteur, jurisconsulte, historien, philologue, critique,  linguiste,  homme de lettres, est un noble gentilhomme du XVIIe siècle.  Après de brillantes études ( humanités, droit) où sa facilité d'apprendre étonnait déjà, il devint avocat,  notaire, puis  trésorier de France. Le personnage  était surtout  mû par la passion de la recherche,  à vaste échelle,  en histoire et en d'autres disciplines.   Peu ou mal connu du grand public, ce savant est néanmoins, depuis des décennies, le compagnon d'étude de bon nombre d'universitaires. En effet, ses œuvres sont des documents de référence pour qui veut approfondir des connaissances en  géographie, histoire, latin, et évolution de la  langue française..
 Charles du F. du  Cange a laissé à la postérité d'importantes et utiles publications; Bien vu en cour, il a bénéficié, de son vivant, de la reconnaissance du monarque, ainsi que de celle de ses pairs. 
A sa mort, sa descendance directe (4 enfants) fut pensionnée (2000 Livres) par le roi Louis XIV.
Voir et lire : "Histoire littéraire du règne de Louis XIV " (abbé Lambert - Tome 3)
Œuvres de Voltaire (le siècle de Louis XIV -Tome II- Notes et commentaires par M. Palissot -1792) en parlant de Ch du Cange :
  "...On est effrayé de l'immensité de ses connaissances et de ses travaux. De pareils hommes méritent notre éternelle reconnaissance..."
 On a surnommé Charles du Fresne :  le "Varron françois" , pour rendre hommage à son immense  érudition, à son avidité de savoir. Même si cette expression  élogieuse fut employée à son égard, il faut rappeler que d'autres savants la portaient aussi . Notamment : Gilles  Ménage (1613-1692), Pierre Pithou de Troyes (1539-1596), Claude Favre de Vaugelas (1585-1650), Pierre de la Ramée ( Petrus Ramus) ( 1515-1572)...
Dans ce groupe d' hommes de sciences, au savoir encyclopédique, on peut ajouter G.W. Leibniz (1646-1716), fondateur de l'Académie des sciences de Berlin, séjournant à Paris de 1672 à 1676.  Le courant humaniste de la Renaissance entraînant dans son mouvement des esprits autant épris de liberté que de retour à certaines  valeurs prônées dans l'Antiquité, a persisté au-delà du XVIe siècle pour se terminer à l'aube du XXe.  Evolution des idées, réflexions sur celle de la langue : il y a toujours de quoi débattre pour des grammairiens, des philosophes. Chacun ayant, en son temps, apporté des avancées concrètes qui ont permis de structurer notre moyen d'expression oral et écrit.  Il est toujours intéressant et salutaire de se pencher sur  les carrières (mal connues) de ces hommes qui ont façonné peu à peu l'orthographe et la grammaire de la langue française.

N.B: Varron : Marcus  Terentius Varro (116- 27 av. J.C.), était un  écrivain romain ayant de vastes références culturelles. Il fut l'instigateur et l'organisateur des bibliothèques publiques de Rome. Il fut également  l'auteur de plusieurs ouvrages, dont certains ne sont, de nos jours,   que fragmentaires  : De re rustica, De lingua latina, Saturarum Menippearum libri  (les satires  Ménippées) ...
Le XXIe siècle s'enorgueillit de maîtriser  la rapidité des contacts et des communications.. Pour cela il faut en passer par bien des raccourcis, des abréviations, des à-peu-près, des anglicismes, et autres sigles,  dont l'utilisation outrancière donne lieu parfois à des  quiproquos. L'activité épistolaire s'amoindrit:  on rédige moins (en longueur de missive ),  mais paradoxalement on s'écrit davantage (par mail et textos). Est-ce pour aller à l'essentiel, pour commenter de menus faits du quotidien, pour donner son avis sur un événement ponctuel ? Le sujet fait débat, et interpelle les méthodes éducatives sur le devenir de l'oral et de l'écrit dans l'histoire des langues. Réflexion passionnante sur un thème commun à toutes les sociétés humaines, et qui suscite l'envie d'en savoir plus sur les bases initiales (savoir ce qu'est:  le bas latin, le roman, le français médiéval.... ), et sur ceux qui ont contribué à leurs assises.   


En ligne:
Ch du Cange 
http://ducange.enc.sorbonne.fr/
P. Pithou de Troyes
http://www.jschweitzer.fr/aubois-tr%C3%A8s-c%C3%A9l%C3%A8bres/pierre-pithou/
Cl. Favre de Vaugelas : "Remarques sur la Langue Françoise utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire"
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84316s

(Illustrations: photos-montages NLM)

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jeudi 12 septembre 2013

Un patrimoine qui se visite (J d P les 14 et 15 sept.2013)

Les Journées européennes du patrimoine vont encore une fois rassembler les foules autour, et dans
,les bâtiments qui, en  France, en ce 3e week-end de septembre 2013, vont ouvrir leurs portes pour les accueillir. Des millions de visiteurs l'an passé ont suivi avec intérêt les animations, les explications, proposées, in situ, par des professionnels de la Culture, ainsi que par   des bénévoles, adhérents aux associations locales. Certaines  propriétés privées, ce jour-là,  acceptent également de jouer le jeu, en rendant accessible une partie de l'édifice. L'Histoire, attire de plus en plus de curieux et d'amateurs. On se penche sur les siècles passés, à travers l'architecture, les lieux, les musées .. comme sur des livres grandeur 3D, ou sur un site de tournage de film en costume .. L'histoire donc,  intéresse,  autant qu'elle fait rêver, même si ce ne sont pas toujours des contes pour enfants,  avec Princesse et Prince Charmant , ayant une existence heureuse. Les conflits, les batailles, le partage lors des  successions, le temps et son usure, ont fait bien des ravages sur les pierres assemblées, sur les sculptures et les décors. Conserver, préserver,  transmettre, expliquer, défendre,
consolider, restaurer, reconstruire... :autant de verbes pour autant d'actions qui sont les missions  essentielles du patrimoine. Chaque village, chaque ville, a une histoire, donc un  patrimoine. Et, si mince soit-il, il constitue l'occasion de s'y pencher dessus, de l'étudier, et de voir ce qui peut être fait pour en tirer partie, tout  en le conservant. La protection la plus connue étant l'inscription aux M.H. ( liste des monuments historiques). Mais avant cela , il y a : état des lieux, évaluation des travaux éventuels, recherches de budget, constitution d'un dossier(photos, textes, mesures, .. ) pour l'attribution d'une subvention. Long et fastidieux parcours, passant par les conseils régionaux et généraux, certes , mais, en premier lieu, par la commune et les élus..  On constate à travers la mise en valeur d'un patrimoine, l'implication d'une municipalité.. Le citoyen lambda est,  actuellement,  plus informé, et motivé. que dans les siècles précédents.  Sans connaître les méandres administratifs générés par la restauration d'une bâtisse en détresse, il peut lui aussi s'investir personnellement, par l'entremise d'une association,  à la démarche.
Pour connaître les lieux ouverts à la visite lors de ces journées exceptionnelles de découvertes et de
visites, rdv sur les sites internet ciblés. Chaque région a participé au grand agenda national qui répertorie  les actions et les monuments.
Si l'organisation générale est à l'échelle européenne, d'un pays à l'autre les dates diffèrent. Ainsi, en Allemagne, c'est le 8 septembre qui a été retenu cette année.
Durban(Corbières)
On peut donc déambuler, visiter, découvrir, mais également écouter, puisque de nombreuses cités proposent des conférences sur un thème choisi, en rapport avec leur histoire respective . Événement marquant, personnage célèbre, construction d'un monument,... les sujets sont nombreux et variés. Les activités et animations, avec, souvent,  des  intervenants en costumes ( médiévaux , Renaissance..) sont accessibles à tous petits et grands. Une belle occasion,  pour les
enfants, d'avoir une leçon d'histoire "in live" , grandeur nature, et pour les adultes de prendre conscience, à la fois, de la fragilité  et de l'importance, de ces témoins du passé,  n'ayant pas "un coeur de pierre ",  car ils portent des  souvenirs inscrits, qu'ils livrent volontiers,  à qui veut bien s'y intéresser ..

http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/

Freelance Writer
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