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vendredi 13 octobre 2023

Mouss: painter, peintre, Maler, pittore...

 

 Entrer dans l'univers d'un artiste est toujours un moment d'émotion.  On découvre, certes, des œuvres, mais surtout  l'on découvre l'humain. Une œuvre, quelle qu'elle soit,  est une sorte d'aboutissement, un langage, un partage. Elle résulte souvent d'un impact de vie ( événement heureux ou tragique) ou d'un choc sensitif (auditif ou visuel). Cependant il faut traduire avant de partager afin de donner corps à ce que l'on veut donner à voir ou à entendre. 

Mouss est tout entier dans son discours lorsqu'on évoque, avec lui, son parcours, son travail, ses aspirations, ses projets. Ainsi,   il reconnaît volontiers l'omniprésence et la puissance du son dans l'inspiration qui le conduit jusqu'à la production en art plastique. La musique est, pour lui, plus qu'une référence. IL fait aussi allusion à l'amitié. Il a cette reconnaissance pour ceux, dont il a croisé la destinée, qui lui ont accordé cet essentiel échange qui fait la richesse relationnelle de toute vie sociale.                                                            

Alors, dans cet espace d'exposition grand-mottois (depuis le 7 et jusqu'au 22-10-2023), on déambule,  on regarde, on croise ses propres références avec ce qui est proposé en cimaises: de l'impressionnisme, du cubisme, de l'abstrait, du surréalisme... et l'on constate que les influences sont multiples. Il en est de même pour les techniques et les supports. le tissu, la teinture, la présentation en kakémono, en toile traditionnelle. 

Si les titres sont absents c'est afin de laisser place à l'imagination du visiteur, qui, libre de son interprétation, peut projeter sa propre vision du tableau.  Des abysses océanes à l'œil scrutateur, en passant par  l'hommage à la mère, à la femme, on plonge dans diverses évocations dont l'évidence fait sens. 

Voir le site de l'artiste: www.mouss-art.book.fr 

  (Photos et photo-montages: N-L. M. )                                        


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dimanche 20 août 2023

Gregory Watin : du relief dans l'expression

  

La cité labellisée (Architecture du XXe siècle) ne se lasse pas des créations des artistes contemporains . Toujours fidèle à sa démarche, et à son identité, la ville Languedocienne multiplie avec succès  les invitations d'artistes actuels. En cet été 2023, La Grande Motte s'est donc immergée dans les productions remarquables de Grégory Watin.              


Un graphisme résolument expressif, des références au milieu urbain, des formes entrelacées, un discours à travers les lignes...: le monde de l'artiste ne laisse pas indifférent. C'est un appel au visiteur. On est à la fois convié et interpellé par la représentation et la présentation.  Les œuvres sont en arrière- plan tandis que sur la surface du tableau une grand plaque de plexiglas est maintenue à quelques centimètres par de longues vis . Effet de relief garanti. Mais le miroir n'en est pas un, c'est un support expressif qui donne un complément de sens à la toile initiale: un monde dans un monde pour une lecture plus dense, plus riche. Happé par la figuration, le spectateur est projeté dans une œuvre en abîme. 

                                                         


 City life, immersions urbaines annonce la déambulation dès son titre. La ville:  son esprit, son ambiance, ses bruits caractéristiques, son mouvement quasi perpétuel qui donne un quotidien actif, parfois désabusé, mais toujours en adéquation avec son temps, voilà la vraie toile de fond de l'ensemble de la  production. Si le foisonnement transparaît dans les œuvres de l'artiste c'est volontaire, afin de traduire l'action même dans un support inerte. Le peintre donne à voir et à ressentir . 

                                            


photos et montages: N-L. M. (8-2023) ©


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mardi 25 février 2020

Expos: en solo ou en collectif ?

Etre artiste c'est s'exposer au regard des autres. S'exposer soi-même personnellement ou  à travers sa production. Que l'on soit débutant ou confirmé il existe  toujours  un challenge  que certains, à juste titre,  perçoivent comme un risque, et puis ce questionnement légitime : 
cela va-t-il plaire, ou non,  au public, à la critique ?
Le parcours  débute inévitablement par la "première fois" : moment crucial et intimidant qui sera suivi (dans la majorité des cas) par bien d'autres,  ce qui constituera une carrière. Puis viendra le moment où le succès fera que l'on se produira en solo, car le nom, seul, suffira alors  à  évoquer une prestation (une œuvre) et fera se déplacer  le public. 
Mais si, pour quelques élus célèbres cela se limite à ce genre, pour d'autres l'alternance d'expositions en solo et en collectif permet une continuité efficace et plus assurée. 
Ce qui est vrai pour tous les arts  l'est encore plus particulièrement pour les arts plastiques, dans les galeries, les salons, les biennales...
Maintes villes proposent des rencontres avec des  productions dans les musées. D'autres se spécialisent dans des manifestations ponctuelles (à thème) ou récurrentes. 
                  *    *                          *    *                            *    *                         *     *  
                                                                   
Au rendez-vous de l'Art :
La Grande Motte: - du 22 février au 8 mars - 
En 2020, à la charnière du mois de février et de celui de mars, la ville ouvre les portes de l'espace Michèle Goalard (Capitainerie)  aux artistes plasticiens  contemporains locaux. 
 C'est une occasion  de plus pour attester que le niveau de la manifestation habituelle se bonifie avec le temps. 
L'ensemble est harmonieusement équilibré,   à la fois cohérent et éclectique. Les techniques employées, les sujets évoqués,  et les supports présents  réservent de bonnes surprises,  tant pour le connaisseur, que pour le néophyte. Le thème collectif fait appel au dépaysement par le goût du voyage, suggéré, suscité, concrétisé à travers des toiles, des acryliques, des sculptures. Formes  hyperréalistes, ou ombres estompées, attirent et retiennent le regard, provoquent la réflexion  et l'envie de poursuivre la quête émotionnelle.

Liste des exposants
Philippe Sivan, Corinne Jeanjean, Gilles Daguzan, Estelle Barbet, Nathalie Junis, Bernard Desoutter, Ute Michel, Alain Marie , Catherine Cannat, Marie-Paule Pigière, Marielle Izern 
Pour en savoir plus :
- site facebook : les artistes grand-mottois 

  voir aussi les sites personnels des artistes.


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(photos et montages: N-L. M.)

vendredi 29 novembre 2019

Plastic Blues


 La matière plastique, héritage du XXe siècle,  a transformé le confort de la vie humaine.  Résidus difficilement dégradables, on a cependant beaucoup  de mal à s'en débarrasser. Certains plasticiens  ont pris le contrepied culturel du problème en les transformant en œuvres d'art. Parmi eux l'on peut
citer :
Mandy   Barker 
https://www.mandy-barker.com/work
John Dahlsen,
 https://oceanic.global/john-dahlsen-2/
https://www.youtube.com/watch?v=DfVi01FZD5I
Alejandro Duran 
https://www.endemico.org/medioambiente-es-cultura/alejandro-duran-y-la-transformacion-del-paisaje/
 Mbongeni Buthelezi
https://www.youtube.com/watch?v=xnRXuHtYXPg
                                                                     

De l'utilité à la nuisance:  généralement vidés de leur contenu,  les récipients et emballages (dont le plastique alimentaire) ne sont pas conservés. Ils sont alors jetés (en poubelles, en conteneurs,...) pour une récupération maîtrisée.  Mais, hélas, trop souvent c'est abandonné  n'importe où ( voies, chaussées, trottoirs, rivages, jardins publics, champs, cours d'eau, déchetteries et décharges sauvages..). L'air  en disperse une grande quantité. Mais les divers vents et courants les font s'agglutiner provoquant ainsi des amas polluants  aussi peu hygiéniques qu'esthétiques.
"Vortex de déchets, gyre subtropical, soupe de plastique, 7e continent, continent de plastique.... ": quelle que soit l'appellation, ses chiffres (surface,épaisseur, extension, localisations,vitesse de  mobilité ...)  sont impressionnants. Des réflexions, des actions, à partir de constats et issus de volontés d'interventions, émergent de maints coins du globe, donnant lieu à des  vidéos, des textes, des ouvrages pour informer, alerter, éduquer... le citoyen afin qu'il devienne écoresponsable.
https://www.youtube.com/watch?v=C1b82uX08wU
https://papersmart.unon.org/resolution/uploads/unep_aheg_2018_inf3_summary_assessment_fr.pdf 
http://www.septiemecontinent.com/ 
Des ouvrages ( pour les petits et pour les grands
Il est clairement indiqué, dans toutes ces productions,  l'impact désastreux sur la faune, et la flore. 
Des Gobies, des baleines, des poissons-poubelles,  en métal, sont installés à Bruges, à la Grande Motte , en Bretagne, au Sénégal,  et ailleurs pour récupérer avec art et pédagogie ludique les déchets de plage.
                                                         
 Cela constitue un peu d'espoir de changement de comportement, de consommateur irresponsable, dans ce "plastic blues" , qui ternit l'environnement actuel et futur de la planète.


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vendredi 29 mai 2015

Couleurs et formes s'exposent en Languedoc



Le traditionnel salon du printemps Grand-Mottois:  Pyramid'Arts , a encore une fois tenu ses promesses , en ce début de mois de mai 2015, en réunissant un public passionné,   des artistes et leurs œuvres .  Les deux invités d'honneur  : David Jamin et Alain Laborde ont donné le ton parmi la cinquantaine d'exposants. Si l'on a pu y retrouver des fidèles, confirmés, qui participent depuis des années à ces manifestations culturelles  (J-P. Argillier, Jérôme Dufaud...), on a remarqué quelques talents nouveaux aux productions originales.
Gom's :  Une déclinaison de disques (Pi) en grès   ..comme autant de  références aux  très anciennes figurations : celui de Nebra ou de Phaïstos, que l'artiste ne renie pas . Guidée par l'inspiration et sa préférence pour la forme discoïdale, elle joint à la technique de la matière une façon bien particulière d’estomper  les couleurs dans les ocres chauds, les bruns profonds et les verts patinés. Les reliefs, les inscriptions en creux,  parfois volontairement minimalistes mais essentiels, sont explicites. Astres stylisés, bordures de circonférences modelées : le rendu est étonnant car il allie la réminiscence de l'Antique à la modernité de la création. Et cette double qualification autorise la présence de l'objet autant dans un décor domestique moderne que dans un intérieur classique. .
Pour en découvrir davantage
http://goms5.blogspot.fr/
Sébastien Woznica : Arborisculpteur, maître en forme végétale du métal. Des arbres en petits formats, aux  couleurs argentées, captent l'attention et suscitent la curiosité. Chênes, Oliviers,  ancrés dans le temps, fixés par un ingénieux sculpteur,  sont des empreintes indéniables de la culture méditerranéenne et de ses racines.  Les personnages sont également façonnés avec une technique personnelle : un fil unique, torsadé, étiré à la main, parfois sur plusieurs dizaines de mètres, sans coupure,  pour aboutir à un fini réaliste et poétique à la fois. Primée et reconnue dans le monde de l'Art, la production du créateur s'inscrit dans une expression très contemporaine, mais  non dénuée de sensibilité. 
Pour en savoir plus
http://www.arborisculpteur.com/ 

Myriam Mulet : Palette hautement colorée pour divers supports :toiles, objets, sculptures, décors peints.. L'artiste   présente ses oeuvres , depuis des années,  dans diverses expositions (régionales, nationales et internationales.). Le style tonique, est souligné par un tracé marqué et appuyé qui met en exergue les formes en les entrecroisant. On peut certes évoquer certaines influences , mais dans la mouvance d'un courant qui permet la personnalisation dans la créativité.
A consulter :
http://www.artsmulet.com/index.php?action=section&id_section=9&PHPSESSID=a2e54a8d775ae7e22c66e30ddecc733a



Aigues-Mortes : La chapelle des Capucins a accueilli au mois de mai 2015 (du 14 au 31) un artiste: Tony, aux multiples talents : peintre sculpteur, dessinateur, .. L'homme, est un créatif prolifique.  L'originalité de l'exposition "L'écart absolu"  est une évidence qui force l'attention et l'interrogation .. Collages divers (articles de journaux)  , peinture acrylique, bois découpés, donnent ensemble vie à des formes inédites, des volumes,   puisant leur identité dans des références littéraires avouées. Le graphiste designer est en perpétuelle recherche, et cette dynamique est un réel modus vivendi créateur.
Sites internet: 
http://ot-aiguesmortes.com/wp-content/uploads/2015/01/CP-expo-Tony.pdf
http://www.tonyr.fr/
A. Lopez Fuentes
 Nîmes :Fastueuse  exposition temporaire de Capes de Paseo ( de la simplicité à l'apparat)   au Musée des Cultures Taurines, du 31 mai au 25 octobre 2015.  Aficionado, ou non, on est emporté et captivé  par l'avalanche des couleurs. L'habileté de la  main du couturier (Christian Lacroix, Antonio López Fuentes) et des brodeuses traditionnelles madrilènes (Sastrería Fermín) suscite l'admiration de ces créations  éclatantes. La mise en scène muséographique permet une vue d'ensemble prenante. Soie, velours, fils d'or, et d'argent, motifs minutieux, rien n'est laissé au hasard pour un fini de pièces uniques. Couture, haute couture (Cf . : La robe de mariée, portée par Madonna, exposée dans l'une des vitrines), art de la coupe, transmission du savoir-faire,  et tradition des savoirs : maints talents conjugués depuis des siècles  convergent dans ces pièces rares, exposées à la lueur des spots des salles de musée,  après avoir connu la lumière crue (et cruelle) des arènes écrasées de soleil.
Traje de luz, costume de lumières, Capote  de lujo, s'ornent d'une luxuriante décoration florale
multicolore, en rinceaux entrelacés,  à la symbolique affichée, pour marquer à la fois les moments forts de la manifestation taurine, et la personnalité de l'homme qui revêt l'habit.
Outre Nîmes, ces textiles et vêtements d'exception sont exposés dans plusieurs musées : Le Metropolitan Museum of Art (NY) , Museo de la Maestranza  (Sevilla), Museo Taurino de Córdoba...
Pour plus de renseignements sur l'exposition nîmoise: 
http://www.nimes.fr/index.php?id=2453




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dimanche 5 octobre 2014

La Grande Motte : les 4 décennies d'une cité contemporaine

1974- 2014 :  40e anniversaire d'une commune avant-gardiste,  devenue ville à part... entière.,.. Est-il besoin d'en  rappeler le parcours depuis sa création.. ? Le lieu, déjà cité sur les cartes anciennes sous le nom de "la Motte"  , atteste d'une présence, même modeste (métairie entourée de vignes), entre mer et étangs, sur un lido aux dunes blondes où poussait une végétation littorale. A la pointe extrême sud-est du département de l'Hérault, avec le pont des abîmes qui tend la main au département du Gard par-dessus l'embouchure du fleuve Vidourle,
...Là, une ville allait naître...
Grâce à  la volonté d'un homme (Charles de Gaulle), au rêve planifié d'un architecte(Jean Balladur),
à  la détermination, et  la foi en l'avenir, d'un groupe de pionniers, le projet a été possible, et réalisé.  Eglise, école, mairie, commerces, .. le centre ville s'est mis à battre au rythme du quotidien  de ses habitants, avec des temps estivaux forts et denses.
Cœur de pierre, la Grande Motte ? Certains, narquois,  ont même dit "de béton"... Ce serait sans compter les milliers de pins, la flore méditerranéenne, les espaces verts,  qui insufflent une respiration végétale à la cité balnéaire. Urbanisme à la singularité reconnue, au titre de   patrimoine du XXe siècle, c'est une caractéristique identitaire enviable, (pétrie de symbolisme, d'esthétique, et d'attractivité), qui ne se contente pas de séduire une fréquentation  touristique en progresssion, mais qui sait offrir un cadre de vie à une dizaine de milliers de résidents à l'année. Entre deux pôles locaux : Montpellier et Nîmes, et non loin de Lunel, la jeune cité a su trouver sa place en développant sa spécificité, et sans renier sa vocation liée à sa position littorale.
L'anniversaire grand-mottois (le 4 octobre 2014) a donc été une célébration joyeuse, festive, mais empreinte de gratitude envers les créateurs de la ville,  dont les noms furent rappelés à la foule venue assister à la manifestation. Discours des officiels, film témoignage, narration au flambeau, embrasement de la façade de la mairie,  musique...:  le programme de la soirée  était à la hauteur de l'événement. Le matin-même fut consacré à un concert (orgue et flûte) dans l'église St Augustin, pour le baptême de la nouvelle cloche ( Marie Monique), en présence des autorités religieuses et civiles, et d'un nombre impressionnant de fidèles.
.  Sujet de tableaux, de sculptures, la cité a inspiré les artistes plasticiens et les écrivains. Nombre  d'expositions se déroulent tout au long de l'année in situ, et maints  écrits sont donc parus.  Les poètes locaux n'ont pas manqué, non plus,  de louer les pyramides blanches sous le ciel bleu.  
Et si du haut de ces fameuses pyramides 4 décennies nous contemplent ... ,  celles-ci ont le regard qui porte  encore plus loin que ce présent de l'aube du XXIe siècle. Une ville qui bouge, qui prend soin de son allure, sachant rénover ses installations et ses infrastructures, sans omettre de s'agrandir tout en respectant une certaine qualité de vie, c'est,  avant tout,  une ville qui désire suivre l'évolution  avec son temps. Les divers édiles qui ont présidé à la gestion et aux destinées  de la  Grande Motte, conscients de l'enjeu et de son importance,  se sont attachés à suivre fidèlement l'impulsion initiale.
Source de critiques, parfois de controverses, la Grande Motte interpelle encore, mais elle attire, elle intéresse, elle est convoitée... Elle ne laisse pas indifférent et a acquis une renommée qui dépasse largement les frontières de l'hexagone. Si elle fut considérée, il y a quelques années,  comme une ville de retraités, pour son environnement et son art de vivre, elle a fait, depuis lors, bien des émules parmi les jeunes générations,  qui affirment y trouver loisirs, confort, et commodités, avec un certain sentiment de liberté. Les aménagements scolaires, sportifs, les nombreuses associations, le conservatoire de musique, les possibilités  de distractions : cinéma, théâtre, et les nombreux commerces contribuent à ancrer une population multigénérationelle. Rien n'est idyllique, certes, mais l'on peut y tendre. Le futur s'inscrit déjà en projets et suggestions..Outre les événements sportifs de
  haut niveau, déjà en place, un musée de l'architecture serait un pôle attractif supplémentaire, et  un grand festival de jazz ( en résonance et en accord avec ceux du littoral PACA) aurait aussi sa place dans la programmation culturelle.


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(texte, photos, et montage: N-L. M.)



jeudi 26 juillet 2012

Sacrifier à Neptune ...

SEA NEWS  ...and others ... 

Neptune ou Poséidon:  la mer a son dieu, et même ses disciples, adorateurs de Ra et du  2°élément ...
L'été, synonyme de soleil,  de chaleur, incite souvent à quitter les villes (lorsqu'on le peut), afin de se rapprocher de lieux frais, plus  confortables. Outre les hauts sommets, la verte campagne, qui offrent une réponse à ces attentes,  on vise alors aussi : les rives, le littoral, la côte,  les cours d'eau, "la Grande Bleue"... pour des destinations balnéaires, des ports, des plages, où il fera bon se détendre et se ressourcer avant de reprendre les contraintes de la rentrée.
Joutes sétoises
Stand Up Paddle
Les activités, qui se déroulent dans ces endroits de prédilection estivale,  ne sont pas forcément réservées aux sportifs nautiques de haut niveau. On peut être simple spectateur, sans être participant. Côtes océanes ou Méditerranéennes sont,  chaque année, le théâtre de maints événements,  lors de la période d'affluence juillet-août, et le phénomène prend de l'ampleur avec le temps qui passe. De "se laisser mener en bateau" (promenades en mer) aux traditionnelles et incontournables  joutes  languedociennes :Sétoises, ludoviciennes, graulennes, palavasiennes ( Sète, Port St Louis, Le Grau du Roi, Palavas, Aigues-Mortes, ...) on a le choix.  Mais l'on  peut être également tenté par des concours de  très en vogue S.U.P. (Stand Up Paddle) , par des régates, ou par des shows nautiques ( ski, parachute ascensionnel).
Les visites sont aussi au programme: marchés  aux puces ( nautiques), expositions de photographies, lieux à découvrir (phares, anciens villages de pêcheurs, )
La Grande Motte ( Hérault) : 23° édition du trophée Clairefontaine du jeudi 13 au dimanche 16 septembre 2012
Eric Tabarly


Et le W-End du 31 août 2012:  les Pen Duick II, III, et VI,  de l'illustre et  regretté enseigne de vaisseau E. TABARLY ( dit "Pépé") sont visibles dans le port.
Les bateaux de légende sont encore sur l'onde, même si le capitaine est allé barrer sur une mer de nuages.
Pornic :(Loire Atlantique)  "Voiles en fête" les 15 et 29 août 2012: des propositions de quitter le port pour prendre le large,  complétées par de nombreux spectacles en soirée sur la terre ferme, et des animations pour petits et grands.
Saint Tropez :( Var) la mythique, avant que la plage ne soit abandonnée aux jours gris et pluvieux de l'automne, accueille dans sa rade  le Trophée Pouchet les 18 et 19 août 2012.
La Rochelle: (Charente Maritime)   ) Le grand pavois - Salon nautique international  du 19 au 24  septembre 2012.
 A voir  sur maintes  plages  : les sculptures sur sable, œuvres artistiques éphémères,  lorsque les adultes sont passés du stade des pâtés- châteaux  à la dimension quasi statuaire.
Mosaïque- Musée du Bardo- Tunis
Sur près de 3500 km de côtes, l'amateur de brise marine et d'embruns trouve largement de quoi  assouvir sa passion,  jetant un regard au soleil couchant, dans l'espoir de voir apparaître le Dieu souverain, trident en main,  émergeant des flots sur son char,  accompagné de son habituel cortège de Néréides

Pour en savoir plus, à consulter, à découvrir: 
l'excellente revue trimestrielle ( magazine de nautourisme) :
Cabotages, dont le N°6 - été 2012- consacre( entre autres) un article  au canal de la Robine, et au port de  La Nautique au début du XX°s ( environs narbonnais)
Les parutions  récentes et ciblées:
- Mer et bateaux, Bretagne, Terra Corsa, Côté Sud...

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jeudi 24 mai 2012

Entre pins et pyramides

Labellisée  "Ville au patrimoine architectural  du XXe siècle" La Grande Motte (Hérault) a  le cœur qui bat au rythme des multiples animations qui la font vibrer: culture, arts, sports,
Le mois de Mai 2012,  avec son programme éclectique a su attirer le public sur le littoral, malgré les caprices d'une météo pas toujours favorable.
M.Falguières

Du 12 au 13 mai : Les pyramides du livre , sous le parrainage de Charles Aznavour a réuni 150 auteurs aux  stands dressés sur les quais du port. La foule des lecteurs (et des admirateurs) se pressait pour un moment de dédicace.Romans, bandes dessinées, biographies, romans policiers ou historiques,  et l'on a pu  retrouver également les ouvrages des écrivains locaux  parmi lesquels: G. Brun, R.Faure, M. Falguières, M. Mazoyer ..

Stephan Rossignol, maire de La grande Mot
Jacqueline Morandini
Du 17 au 30 mai  : Le salon de printemps   a rassemblé des talents locaux et nationaux pour une exposition toujours appréciée par les habitués  du lieu, et les amateurs d'art. On a pu retrouver ou découvrir des peintres, des sculpteurs, des plasticiens,  aussi talentueux qu'attachants, dans des productions colorées, étonnantes, révélatrices ou mystérieuses, mais surtout passionnantes à regarder. Rencontres avec les œuvres, et avec les artistes, la galerie du palais des Congrès, propose cela deux fois l'an : en Automne et au printemps. Ce sont  là deux rendez-vous attendus, incontournables,  et fréquentés de la vie Grandmottoise.
Jeanine Dumas Cambon
Les 19 et 20 mai : Ie édition du "Relais pour la vie" organisé par la ligue contre le cancer, en présence de son président le Professeur Henri Pujol , et parrainé par les sportifs C. Ferrier-Bruneau (cyclisme sur route), F.Citeau ( skipper et navigateur) et J.Tomas (rugbyman). Spectacles, ateliers, stands et surtout  épreuve sportive de marche / course relais .
De nombreux partenaires soutiennent cette action, dont la ville de la grande Motte. Les buts de cette manifestation sont multiples : - Informations sur la maladie, - diffusion de messages de prévention et dépistage, -soutien apporté aux malades, - Aide aux chercheurs, - collecte de fonds, -sensibilisation du grand public....
 www.relaispourlavie.net
Comité de l'Hérault de la ligue contre le cancer: www;ligue-cancer.net
Comité féminin 34 ( prévention du cancer du sein)http://www.comitefeminin34.com/topic/index.html
 
Dans les environs , toujours au mois de Mai :
Montpellier   du 20 au 25 mai 2012: A l'heure de la mondialisation ( qui fait débat)  la préfecture Héraultaise annonce la couleur avec le  13e Congrès International d'Ethnobiologie. Les cultures viennent y dialoguer et échanger savoir, savoir-faire, projets .. , autour de tables rondes, conférences, concerts, stands, animations .70 pays représentés par 600 congressistes internationaux, une cinquantaine de projets pédagogiques concernant 800 élèves ... Le CIRAD, le CNRS, l'EPHE, les universités de Montpellier I, II et III, et bien d'autres partenaires,  sont associés à l'événement.  La musique n'est pas oubliée puisqu'elle est présente sous diverses formes : démonstrations et concerts... avec notamment: Jordi Savall, Dimitri Psonis, Pedro Estevan, Driss el,Maloumi...On vous invite certes  à " rencontrer les peuples autochtones autour des enjeux environnementaux", mais surtout à assister, à participer, à découvrir, à donner votre avis, tout au long de ces journées mémorables.
 Programme à consulter sur le site :
http://congress-ise2012.agropolis.fr/ftpheb.agropolis.fr/fr/Accueil.html

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dimanche 19 février 2012

Carnavalesques Carabènes

Pour certains c'est déjà terminé , pour d'autres c'est le milieu des festivités ... On pourrait croire que ses cortèges bariolés ne viennent  réchauffer nos regards transis, uniquement pendant la saison hivernale.
Que nenni !
 Carnaval (Carnevale, carnevalo): cour d'une  Majesté de carton pâte, accompagnée de chars, et de ses indisciplinés et remuants sujets,  se conjugue aussi bien en été qu'en hiver, selon la latitude où l'on se trouve, selon la région où l'on vit.. Et l'on peut rencontrer son défilé en février, en  mars,  mais également en juillet ou en août (La Grande Motte (34) 
La tradition suivant son cours depuis des siècles, on ne se posait pas trop de questions, jusqu'alors, sur les origines, les raisons, le sens des codes, celui des costumes et de toute la scénographie de cette manifestation aussi typique qu'incontournable. Pour certaines communes, il s'agit d'une véritable institution. Même si chaque ville a ses préparatifs spécifiques et ses propres symboles, on se penche volontiers sur des études comparatives, en vue  de  possibles synthèses,  pouvant avoir un aspect explicatif.  Débordements de joie,  débauches de couleurs, explosions de musiques, défoulements contagieux des carnavaliers, ou carnavaleux,  qui interpellent les spectateurs..., on accepte d'emblée, on participe sans s'interroger, dans un premier temps, mais après la liesse, à tête reposée, on  voudrait bien  comprendre...
Quelles sont les origines des défilés et de leurs diverses étapes, d'où viennent les personnages(dont le roi )représentés invariablement, toutes les musiques d'accompagnement sont-elles traditionnelles ..? 
On peut lire, actuellement, des ouvrages, des articles, des essais,  traitant du sujet. A travers documentaires et reportages on peut s'informer. Et si l'on peut (et le désire), on a la possibilité  d'assister in situ à la manifestation,  grâce aux voyages organisés à la période concernée.Mais tout cela apporte-t-il des réponses convaincantes, définitives, ne reste-t-il pas des parts de mystère ??
A moins d'être membre d'un groupe ( d'une bande..)soumis à des contraintes collectives,  les costumes sont laissés au libre choix des participants(les goudils). Les accessoires ont un rôle essentiel. Ils complètent une tenue, mais ils ont également une très forte valeur symbolique. Ainsi en est-il de la  Carabène, ce roseau flexible, enrubanné, ou entouré de papier brillant, bicolore, terminé ou non par un plumet. 
Lors du célèbre Carnaval de Limoux (Aude), cet instrument va servir à taquiner( " chiner") les badauds, avant d'entamer une conversation humoristique qui se terminera par un jet de confettis sur un innocent  spectateur réjoui,  et consentant. Outre ces baguettes de 1,50 à 1,80m de long,  il en existe un autre modèle :"les entorches "(enduites de résine), qui serviront à enflammer Caramentran (le roi du Carnaval,  qui doit irrémédiablement périr à la fin des festivités,  après un rapide jugement public). 
  

                                                       Dans le Nord de la France , à Dunkerque,
 lors d'un carnaval aussi renommé que le limouxin, on brandit également des hampes enrubannées (berguenaeres), mais elles servent de support à de minuscules parapluies. A Venezia (Italia), autre lieu de festivité carnavalesque réputée, le masque blanc domine, et s'entoure de somptueux tissus chatoyants et moirés.
 Sous d'autres cieux, en Amérique du sud , c'est le Macaratu ( rituel brésilien)  qui rassemble les foules, et les invite à suivre le cortège des carnavaliers au son des chants de circonstance, et au rythme des danses traditionnelles durant 3 jours et 3 nuits. Pour l'occasion on s'équipe de quelques jolis parasols. ou de hampes décorées de longs rubans de papiers multicolores.
En remontant les siècles jusqu'à l'Antiquité on ne peut manquer d'évoquer  d'autres fêtes, quelque peu similaires, avec lesquelles le Carnaval fait résonance et référence: les Saturnales et les Lupercales des Romains, les Dionysiaques des Grecs, l' Imbolc celte.... Et si le port du masque , le défilé des grosses têtes ou des géants  a une cause originelle apotropaïque, qui de nos jours s'en souvient ? Si l'usage de la carabène est devenu inoffensif et ludique, qui se préoccupe s'il ne fut, en des temps plus anciens, qu' un prolongement du bras,  du geste, permettant de désigner un individu sans le toucher directement ? La valeur expiatoire,ajoutée au caractère de dérivatif, l'autorisation de l'expression, le droit à la liberté de geste et de parole, sans souci de l'apparence, ni celui du niveau social (puisque déguisés et masqués, les êtres sont égaux) c'est de tout cela que la fête carnavalière est l'authentique vecteur. S'y greffent, en outre, le poids et la valeur de la persistance des traditions, de tous les codes et les symboles  accumulés au cours de l'histoire d'une ville. Et là, au sein du bruit, des pétards, des fanfares, de la débauche de couleurs éclatantes, des rires,  des chorégraphies conventionnelles ou spontanées, on exorcise, au sens figuré, les défaites, les conflits, les injustices, les maux divers actuels et passés. En fait Carnaval, fête païenne revenant chaque année, c'est le passé transcendé  qui revit, en ayant perdu ses aspects néfastes, douloureux  et négatifs,   mais qui conserve son âme.

Freelance Writer
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