mardi 18 octobre 2022

Animaux de légende

 Si les contes pour enfants ont largement exploité le thème, "pour avoir peur pour de faux, pour rire", les adultes ont précédé et emboité le pas dans une littérature  non moins chargée de sens. La faune terrestre étant estimée trop peu fournie on a donc cherché dans l'imaginaire (collectif, individuel) de quoi alimenter le propos.  
                                                               

Derrière le sens  au premier degré, constitué par le récit lui-même, il n'a pas échappé aux psychologues et autres spécialistes (décortiqueurs ?) de mots, d'autres interprétations  où l'inconscient joue l'arbitre. Ainsi en est-il des affrontements entre "la bête" et l'humain, entre les situations de crise et leur résolution, entre le danger et l'héroïsme... On connaît le bestiaire médiéval, présent dans l'architecture  religieuse du Moyen-âge (gargouilles, démons,monstres..), qui figure sur divers supports:  des  culs-de-lampe, des modillons,  des  chapiteaux de piliers,  des tableaux .. Le clergé voulait rappeler par ces figurations (au réalisme exagéré)  que l'Enfer n'était jamais loin.   Mais l'époque médiévale n'est pas la seule impactée par ce courant. En effet, on retrouve à la Renaissance, et même dans l'Antiquité, cette propension à représenter des animaux effrayants sur les linteaux de portes (d'édifices cultuels, de châteaux, de maisons bourgeoises..) On pensait ainsi conjurer le mauvais sort ou, inversement , s'attirer les bonnes grâces d'une quelconque entité bienfaitrice.
De tout temps donc : rares sont les "monstres gentils" !
 
Quelques exemples:

La licorne (ou unicorne)

Animal hybride entre  un équidé, une chèvre, et un narval (monodon monoceros). L'époque contemporaine a largement utilisé  et décliné l'image,  de  cet animal légendaire,  en  plusieurs
versions:  jouet, accessoires ludiques, héros de contes, illustration publicitaire...   En histoire de l'art c'est la série des tapisseries "La dame à la licorne" . Ces chefs-d’œuvre ont été sauvés de l'oubli et de la ruine, au XIXe siècle,  grâce aux actions conjuguées de George Sand et de Prosper Mérimée.

 

Le monstre du Loch Ness . Nessie  est une star , une diva capricieuse qui ne se montre pas.. Caché en Ecosse, au fond du Loch Ness (près de la ville d'Iverness) , lac dont il tire son nom, le monstre a défrayé la chronique depuis des décennies.  La presse, les médias internationaux ont relayé sa légende
. C'est l'un des attraits touristiques de l'Ecosse. Plus d'un audacieux a tenté de percer le mystère de l'étrange animal que l'on dit survivant de l'ère préhistorique... Mais l' Ecosse, avec ses vieux châteaux, ses panoramas à la sublime beauté sauvage, est connue également pour la vivacité de son folklore, de ses légendes, de ses jeux,  rendant la découverte du pays aussi étonnante qu' attractive.
- Des documentaires:  (voir plusieurs vidéos et les articles récents dans les quotidiens) 
et aussi  (pour la sauvegarde du patrimoine (faune et flore))
 

Le Yéti, (ou "abominable homme des neiges", "snowman", "bigfoot"),  d'après les "témoignages", ne pouvait vivre qu'en haute montagne. On ne le voyait pas. Mais on apercevait la trace de ses pas dans la neige, dans l'Himalaya,  aux confins de la frontière chinoise. Mi-homme, mi-animal, il impressionnait par sa haute stature, sa force peu commune, et ses grognements.  Devenu héros de BD, de film, de documentaires et sujet d'études (ouvrage de Daniel Taylor et +), le monstre fait régulièrement parler de lui. Au XXIe siècle, à l'observation  de traces interprétables,  certaines revues scientifiques avancent l'hypothèse de la présence (possible, effective ?) d'un plantigrade...
- Documentaire : Yéti y es-tu ? 

Le dragon (le Drach), la Tarasque: descendante des dragons infernaux des siècles précédents, la Tarasque du Rhône, vaincue par Sainte Marthe, a terrorisé bien des gens. Statufiée, et  devenue animal
totémique, elle porte désormais la lourde charge de représenter une partie de l'Histoire de la ville de Tarascon. Elle anime les défilés, au son des fanfares, et cette carnavalesque déambulation est une forme de  vengeance multicentenaire, pour la gaieté des petits et des grands. pour en savoir plushttps://fr-academic.com/dic.nsf/frwiki/1605423

 

L'hydre (Méduse, Gorgone) ...  Son regard était tel, dit-on qu'il  pouvait pétrifier les gens. Sculptée sur les boucliers des soldats, elle était dévolue à repousser l'adversaire. Animal ayant parfois visage
humain (Méduse, Gorgone), l'hydre est multicéphale. Dans la mythologie grecque, le  monstre engendré par Typhon et Echidna (Λερναία Ὕδραa : l'hydre de Lerne) a été vaincu par Herakles (l'un des 12 travaux). Représentée sur  divers supports, la figure du  monstre se retrouve insérée dans  des mosaïques, peinte sur des poteries,  en héraldique (sur des blasons), sur des cuirasses pectorales (armures), en sculpture (seule ou avec un groupe), en ornement de façade etc...    

- L'Hydre de Lerne  

Si les monstres sortent des légendes, des  livres, des archives pour venir hanter les nuits des humains, la science, les Arts, la raison, les remettent à leur juste place.


Free lance Writer 
Culture  Art   Patrimoine






lundi 10 octobre 2022

Les tableaux à histoires... Histoires de tableaux ...

En dépit des turbulences sociales, économiques, et sanitaires,  traversées, ces dernières années,  le marché de l'art se porte plutôt bien. Et certaines œuvres s'échangent à des prix si hauts (plusieurs centaines de millions de dollars) que l'on pourrait presque  les qualifier d' "inestimables". La presse, les réseaux sociaux s'emparent souvent de ces anecdotes retentissantes entendues dans  les salles des ventes. Les commentaires vont bon train, chacun ayant"sa " version sur ces envolées justifiées, ou non, qui ne sont pas toujours proportionnelles à la réelle valeur du tableau.  Car c'est souvent autour d'une toile que se crée la polémique. Les experts se perdent en hypothèses, or, parfois, le mystère de la "paternité" reste entier.  Pourtant les outils contemporains ne manquent pas de pertinence: du microscope, au scanner, de l'analyse des pigments au comparatif de style, de la biographie de l'auteur au parcours historique du tableau, l'on en vient aussi à la consultation des archives, comme les  échanges de missives pouvant contenir quelques renseignements de datation, ou de confirmation de commande.

 Car, dans les siècles précédant le XXIe, le portrait du  commanditaire figurait parmi les personnages présents sur la toile. Ainsi, pouvait-on être assuré de son identité, et de la traçabilité de l’œuvre. Ensuite est venu le temps de la figuration des muses (Gala pour Dali, Dora Maar pour Picasso...) en portrait seul, ou dissimulé dans une assemblée, ce qui constituait un autre  genre d'attestation. 
Mais ce qui pose problème est, sans nul doute,  la datation exacte des tableaux anciens,  ainsi que l'identité authentifiée de leurs auteurs respectifs. Alors pour s'approcher au plus près d'une réponse fiable on évoque: l'atelier, les suiveurs, les élèves...en espérant que "Le Maître" y a néanmoins apposé sa touche personnelle; même si la signature n'est pas la sienne.
Si les grands noms de la peinture sont connus, leur production réserve encore des surprises..  Quelques-unes des toiles (de format moyen ou petit) n'ayant pas été ni reconnues ni estimées, finissent reléguées dans un grenier ou chez un brocanteur. Parfois elles sont utilisées en ré-emploi, ou support,  pour une œuvre plus récente ( = recouvertes par un  dessin d'un autre artiste)
La cote de certains tableaux, atteignant des sommets, oblige à la prudence. La renommée précède et accompagne le suivi de chacun d'entre eux.
Des milliers d'euros sont ainsi attribués lors de ventes entre spécialistes (Musées, collectionneurs), laissant le quidam,  dubitatif.  Si le titre de "Tableau le plus cher du monde" est régulièrement attribué à une toile, il est  immanquablement détrôné par une autre œuvre, quelques mois ou quelques années plus tard. Cependant,  l'élu en gardera toujours une certaine aura. Même si la presse se fait l' écho de la présentation  et de l'annonce de ces ventes fantastiques, l'achat (sous enchères) reste souvent  entouré de mystère, et de discrétions,  aisément compréhensibles. 
L'Art ne serait-il qu'une question de moyens ?  Donc, d'héritages en acquisitions, la connaissance du cheminement et de la circulation des chefs-d’œuvre en pâtirait-elle ? 

Quelques rappels: 

 

- Le Salvator Mundi; auteur présumé Leonardo da Vinci  1452-1519 (atelier du Maestro, ou suiveur???)

 https://www.vanityfair.fr/culture/story/la-folle-aventure-du-salvator-mundi-de-leonard-de-vinci

 https://www.beauxarts.com/grand-format/salvator-mundi-les-dessous-de-la-vente-du-siecle/

 

 - Judith décapitant Olopherne: Le Caravage 1571-1610

https://www.lepoint.fr/societe/le-judith-et-holopherne-de-toulouse-un-vrai-caravage-ou-non-14-06-2019-2318928_23.php

https://boowiki.info/art/peintures-a-la-galleria-nazionale-d-arte-antica/judith-et-holopherne-caravaggi

 

 

- L'origine du monde : Gustave Courbet  

1819 - 1877

https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/lorigine-du-monde-69330

https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/sait-enfin-qui-est-le-modele-de-l-origine-du-monde-le-c

 

 

 

- Les iris : de Vincent Van Gogh 1853-1890      

https://www.vangoghmuseum.nl/en/collection/s0050V1962

 https://www.vincentvangogh.org/irises.jsp

 

 

- Nafea faa Ipoipo?  (1892) 
Quand te maries-tu ? Paul Gauguin  1848-1903   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Free lance Writer 
Culture  Art  Patrimoine  
(400e article de ce blog)
  

     



mardi 4 octobre 2022

Autumn, a season for Arts ?

 
 Vivre le quotidien est parfois aussi difficile que fastidieux. Selon les événements (personnels, nationaux ou internationaux), les conditions sociales, les projets  annulés...  nul moment n'y est propice, et la ronde des saisons est donc  étrangère à ce fait. Pourtant,  l'enchaînement des mois a toujours été une source d'inspiration pour les artistes. Les quatre saisons de convention : printemps, été, automne, hiver, ont donné lieu à des observations créatives concrétisées par des œuvres devenues célèbres. 
Quelques  idées reçues accompagnent chacune d'entre elles. : le printemps est la saison des amoureux, l'été est celle des vacances, l'automne est celle de la nostalgie et du romantisme, l'hiver est celle de la méditation.... Chacun, selon sa propre existence, peut mêler ces expressions toutes faites, et aborder cette période particulière de l'année scolaire (qui est à la charnière de deux années civiles) où se profile post vacances estivales : 'la rentrée" !

 
Les quatre saisons d'A. Vivaldi : l'automne
J. Haydn : die Jahreszeiten (Oratorio)  
 Les feuilles mortes (W. Cosma/ J. Prévert) interprète:   Y. Montand
 
                                        
Poèmes,  films, pièces musicales,..., l'automne et ses attraits se déclinent à travers les siècles , les décennies, sans jamais voir  tarir les sources d'inspiration. En effet, les couleurs, les fragrances automnales, les diverses sensations éprouvées, alimentent généreusement la fibre artistique  des créateurs. Faisant fi des turbulences climatiques, l'existence, avec ses exigences, est menée par le calendrier et son cortège de saisons. On peut s'interroger sur les diverses conventions qui ont abouti en quelques siècles à l'actuelle éphéméride.  Seule, l'observation des cycles de la nature, pourrait y apporter quelques éléments de réponse. Si le poète et l'écrivain, transcrivent avec des mots, le plasticien contemple le monde qui l'entoure, se laisse aller à l'émotion.  La  beauté environnante le touche par la richesse de sa palette, en toutes saisons. Il tente alors de  s'exprimer par la création picturale. Ainsi Klimt, Monet, Mucha, Van Gogh, et bien d'autres, ont laissé  à la postérité des productions ciblées. 
                                             
 
 
 
 
 
 
 
 
Associée à la période automnale, même si elle est de plus en plus précoce  jusqu' à commencer en fin d'été, celle des vendanges vient apporter sa note fruitée, joyeuse avec ses promesses de grands crus, selon les années. L’œnologie  est devenue une science  précise, savante, sachant anticiper,  et faire des alliances de saveurs, de cépages pour  composer des vins réputés. "Consommer peu mais consommer bon" en privilégiant la qualité  plutôt que la quantité, est pratiquement devenu une devise pour le consommateur éclairé. La modération étant légalement et obligatoirement de mise,  afin d'éviter des abus nuisibles à plus d'un titre. Alors la dive bouteille pourra être dégustée, appréciée, et elle saura  délivrer son précieux contenu, avec le plaisir qu'elle laisse augurer, dont celui du partage,  sans  les regrettables inconvénients d'une absorption trop rapide qui annihile l'art du vigneron. 
                                                  

L'université du vin ( Suze-la- rousse) 
et sur ce même blog:
 un article paru en octobre 2015
 
 
 Free lance Writer
Culture Art  Patrimoine 
 
 
 
 
 
 

samedi 24 septembre 2022

Space poetry , Raumpoesie , poesía espacial, poesia spaziale...

 A travers les pages des revues spécialisées, en images, en dessins, en schémas, l'espace se révèle  aux yeux du candide. D'observations patientes en photos saisissantes, d'expériences courageuses en tentatives hasardeuses, des structures  subodorées,  mais quasi inconnues,  prennent forme. Les interprétations scientifiques sont alors vulgarisées pour être accessibles au plus grand nombre. Et l'on peut prendre du recul, de la hauteur, relativiser son quotidien terrestre, en portant son attention vers les hautes sphères, au-delà de l'atmosphère.

- des sites
                                     

Le big bang , les planètes éloignées, les étoiles éteintes, deviennent des sujets potentiellement intéressants. Devant la beauté des couleurs, la surprenante variété des formes, on peut parler de "poésie de l'espace". Plus surprenant que les tableaux d'Art Moderne, l'agencement graphique, géométrique, des corps célestes a de quoi susciter l'admiration. Pourtant difficile de ne pas songer au surréalisme de certaines  œuvres de  Salvador Dali et de Max Ernst.               

La notion d'infiniment grand, comme celle de l'infiniment petit, dépasse la plupart des humains en leur faisant miroiter et ressentir une sensation proche du vertige intellectuel. Chacun y met alors ce que bon lui semble,  afin de tenter de trouver une, ou des explications que la rationalité ne cautionne pas forcément. Loin des savants calculs ou démonstration scientifiques, les articles de vulgarisation ont cet indispensable mérite de faire approcher ces notions difficiles et ardues. On peut y adjoindre des vidéos, des interviews, et  des documentaires. Ainsi, les plus réfractaires, peuvent néanmoins avoir une idée sur un thème qui intéresse mais qui est encore  mal connu du grand public.

- des revues: 
Science et Vie, Science et Avenir, Futura.. 
- En philosophie:
Les lecteurs des revues étant des adultes, des ados, et  des enfants, tous  passionnés par le sujet, il existe donc plusieurs sortes de publications ciblées selon les âges. 
- En musique:
M. Pokora: Les planètes
Gustav Holst : Les planètes
The Spotniks: Telstar
 The pillars of space :
En 1995, deux chercheurs de l'Université de l'Arizona  capturent un cliché intrigant grâce à un super téléscope (le HTS). Il s'agit de poussières interstellaires, agglutinées en colonnes, au centre de l'amas M16, dans la nébuleuse de l'aigle. Ces poussières passent à la postérité sous le titre mystérieux de " Pillars of creation " ( les piliers de la création).


Free lance Writer
Culture  Art  Patrimoine 
                                                                                        Photos: Nasa et revues scientifiques
                                                                                       Montages: N-L. M. 

mercredi 14 septembre 2022

Les expressions de l'Histoire

 L'oralité a ses exigences, ses codes, ses références. L'évolution du langage en a certes modifié quelques aspects mais il subsiste certaines  subtilités que l'on ne saurait passer sous silence, faute de les employer. Des noms de personnages célèbres, de lieux, de faits, ont été la source d'expressions passées à la postérité. Mais pour en savourer la juste utilisation, encore faut-il posséder quelques références en histoire, en mythologie, en géographie, en musique, en littérature,.. (en fait,  en Culture  générale). 

En passant  à la postérité, certains noms propres sont devenus communs, en se dotant d'un déterminant.


En 2022, pour leur 39e édition, les Journées Européennes du Patrimoine se déroulent les 17 et 18 septembre. Elles ont pour thème : le patrimoine durable. Le bâti est  donc encore à l'honneur. Le préserver, le conserver, le défendre, sont de nobles missions que les associations locales relaient efficacement. 

https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr/

Or,  qu'en est-il du langage ? Ce patrimoine vivant, à la fois évolutif et conservateur, d'un emploi quotidien, est l'indispensable outil de communication et, en tant que tel, mérite attentions et interventions pertinentes. N'échappant pas au courant de jeunisme ou de réforme, il se déforme. Il est indispensable d'en rappeler quelques particularités, même si l'on pense que la désuétude, la rareté de l'emploi, le paralysent, l'immobilisent en quelque endroit.

                                   

Quelques expressions: (liste non exhaustive)
- Fier comme Artaban:   héros de légende, ou de mythologie, au caractère impétueux et altier.
- C'est Byzance: C'est l'opulence, le luxe,   en référence à la capitale de l'empire ottoman au temps de sa splendeur. 
-  Ce n'est pas Versailles, ici: C'est une incitation à l'économie, contrairement aux dépenses coûteuses affichées dans le  train de vie du château éponyme, au temps de Louis le Grand. 
C'est Austerlitz: Victoire  flamboyante de Napoléon Ier et de son armée
C'est la Bérézina: rude défaite en Russie de Napoléon passant le fleuve éponyme avec ses troupes.
- C'est dantesque: hors norme, effrayant, en référence à l'ouvrage de Dante "L'enfer"
- C'est cornélien: se dit pour un choix particulièrement délicat, difficile, réclamant un sacrifice.
- C'est wagnérien: grandiose, impressionnant, à l'image des opéras de Wagner
- La césarienne: acte chirurgical pratiqué dit-on pour la 1e fois lors de la naissance de Julius Caesar Imperator.
- C'est ubuesque: le roi UBU est un personnage grotesque et ridicule créé par Alfred Jarry
- Une lapalissade: une évidence se voulant être un trait d'esprit.
- C'est spartiate: rude, sobre, dépourvu de toute futilité décorative, inconfortable, telle l'éducation des enfants à Sparte. 
- Le supplice de Tantale: personnage de la mythologie, condamné à subir la menace de la chute d'un lourd rocher sans pouvoir l'éviter.
- C'est la Saint Barthélémy: évocation d'un massacre perpétré envers les Protestants, au XVIe s. à Paris et dans toute la France.
- Se prendre pour la Pompadour; se parer comme la favorite royale (bijoux, vêtements luxueux..), être d' une coquetterie extrême.
                                                

Dans certaines circonstances , les discours, les cours, les rédactions s'enrichissent d'expressions non traduites (en latin, en anglais, en allemand, en italien...). Ce qui suppose que le lecteur, ou l'auditeur, sait ce dont on parle,  et qu'il possède les références culturelles pour saisir le sens réel du propos. (ex nihilo, extra muros, in situ, the right man at the right place, Sturm und Drang,e cosi,  ...). 
 


Free lance Writer
Culture  Art  Patrimoine                                                                   


dimanche 28 août 2022

Les Saintes Maries de la Mer, Claude, et Luc : musée et + !

 Avant la tradition camarguaise, le village des saintes Maries de la Mer  a connu  d'autres us et coutumes, l'Histoire et ses vestiges en témoignent. Cela méritait que l'on s'y penchât dessus et que l'on pût concrétiser cet important épisode de la chronologie locale.          

 
 
Hommage aux archéologues Claude Raynaud et Luc Long  :
De fouilles  sous-marines en conférences, le passé de la côte camarguaise a refait surface. Si l'on connaît l’opiniâtreté et la persévérance des Historiens, celles des archéologues n'ont rien à leur envier. La découverte de matériel archéologique au large du village a largement étayé les théories développées au cours de réflexions préalables, en faisant "parler les cartes" (géographiques, anciennes!!!) ainsi que les compte-rendus des études établies lors des siècles précédents. Deux hommes ont particulièrement contribué à cette démarche, visant à une connaissance plus précise et plus fiable de l'histoire du delta et de ses îles. Claude Raynaud (Directeur de recherche UMR 5140- HDR-CNRS- UPV- site St Charles- Montpellier)  et Luc Long  ((DRASSM- CNRS-UMR 5140-Université Paul Valéry-Montpellier)
Infatigables vulgarisateurs et  passeurs de savoir, les deux scientifiques ont largement contribué à une meilleure connaissance du secteur (Histoire, géologie, hydrographie, archéologie...) par  le contact avec le public et la générosité de leurs propos (conférences; interviews, articles, interventions auprès des associations locales (comité scientifique)). 
Outre les publications dans les revues et bulletins scientifiques, des ouvrages à large diffusion sont parus: 
- "Du Vidourle à l'étang de l'Or"  (2013) Claude Raynaud
-"La Camargue maritime"-Editions Naef (2021) Luc Long
                                        
Le besoin, l'évidence d'un musée se firent jour rapidement. Il fallait ensuite trouver les bons interlocuteurs et les décideurs locaux, ainsi que les indispensables moyens matériels (financiers, immobiliers) . Entre les divers pôles importants  déjà existants (Montpellier (Musée Henri Prades /Lattes) , Nîmes (Romanité), Arles (Arles Antique) , Narbonne( Narbo Via)), il était pourtant difficile de se faire une place.  
Ce fut une œuvre de longue haleine, certes,  mais le résultat est à la hauteur des espérances (des protagonistes et du public). Le Musée met en valeur l'Histoire des activités maritimes de l'Antiquité. La présentation du matériel archéologique est largement soutenue par des panneaux explicatifs précis et clairs, dont le vocabulaire reste accessible au grand public, ainsi que par d'instructives vidéos récentes A l'étage, un espace est dévolu à une histoire plus contemporaine tandis qu'un autre abrite des éléments de celle des incontournables traditions taurines locales. 
                                      
A travers les collections (photos de personnages, objets,archives, vestiges...), l'on voyage dans le temps et les faits. Des Romains à Folco de Baroncelli et ses amis amérindiens, des Etrusques aux Saintes à qui la cité doit son nom, l'aventure a connu des épisodes riches en rebondissements et en découvertes.
                                         
 Ouvert le 12 juillet 2022, le tout nouvel espace muséal espère attirer et retenir l'attention d'un public curieux et passionné. Les connaisseurs  ne s'y tromperont pas et les néophytes ne seront point déçus. Car, de telles visites,  l'on ressort toujours plus savant et plus riche en connaissance.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Arts plastiques/ Exposition
                                              
Face aux arènes, se situe un lieu de prédilection  bien connu des peintres: le relais culturel.
En ce mois d'août 2022, si  un habitué : Esteban, présentait ses toiles, il y avait également Liska LLorca, une artiste attachante qui proposait son travail au regard du visiteur. Les sujets des tableaux mettent en exergue la faune camarguaise. Taureaux et chevaux y sont magnifiés dans leurs attitudes et leurs postures naturelles. Le pinceau traduit le mouvement en allures harmonieuses. Les couleurs se fondent, se juxtaposent, dans un ensemble où se dégagent l'énergie et  la vie,  par le talent de l'artiste.  
 
Free lance Writer
Culture  Art  Patrimoine 



samedi 20 août 2022

Pierre- Marie Brisson : peintre, graveur... rêveur

  Peindre et créer: quand le geste devient une évidence ...              

 Les formes des modes animal et végétal ont inspiré l'artiste  qui, selon le titre générique de l'exposition grand-mottoise (depuis le 29-6- et jusqu'au 28-8-2022), se situe "entre ciel et mer" . Un foisonnement de silhouettes, une explosion de dégradés de teintes, des coulures qui donnent du volume tout en permettant à la lumière de s'accrocher, s'offrent au regard  curieux du visiteur.  Car, certes, si l'on peut se contenter de discourir oralement sur les œuvres,  l'on passera néanmoins à côté de la démarche essentielle : la visite in situ. 
Se déplacer pour aller à la rencontre de la production d'un  artiste est un projet concret, né d'une intention qui dépasse le convenu et la tendance.  On vient voir, mais l'on se laisse happer, surprendre, étonner, et pourquoi pas: émerveiller. 
Des titres, de toiles, aussi  évocateurs que poétiques: Les étoiles amoureuses, Les eaux douces, Espoir, Aquarium, Tout le ciel est nécessaire.... 
 
 A l'espace Michèle Goalard, le volume de la pièce autorise les grands formats . Et l'on n'est point déçu par le rendu de l'accrochage. En se positionnant  au centre  de ce lieu on obtient une vision circulaire optimale qui permet d'apprécier l'ensemble des œuvres proposées. Un ballet floral s'offre à la perspective, quelques formes animales émergent de flots bleu-vert. Un vol de papillons, une ronde de poulpes, un bouquet en couronne,  et l'on passe de contrastes en opposition: négatif/positif dans une multitude de variations inattendues.
                                                           
 
Posés çà et là sur les colonnettes,  les commentaires encadrés ( tous de belles signatures!)  sont laudatifs, mais judicieux, et  riches de renseignements. Les catalogues retracent un parcours international, varié, éclectique, toujours en recherche de créativité inventive dans l'expression picturale.
Une renommée mondiale récoltée au fil des participations :
Allemagne, USA, France (Belfort, Paris...), Japon, Italie....
Pour voir l'artiste se jouer de la matière  et découvrir d'autres œuvres, s'informer de son actualité....:



Free lance Writer 
Culture  Art  Patrimoine
(photos: C.V. -montages N-L. M.)