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mardi 17 juin 2025

Expos internationales, international exhibitions,

 De l'Art à voir, pour découvrir le travail des artistes contemporains , s'intéresser à la création actuelle, ou revisiter les classiques. A l'heure où la fenêtre sur l'avenir laisse entrevoir une ère robotisée, et sous l'emprise de l'IA, n'est-il pas bon de découvrir ce que l'humain est capable de mettre en oeuvre pour concrétiser ses talents artistiques?  Dans les grandes métropoles la période estivale est propice  aux propositions d'expositions de grande envergure. 
Quelques sites, quelques pistes... : 
En Europe/
PARIS ( France) 
FRANKFURT ...und mehr (Deutschland)
ROMA ( Italia) 
MADRID ( España)
                                                           
A l'occasion des déplacements lors des vacances estivales, outre les bains de mer, le farniente, la rando, les moments familiaux, c'est également l'opportunité de fréquenter les musées ( climatisés) pour booster ses connaissances en Art, ou les initier. Peinture, sculpture, concerts, le choix est vaste et les disciplines sont nombreuses. Et ce n'est guère étonnant que le pic des fréquentations des lieux culturels atteigne son paroxysme entre juin et septembre. 
                                                       
Illustration: montage/
"De Dürer à Van Gogh ": A. Dürer, Munch, S. Dali, P. Picasso, S. Botticelli, G. Klimt, V. Van Gogh

Une réflexion émerge de l'organisation de ces manifestations: le financement. Entre crédits, subventions de fonctionnement, engagement de l'état, participation associative...: c'est toujours une question de budget. L'Art, la Culture, sont-ils des sources de rapport ? Quelle part leur accorder dans un planning financier toujours aussi délicat à équilibrer ? Combien peut-on investir dans des  créations qui vont participer au renom d'un pays? Comment valoriser des expositions par l'information (la publicité) auprès du grand public ? 
Depuis longtemps ces questions font débat. Médiatisées, elles en concernent les acteurs directs et un auditoire qui s'élargit d'année en année. A présent on peut  "suivre" une oeuvre, comme l'on suit le parcours d'un artiste. Depuis sa création, sa publication, en passant par les acquisitions successives, les participations aux expositions, les ventes et rachats, outre le prix, la vie d'une oeuvre peut parfois se révéler digne d'un roman. 
S'intéresser à l'Art est alors plus que la simple contemplation. 


Free lance Writer
Culture   Art   Patrimoine







jeudi 30 mai 2024

Dann in blue

 L'exposition des oeuvres du peintre Dann à Aigues-Mortes, est l'un des événements artistiques de ce mois de mai 2024, en petite Camargue. En effet, dans la superbe chapelle des Capucins,  lieu dévolu aux accrochages de toiles et installations de sculptures, l'artiste propose une belle déclinaison de  teintes autour de la couleur bleu. La mer, coléreuse, ou calme, s'y confond avec les nues, orageuses ou apaisées. 

Du bleu de Prusse, sa couleur de prédilection, il fait une réelle invention de tous les possibles: adaptation, extension, teinte dominante, ou partagée. La mise en espace des diverses toiles apporte aussi bien un apaisement,   qu' une invitation au parcours. La curiosité du spectateur mise en éveil, le peintre, à travers sa production,  le sollicite pour aller de l'avant, mais aussi pour s'attarder devant un tableau de son choix, afin d'en  approfondir la symbolique, le sens caché, ou celui que chacun veut bien lui attribuer. Car l'imaginaire est suggéré, tel un pas vers un paysage intérieur. Bien plus que le plaisir visuel, les cimaises offrent  une réalité chromatique pour alimenter le besoin du beau qui est en tout être. Jusqu'au 9 juin 2024, on peut aller s'immerger dans le monde pictural  de Dann.  


Pour en savoir plus/
Le site de l'artiste :

Free lance Writer
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mardi 14 mai 2024

Zadie Xa, artiste contemporaine

 L'artiste qui expose propose au public une entrée dans son monde. On accepte, et adhère à  cette invitation ou pas. Question de feeling, de goût personnel, et parfois de  connexion à l'époque ...  
 
L'artiste Zadie Xa,,  femme à l'élégante silhouette, évoque volontiers ses influences : l'attachement aux racines parentales, la créativité, l'imaginaire débordant, l'attraction envers une palette riche, et haute en teintes nuancées, en formes géométriques, ou souples.                                           
Si l'on décèle maintes influences, ou évocations, dans les œuvres de Zadie Xa ( Ieronimus Bosch, S. Dali, Vasarely...), on repère néanmoins très rapidement l'affirmation d'un style propre, inventif, jubilatoire, multidisciplinaire, décliné en plusieurs techniques: peinture, tissu, sculpture..
L'ensemble de la production est doté d'une intéressante richesse d'expressions. A tel point que des thèmes éclectiques en émergent aisément: la flore, la faune ( un réel bestiaire), l' univers végétal sous forme de décor, les personnages fantastiques...  L'univers des Contes n'est pas loin. 
Et, telle une mise en abîme, dans chacun des thèmes, on perçoit encore des subdivisions. Beaux sujets d'étude pour un cursus en histoire de l'Art !Il est donc utile d'écouter et de voir Zadie Xa s'exprimer sur son ressenti et sa maîtrise du dessin, de l'exécution artistique de son inspiration. La relation lucide et raisonnée à l'espace apporte à chaque exposition l'occasion d'accrochages sensés et optimisés. 
Se défaire d'un carcan classique en optant pour un changement de lignes et de codes est un exercice risqué. Il est ici parfaitement réussi, parce qu'appuyé sur un raisonnement sensé teinté de modernisme assumé (et non forcé) ce qui permet à  Zadie Xa de s'inscrire dans les courants d'art contemporain avec un succès affirmé, croissant, durable.
 
A voir sur le Net:
- La (re)création du  Lady Dior bag
- Préparation de l'exposition au  Space K Seoul:
 https://www.youtube.com/watch?v=4iIWqfNMNB4
- Les interviews pré-expositions (2023 et autres)
site Thaddaeus Ropac
 
 
 
Free lance Writer
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vendredi 16 février 2024

Mondrian Piet : peinture et Haute Couture

 Rares sont les artistes au style stable et linéaire. Par définition chacun a plusieurs vies dans une vie, donc des styles , des périodes qui se succèdent et évoluent... .Par la richesse des influences, des inspirations, la production reflète un parcours en mutation constante chez certains artistes. Alors que d'autres s'en tiendront à un modus faciendi stable,  mais sensible aux recherches de perfection. 

première période
                                                

                                               






2e période
                                            
Lorsque le couturier Yves Saint Laurent choisit de faire vivre les couleurs et les formes des oeuvres d'un peintre, c'est la production de Piet Mondrian qui, avec 5 couleurs (rouge, bleu, jaune,  blanc, noir) égaiera les défilés de mode automne/hiver de l'année 1965. Ce style passe à la postérité et  ouvre la voie pour d'autres adaptations interculturelles. L'art se décline sur l'humain par la peinture qui  rejoint la Haute Couture. 

3e période
Depuis les silhouettes d'arbres, les paysages et les portraits, aux formes géométriques de couleurs primaires (bleu, jaune, rouge) éclatantes soulignées de noir (mouvement "De Stijl"- fondé en 1917) ),  en passant par les premières figurations cubistes aux couleurs pastels, le cheminement a suivi la chronologie de son temps.  
Le cubisme et l'art abstrait se sont affranchis des codes classiques que la modernité réprouvait. En voulant faire éclater ce qui était subi comme un carcan, il a néanmoins fallu l'accepter comme référence de base. En effet, les grands peintres du XXe siècle  (Dali, Picasso, Mondrian... ) sont passés par des périodes classiques,  puis de transition,  avant de trouver un style personnel déstructuré, qui a fait toute l'originalité de leurs créations respectives. La reconnaissance du public, venant après un temps d'adaptation, et d'initiation,  a suivi cette mouvance, qui a gagné toutes les disciplines artistiques: de la musique à la danse, de l'architecture à la littérature.  
En ce mois de février de l'année 2024,  on commémore les 80 ans de la disparition du peintre néerlandais:  Piet MONDRIAN. 
Diverses animations sont proposées: 
- Bordeaux / Les bassins des lumières
- Emission sur Arte ( à voir ou revoir en replay) : Sauver Mondrian (art-critique.com)
- Les Baux de Provence/ exposition jusqu'au 14 avril 2024: "Mondrian l'architecte des couleurs" 
(Carrières des lumières)
- Paris (jusqu'au 24 février 2024)  "Side step Boogie-Woogie" (galerie Les filles du calvaire) 
- Amsterdam : Stedelijk Museum


Tribute to Mondrian - Renny Tyde (2024-©)

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dimanche 20 août 2023

Gregory Watin : du relief dans l'expression

  

La cité labellisée (Architecture du XXe siècle) ne se lasse pas des créations des artistes contemporains . Toujours fidèle à sa démarche, et à son identité, la ville Languedocienne multiplie avec succès  les invitations d'artistes actuels. En cet été 2023, La Grande Motte s'est donc immergée dans les productions remarquables de Grégory Watin.              


Un graphisme résolument expressif, des références au milieu urbain, des formes entrelacées, un discours à travers les lignes...: le monde de l'artiste ne laisse pas indifférent. C'est un appel au visiteur. On est à la fois convié et interpellé par la représentation et la présentation.  Les œuvres sont en arrière- plan tandis que sur la surface du tableau une grand plaque de plexiglas est maintenue à quelques centimètres par de longues vis . Effet de relief garanti. Mais le miroir n'en est pas un, c'est un support expressif qui donne un complément de sens à la toile initiale: un monde dans un monde pour une lecture plus dense, plus riche. Happé par la figuration, le spectateur est projeté dans une œuvre en abîme. 

                                                         


 City life, immersions urbaines annonce la déambulation dès son titre. La ville:  son esprit, son ambiance, ses bruits caractéristiques, son mouvement quasi perpétuel qui donne un quotidien actif, parfois désabusé, mais toujours en adéquation avec son temps, voilà la vraie toile de fond de l'ensemble de la  production. Si le foisonnement transparaît dans les œuvres de l'artiste c'est volontaire, afin de traduire l'action même dans un support inerte. Le peintre donne à voir et à ressentir . 

                                            


photos et montages: N-L. M. (8-2023) ©


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mercredi 5 avril 2023

Peindre l'âme au féminin: Martine Taillant

 

Martine Taillant est une artiste peintre qui se laisse guider par son instinct créatif. Très à l'écoute de son propre ressenti, elle parle de son travail avec enthousiasme et conviction.  Consciente de la nécessité de faire évoluer son style, c'est avec modestie,  et honnêteté, qu'elle "lit" ses toiles à qui veut bien l'écouter. La narration peut se faire aussi en dialogue. Alors, à travers les impressions échangées, émerge l'interprétation d'un geste, la présence  d'un accessoire, l'étrangeté d'une posture,  qui peuvent étonner l'artiste elle-même. Les regards croisés sont toujours générateurs de découvertes. supplémentaires.  C'est pourquoi on ne redira jamais assez l'importance des rencontres du public avec l'artiste (que celui-ci soit plasticien, musicien, écrivain...) 

A travers les œuvres exposées à la Poudrerie de Narbonne, Martine Taillant décline l'image de la femme en périodes chronologiques selon les inspirations du moment : 
celle 
- des visages géométriques, aux lignes soulignées de noir
- des visages entourés d'une abondante chevelure,  rayonnant sur la toile
- du corps qui apparaît , qui se révèle, peu à peu
- des personnages vus de dos, en postures symboliques. 
Chaque figuration est une nouvelle histoire, une part de soi dévoilée, un acte emblématique dont la signification appartient d'abord à la plasticienne, puis au public qui va apporter son propre ressenti.
                                         
La couleur éclate. Si elle est porteuse de sens, elle est également déclic  émotionnel.  Les contours adoucis ne leurrent pas sur la force expressive. Le message est omniprésent,  et se laisse déchiffrer selon l'interprétation que chacun voudra lui donner.
 
 
 
 
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mardi 8 novembre 2022

Pierre SOULAGES: full black, la monochromie et plus

Pierre Soulages: artiste majeur contemporain a quitté ce monde en cette fin d'année 2022. Si l'homme est parti vers d'autres sphères, l'artiste laisse une empreinte ancrée définitivement dans le panthéon de ses pairs, où il occupe la place qui lui revient de droit.  Créateur d' une production importante, il lègue  des questions que les puristes tatillons, oubliant que l'art est avant tout une émotion,   n'en finissent pas de se poser:
Le noir est-il une couleur ? -
Le noir est-il une absence de couleur ? 
L'outre-noir est-il la preuve  de l'existence de cette  couleur ?
Noir: Se dit de la couleur la plus foncée, due à l'absence ou à l'absorption totale des rayons lumineux
                               
 Décliner une couleur, non comme telle, mais  comme une authentique matière, est un défi que peu de plasticiens ont su, et pu, relever.  Des courants de protestations, initiés par ceux de l'incompréhension, n'ont pas réussi à freiner l'élan créateur de l'artiste ruthénois. Faire d'une couleur une source de lumière par l'utilisation inventive des outils, est un réel tour de force résultant de nombreuses heures de recherches, d'essais, de travaux pratiques. Bousculer les codes afin d'innover dans le classicisme, c'est peut-être cela le génie de Pierre Soulages.     Durant plus d'un siècle d'existence (1919-2022) Pierre Soulages a produit des centaines de toiles. L'observateur qui n'en considèrerait  qu'une partie serait hautement  restrictif, et ignorant. Car ce serait une grossière erreur de ne voir  l'univers du peintre, à travers un  prisme réducteur,  uniquement comme  une sombre  interprétation fastidieuse de la monochromie.  P. Soulages ne se répète pas, il décline, il interprète, il innove.
                                                            
Quand seul le nom suffit: On oublie le prénom pour ne désigner l'homme que par son patronyme. Comme l'on dit :  Cocteau, Molière, Picasso,  Hugo, Lamartine, Musset, Bach, Mozart, Shakespeare... on dit : Soulages. 
Les ateliers :Paris et  Sète
Languedocien d'origine, l'artiste s'est affranchi de la tentation d'un certain  parisianisme que sa dimension internationale aurait pu installer définitivement dans son parcours. C'est donc un 2e pôle créatif qu'il affectionnait avec son atelier Sétois.
P. Soulages peint:
Au sujet de l'exposition au Louvre (2019):
A y regarder de près, en prenant paradoxalement du recul :
Quelle est donc la bonne distance pour apprécier un tableau ?  
Toutes les œuvres picturales se regardent-elles à la même distance?  
("Le cri" de Munch, "La Joconde" de Vinci;"Les tournesols "de Van Gogh...) 
L'observation de la fréquentation des musées et des galeries en dit long sur le sujet. Certes les cours d'histoire de l'art peuvent induire quelques pistes et des théories pour mieux comprendre et lire des toiles parfois hermétiques, peu conventionnelles. Or, outre l'éducation, l'initiation, le visiteur a le droit et le devoir de laisser parler sa propre  sensation émotionnelle, celle qui ressemble au "coup de cœur"  , aimant sans trop savoir dire pourquoi. Mais  il existe également de nombreuses parutions qui aident le candide à circuler dans les méandres parfois sinueux et complexes du monde de l'Art (Expositions, salles des ventes, ..) .

 A lire sur ce même blog, l'article paru le 6-6-2014 :
 
 Quand la couleur noire est choisie, comme tenue de scène, comme signature, par les artistes de variétés :
Juliette Greco, Barbara... (les dames en noir )
 
Si d'aucuns ont parfois  raillé (car peu compris) son choix de la monochromie, les louanges, les récompenses, et l'intérêt suscité,  n'ont pas manqué tout au long de la carrière de P. Soulages.  L'homme a posé son regard, lucide et curieux, sur une époque en mutation. Il a traduit, et magnifié, certaines de ses interrogations (métaphysiques, mystiques, existentielles...), tout en les partageant avec un public avisé, admirateur, et reconnaissant, pour la performance créatrice
 
Free lance Writer 
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samedi 20 août 2022

Pierre- Marie Brisson : peintre, graveur... rêveur

  Peindre et créer: quand le geste devient une évidence ...              

 Les formes des modes animal et végétal ont inspiré l'artiste  qui, selon le titre générique de l'exposition grand-mottoise (depuis le 29-6- et jusqu'au 28-8-2022), se situe "entre ciel et mer" . Un foisonnement de silhouettes, une explosion de dégradés de teintes, des coulures qui donnent du volume tout en permettant à la lumière de s'accrocher, s'offrent au regard  curieux du visiteur.  Car, certes, si l'on peut se contenter de discourir oralement sur les œuvres,  l'on passera néanmoins à côté de la démarche essentielle : la visite in situ. 
Se déplacer pour aller à la rencontre de la production d'un  artiste est un projet concret, né d'une intention qui dépasse le convenu et la tendance.  On vient voir, mais l'on se laisse happer, surprendre, étonner, et pourquoi pas: émerveiller. 
Des titres, de toiles, aussi  évocateurs que poétiques: Les étoiles amoureuses, Les eaux douces, Espoir, Aquarium, Tout le ciel est nécessaire.... 
 
 A l'espace Michèle Goalard, le volume de la pièce autorise les grands formats . Et l'on n'est point déçu par le rendu de l'accrochage. En se positionnant  au centre  de ce lieu on obtient une vision circulaire optimale qui permet d'apprécier l'ensemble des œuvres proposées. Un ballet floral s'offre à la perspective, quelques formes animales émergent de flots bleu-vert. Un vol de papillons, une ronde de poulpes, un bouquet en couronne,  et l'on passe de contrastes en opposition: négatif/positif dans une multitude de variations inattendues.
                                                           
 
Posés çà et là sur les colonnettes,  les commentaires encadrés ( tous de belles signatures!)  sont laudatifs, mais judicieux, et  riches de renseignements. Les catalogues retracent un parcours international, varié, éclectique, toujours en recherche de créativité inventive dans l'expression picturale.
Une renommée mondiale récoltée au fil des participations :
Allemagne, USA, France (Belfort, Paris...), Japon, Italie....
Pour voir l'artiste se jouer de la matière  et découvrir d'autres œuvres, s'informer de son actualité....:



Free lance Writer 
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(photos: C.V. -montages N-L. M.)








samedi 16 juillet 2022

Georg Baselitz: la tête à l'envers!

 Se jouer des couleurs, des formes,  des matières,  pour laisser la créativité  s'exprimer, relève toujours d'un enjeu  L'artiste cherche constamment à  relever ce noble défi.  L'envergure et le succès ne sont pas forcément immédiatement au rendez-vous. Mais lorsqu'il réussit à évoluer sur la plateforme internationale, l'artiste se dépasse, il côtoie le génie, il rallie les suffrages des critiques et des amateurs d'art.                                  

Georg Baselitz artiste peintre, sculpteur, né en 1938, représentatif du style néo-expressionniste, est également graveur, dessinateur. Transmetteur de savoir en tant que professeur émérite (Université des Arts à Berlin), il est internationalement connu pour présenter une particularité dans sa production: des personnages renversants, parce que "renversés" tête en bas. L'artiste est un homme de son siècle ( le XXe ), sensible aux courants nouveaux revendiqués. Et cette imprégnation s'est poursuivie dans l’œuvre exécutée lors des décennies suivantes, au XXIe s., de "La grande nuit foutue" à "Drei Köpfe mit Schnecke"
Des rétrospectives internationales jalonnent son parcours:
1996:Paris /Musée d'Art Moderne
2000: autour de Marcel Duchamp
2007: London / Royal Academy of Arts
2013-2014: Paris   et Tourcoing, Musée des beaux- Arts /exposition avec Eugène Leroy
2017: Paris/Grand palais de Paris ( centenaire Rodin) 
A lire: 
                                                        
La tête à l'envers (style dit :"haut-en-bas") /
Particularité  de l'expression : les personnages "antipodiques" ( au sens médiéval)  L'artiste propose une vision assez personnelle de la perception du monde et des individus. Certes ce peut être une approche déroutante pour le spectateur candide, mais en entrant dans le monde de la  symbolique et du représentatif à contre-courant, on est invité au partage, à l'interrogation, à la projection de situations où chacun peut trouver sa version interprétative.  Haute en couleurs la production de Georg Baselitz est constituée,  en grande partie, de silhouettes anthropomorphes, souvent en mouvement. Les sculptures reprennent le thème en lui conférant un volume qui pourrait s'apparenter à l'art brut . 
Si l'on s'attache au regard des divers sujets représentés, on note une dimension   nettement scrutatrice, étonnée, et insistante. 
 Des questions émergent :
- Face au tableau : qui regarde qui ? 
- Faut-il retourner l’œuvre  afin de mieux la voir et la comprendre ? 
- Pourquoi ce choix de présentation, en peinture et non en sculpture, ou en dessin ? 
                                       


Free Lance Writer 
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mardi 10 avril 2018

Kinderspiele, Children games, jeux d'enfants,

Jeux d'enfants- P.Brueghel l'ancien- 1560-
Les  rêves, l'imaginaire, l'innocence, l'insouciance, les jeux,  devraient toujours faire partie du quotidien de l'enfance. Même si c'est un souhait idéaliste, on se plaît à croire que les adultes font le maximum pour le concrétiser... La réalité, hélas,  est, trop souvent,  toute autre.
Au cours des siècles, les peintres ont cherché à saisir ces merveilleux moments de jeux enfantins.
Bruegel l'Ancien, Picasso, Renoir... ont su ainsi  capter des regards, des attitudes, pour les transcrire et les fixer sur la toile, conférant  à leurs tableaux toute la grâce enfantine, toute l'attention sérieuse  non feinte que, seul, un bambin peut mettre à une activité ludique. Attentif, discret, sans voyeurisme, l'artiste se fait alors simple  témoin d'instants très précieux parce qu'éphémères.
Ces diverses figurations se déclinent en maints domaines , de l'étude appliquée (lecture, musique) aux jeux les plus actifs (ballon, jeu de mise en situation,  ou de mimétisme ) 
Jeux d'adresse : Les quilles, le tir, la balle, les billes, le saut à la corde... (cf : les tableaux du peintre André Henri Dargelas: 1828-1906) Quelques-uns de ces jeux ont fait la joie des cours de récréation des XIXe et XXe s.
http://www.peintres-ecouen.com/andre-henri-dargelas/
Equilibre, sport:  Le ballon, la bicyclette, les patins, le cerceau, la balançoire... Parfois par le simple langage, le jeu se met en place lorsque l'enfant commence à maîtriser les situations de "rôles". Mais l'objet transfert (ou support d'activité) est plus volontiers utilisé  par les tout-petits qui ont besoin de manipuler pour adopter la contenance  propre à l'activité choisie.
Travestissement: Se déguiser, mimer, chanter... Changer de statut, évoquer des célébrités, "habiter" , incarner un personnage historique sont des occupations très prisées par les enfants. Le temps du Carnaval n'est pas la seule période où ces pratiques se réalisent.  Dans les romans, on lit fréquemment des pages consacrées à ces
séances de découvertes de "malles du grenier", avec un coffre béant sur un flot de vieux vêtements, et d'accessoires, qui  transforment une après-midi pluvieuse en un moment d'enchantement stimulant l'imaginaire. Alors, pour un  instant, on joue les princesses de contes de fées dans les fripes de grand-mère, et les valeureux chevaliers dans les hardes un peu mitées du grand-père....
Mimétisme (les adultes) : la poupée, la marchande, la dînette , les petites voitures, les bateaux, l'école... L'enfant aime se projeter, par jeu, dans le monde des adultes. Si l'imitation est parfois teintée d'admiration, elle est néanmoins empreinte d'une authentique gravité se reflétant dans des gestes qui se veulent adaptés à la situation. 
Attention, Observation : cache-cache, travaux manuels...
Animaux: Les animaux domestiques sont souvent des compagnons de jeux pour les enfants (parfois aussi des souffre-douleurs). Transferts affectifs, distractions, confidents, ils suivent le rythme quotidien de la maisonnée , mais partagent aussi les repas, les peines, les joies, les câlins, et même, interlocuteurs obligés:  les conversations.  
Musique : Cet art nécessite de nombreuses compétences : application, étude, concentration, maîtrise gestuelle, mémorisation, discipline... Certains  enfants parviennent certes à y exceller ("on joue de la musique" ), mais d'autres peuvent  y trouver également matière à perdre patience et n'en plus supporter les contraintes. 

Du XVIe au XXe siècle, le thème  des enfants dans la peinture  a rencontré un certain  succès. Souvent représentés accompagnant leurs parents, les enfants ont aussi été le sujet de portraits individuels aussi  posés qu'académiques. Cela correspondait à un courant de mode, et à une nécessité familiale.  Mais quelques artistes ont cependant choisi une représentation plus naturelle et plus proche de l'univers quotidien de l'enfant : le jeu. Ces toiles ont ainsi laissé à la postérité de très  touchantes scènes, dont le réalisme ne peut laisser indifférent.
 
En musique :
Robert Schumann: Kinderszene (1838)-13 pièces de l'op. 15-
https://www.youtube.com/watch?v=Pm5FiRfFhZ0
 Georges Bizet: Jeux d'enfants (1871)
https://www.youtube.com/watch?v=chuL2QCKELg&t=14s
Claude Debussy: Children's corner (1908)
https://www.youtube.com/watch?v=ozisMKGGkB8



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