samedi 24 septembre 2022

Space poetry , Raumpoesie , poesía espacial, poesia spaziale...

 A travers les pages des revues spécialisées, en images, en dessins, en schémas, l'espace se révèle  aux yeux du candide. D'observations patientes en photos saisissantes, d'expériences courageuses en tentatives hasardeuses, des structures  subodorées,  mais quasi inconnues,  prennent forme. Les interprétations scientifiques sont alors vulgarisées pour être accessibles au plus grand nombre. Et l'on peut prendre du recul, de la hauteur, relativiser son quotidien terrestre, en portant son attention vers les hautes sphères, au-delà de l'atmosphère.

- des sites
                                     

Le big bang , les planètes éloignées, les étoiles éteintes, deviennent des sujets potentiellement intéressants. Devant la beauté des couleurs, la surprenante variété des formes, on peut parler de "poésie de l'espace". Plus surprenant que les tableaux d'Art Moderne, l'agencement graphique, géométrique, des corps célestes a de quoi susciter l'admiration. Pourtant difficile de ne pas songer au surréalisme de certaines  œuvres de  Salvador Dali et de Max Ernst.               

La notion d'infiniment grand, comme celle de l'infiniment petit, dépasse la plupart des humains en leur faisant miroiter et ressentir une sensation proche du vertige intellectuel. Chacun y met alors ce que bon lui semble,  afin de tenter de trouver une, ou des explications que la rationalité ne cautionne pas forcément. Loin des savants calculs ou démonstration scientifiques, les articles de vulgarisation ont cet indispensable mérite de faire approcher ces notions difficiles et ardues. On peut y adjoindre des vidéos, des interviews, et  des documentaires. Ainsi, les plus réfractaires, peuvent néanmoins avoir une idée sur un thème qui intéresse mais qui est encore  mal connu du grand public.

- des revues: 
Science et Vie, Science et Avenir, Futura.. 
- En philosophie:
Les lecteurs des revues étant des adultes, des ados, et  des enfants, tous  passionnés par le sujet, il existe donc plusieurs sortes de publications ciblées selon les âges. 
- En musique:
M. Pokora: Les planètes
Gustav Holst : Les planètes
The Spotniks: Telstar
 The pillars of space :
En 1995, deux chercheurs de l'Université de l'Arizona  capturent un cliché intrigant grâce à un super téléscope (le HTS). Il s'agit de poussières interstellaires, agglutinées en colonnes, au centre de l'amas M16, dans la nébuleuse de l'aigle. Ces poussières passent à la postérité sous le titre mystérieux de " Pillars of creation " ( les piliers de la création).


Free lance Writer
Culture  Art  Patrimoine 
                                                                                        Photos: Nasa et revues scientifiques
                                                                                       Montages: N-L. M. 

mercredi 14 septembre 2022

Les expressions de l'Histoire

 L'oralité a ses exigences, ses codes, ses références. L'évolution du langage en a certes modifié quelques aspects mais il subsiste certaines  subtilités que l'on ne saurait passer sous silence, faute de les employer. Des noms de personnages célèbres, de lieux, de faits, ont été la source d'expressions passées à la postérité. Mais pour en savourer la juste utilisation, encore faut-il posséder quelques références en histoire, en mythologie, en géographie, en musique, en littérature,.. (en fait,  en Culture  générale). 

En passant  à la postérité, certains noms propres sont devenus communs, en se dotant d'un déterminant.


En 2022, pour leur 39e édition, les Journées Européennes du Patrimoine se déroulent les 17 et 18 septembre. Elles ont pour thème : le patrimoine durable. Le bâti est  donc encore à l'honneur. Le préserver, le conserver, le défendre, sont de nobles missions que les associations locales relaient efficacement. 

https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr/

Or,  qu'en est-il du langage ? Ce patrimoine vivant, à la fois évolutif et conservateur, d'un emploi quotidien, est l'indispensable outil de communication et, en tant que tel, mérite attentions et interventions pertinentes. N'échappant pas au courant de jeunisme ou de réforme, il se déforme. Il est indispensable d'en rappeler quelques particularités, même si l'on pense que la désuétude, la rareté de l'emploi, le paralysent, l'immobilisent en quelque endroit.

                                   

Quelques expressions: (liste non exhaustive)
- Fier comme Artaban:   héros de légende, ou de mythologie, au caractère impétueux et altier.
- C'est Byzance: C'est l'opulence, le luxe,   en référence à la capitale de l'empire ottoman au temps de sa splendeur. 
-  Ce n'est pas Versailles, ici: C'est une incitation à l'économie, contrairement aux dépenses coûteuses affichées dans le  train de vie du château éponyme, au temps de Louis le Grand. 
C'est Austerlitz: Victoire  flamboyante de Napoléon Ier et de son armée
C'est la Bérézina: rude défaite en Russie de Napoléon passant le fleuve éponyme avec ses troupes.
- C'est dantesque: hors norme, effrayant, en référence à l'ouvrage de Dante "L'enfer"
- C'est cornélien: se dit pour un choix particulièrement délicat, difficile, réclamant un sacrifice.
- C'est wagnérien: grandiose, impressionnant, à l'image des opéras de Wagner
- La césarienne: acte chirurgical pratiqué dit-on pour la 1e fois lors de la naissance de Julius Caesar Imperator.
- C'est ubuesque: le roi UBU est un personnage grotesque et ridicule créé par Alfred Jarry
- Une lapalissade: une évidence se voulant être un trait d'esprit.
- C'est spartiate: rude, sobre, dépourvu de toute futilité décorative, inconfortable, telle l'éducation des enfants à Sparte. 
- Le supplice de Tantale: personnage de la mythologie, condamné à subir la menace de la chute d'un lourd rocher sans pouvoir l'éviter.
- C'est la Saint Barthélémy: évocation d'un massacre perpétré envers les Protestants, au XVIe s. à Paris et dans toute la France.
- Se prendre pour la Pompadour; se parer comme la favorite royale (bijoux, vêtements luxueux..), être d' une coquetterie extrême.
                                                

Dans certaines circonstances , les discours, les cours, les rédactions s'enrichissent d'expressions non traduites (en latin, en anglais, en allemand, en italien...). Ce qui suppose que le lecteur, ou l'auditeur, sait ce dont on parle,  et qu'il possède les références culturelles pour saisir le sens réel du propos. (ex nihilo, extra muros, in situ, the right man at the right place, Sturm und Drang,e cosi,  ...). 
 


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dimanche 28 août 2022

Les Saintes Maries de la Mer, Claude, et Luc : musée et + !

 Avant la tradition camarguaise, le village des saintes Maries de la Mer  a connu  d'autres us et coutumes, l'Histoire et ses vestiges en témoignent. Cela méritait que l'on s'y penchât dessus et que l'on pût concrétiser cet important épisode de la chronologie locale.          

 
 
Hommage aux archéologues Claude Raynaud et Luc Long  :
De fouilles  sous-marines en conférences, le passé de la côte camarguaise a refait surface. Si l'on connaît l’opiniâtreté et la persévérance des Historiens, celles des archéologues n'ont rien à leur envier. La découverte de matériel archéologique au large du village a largement étayé les théories développées au cours de réflexions préalables, en faisant "parler les cartes" (géographiques, anciennes!!!) ainsi que les compte-rendus des études établies lors des siècles précédents. Deux hommes ont particulièrement contribué à cette démarche, visant à une connaissance plus précise et plus fiable de l'histoire du delta et de ses îles. Claude Raynaud (Directeur de recherche UMR 5140- HDR-CNRS- UPV- site St Charles- Montpellier)  et Luc Long  ((DRASSM- CNRS-UMR 5140-Université Paul Valéry-Montpellier)
Infatigables vulgarisateurs et  passeurs de savoir, les deux scientifiques ont largement contribué à une meilleure connaissance du secteur (Histoire, géologie, hydrographie, archéologie...) par  le contact avec le public et la générosité de leurs propos (conférences; interviews, articles, interventions auprès des associations locales (comité scientifique)). 
Outre les publications dans les revues et bulletins scientifiques, des ouvrages à large diffusion sont parus: 
- "Du Vidourle à l'étang de l'Or"  (2013) Claude Raynaud
-"La Camargue maritime"-Editions Naef (2021) Luc Long
                                        
Le besoin, l'évidence d'un musée se firent jour rapidement. Il fallait ensuite trouver les bons interlocuteurs et les décideurs locaux, ainsi que les indispensables moyens matériels (financiers, immobiliers) . Entre les divers pôles importants  déjà existants (Montpellier (Musée Henri Prades /Lattes) , Nîmes (Romanité), Arles (Arles Antique) , Narbonne( Narbo Via)), il était pourtant difficile de se faire une place.  
Ce fut une œuvre de longue haleine, certes,  mais le résultat est à la hauteur des espérances (des protagonistes et du public). Le Musée met en valeur l'Histoire des activités maritimes de l'Antiquité. La présentation du matériel archéologique est largement soutenue par des panneaux explicatifs précis et clairs, dont le vocabulaire reste accessible au grand public, ainsi que par d'instructives vidéos récentes A l'étage, un espace est dévolu à une histoire plus contemporaine tandis qu'un autre abrite des éléments de celle des incontournables traditions taurines locales. 
                                      
A travers les collections (photos de personnages, objets,archives, vestiges...), l'on voyage dans le temps et les faits. Des Romains à Folco de Baroncelli et ses amis amérindiens, des Etrusques aux Saintes à qui la cité doit son nom, l'aventure a connu des épisodes riches en rebondissements et en découvertes.
                                         
 Ouvert le 12 juillet 2022, le tout nouvel espace muséal espère attirer et retenir l'attention d'un public curieux et passionné. Les connaisseurs  ne s'y tromperont pas et les néophytes ne seront point déçus. Car, de telles visites,  l'on ressort toujours plus savant et plus riche en connaissance.
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 Arts plastiques/ Exposition
                                              
Face aux arènes, se situe un lieu de prédilection  bien connu des peintres: le relais culturel.
En ce mois d'août 2022, si  un habitué : Esteban, présentait ses toiles, il y avait également Liska LLorca, une artiste attachante qui proposait son travail au regard du visiteur. Les sujets des tableaux mettent en exergue la faune camarguaise. Taureaux et chevaux y sont magnifiés dans leurs attitudes et leurs postures naturelles. Le pinceau traduit le mouvement en allures harmonieuses. Les couleurs se fondent, se juxtaposent, dans un ensemble où se dégagent l'énergie et  la vie,  par le talent de l'artiste.  
 
Free lance Writer
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samedi 20 août 2022

Pierre- Marie Brisson : peintre, graveur... rêveur

  Peindre et créer: quand le geste devient une évidence ...              

 Les formes des modes animal et végétal ont inspiré l'artiste  qui, selon le titre générique de l'exposition grand-mottoise (depuis le 29-6- et jusqu'au 28-8-2022), se situe "entre ciel et mer" . Un foisonnement de silhouettes, une explosion de dégradés de teintes, des coulures qui donnent du volume tout en permettant à la lumière de s'accrocher, s'offrent au regard  curieux du visiteur.  Car, certes, si l'on peut se contenter de discourir oralement sur les œuvres,  l'on passera néanmoins à côté de la démarche essentielle : la visite in situ. 
Se déplacer pour aller à la rencontre de la production d'un  artiste est un projet concret, né d'une intention qui dépasse le convenu et la tendance.  On vient voir, mais l'on se laisse happer, surprendre, étonner, et pourquoi pas: émerveiller. 
Des titres, de toiles, aussi  évocateurs que poétiques: Les étoiles amoureuses, Les eaux douces, Espoir, Aquarium, Tout le ciel est nécessaire.... 
 
 A l'espace Michèle Goalard, le volume de la pièce autorise les grands formats . Et l'on n'est point déçu par le rendu de l'accrochage. En se positionnant  au centre  de ce lieu on obtient une vision circulaire optimale qui permet d'apprécier l'ensemble des œuvres proposées. Un ballet floral s'offre à la perspective, quelques formes animales émergent de flots bleu-vert. Un vol de papillons, une ronde de poulpes, un bouquet en couronne,  et l'on passe de contrastes en opposition: négatif/positif dans une multitude de variations inattendues.
                                                           
 
Posés çà et là sur les colonnettes,  les commentaires encadrés ( tous de belles signatures!)  sont laudatifs, mais judicieux, et  riches de renseignements. Les catalogues retracent un parcours international, varié, éclectique, toujours en recherche de créativité inventive dans l'expression picturale.
Une renommée mondiale récoltée au fil des participations :
Allemagne, USA, France (Belfort, Paris...), Japon, Italie....
Pour voir l'artiste se jouer de la matière  et découvrir d'autres œuvres, s'informer de son actualité....:



Free lance Writer 
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(photos: C.V. -montages N-L. M.)








vendredi 19 août 2022

MISIA SERT: queen of Paris !

                                                   MISIA   SERT (1872-1950)
       Marie Sophie Olga Zénaïde Godebska épouse de Thadée Natansion, puis d' Alfred Edwards, et de José Maria Sert.

Un seul  prénom, Misia,   et le tout-Paris mondain et artistique du XIXe siècle s'enflammait.  Dans la sphère des réceptions mondaines, des spectacles, des salons, la jeune femme évoluait avec aisance,  esprit, générosité. Chez elle se côtoyaient les gens illustres, célèbres, importants, qu'ils soient artistes ou non.      

 Misia, la femme: d'origine polonaise (Godebski) , deux unions Natanson, Sert, dont elle use du nom pour entrer dans l'Histoire des people parisiens de son époque.

                                    

Misia, la muse: celle qui inspire, qui  pose en tant que modèle, des peintres (Renoir, Toulouse-Lautrec,Vuillard,..) Elle fut sujet d'affiches, de couverture d'ouvrage, de parfum, de photographies et de tableaux.

Misia, la musicienne, l'égérie : pianiste virtuose qui s'est produite en concert, elle fut l'élève de Gabriel Fauré et de Franz Liszt/ Elle inspira Claude Debussy et Erik Satie. 

Misia, la mécène: femme à l'aisé train de vie, elle a su partager  ses largesses en aidant quelques amis de son entourage, ainsi que l'attestent certains éléments de sa correspondance.    (I.Stravinski) Donnant de grands dîners, elle aimait à s'entourer de fidèles connaissances dont la plupart étaient des artistes; ( très connus ou débutants).

Misia, l'amie:  de Chanel, de Diaguilev, de Serge Lifar, de Jean Cocteau...                  

Une exposition : Nîmes,  au Musée des Beaux-Arts, du samedi 2 juillet au 30 octobre 2022:
'Saga Godebski, une famille artiste"
- en 2012 à Paris au Musée d'Orsay 

Une biographie: " The life of Misia Sert "(Arthur Gold - Robert Fizdale /1980) est un ouvrage complet qui narre l'existence de ce personnage déroutant et hors pair.  A travers quelques missives et beaucoup d'anecdotes, le lecteur est entraîné à la suite de cette femme adorée du Tout-Paris du début du XXe siècle. De sa vie riche en événements, en rencontres,  on pourrait s'inspirer pour en faire un roman ou un film.



Free lance Writer                                           
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samedi 23 juillet 2022

La soie d'or: tout un roman !

 L'inévitable évolution de l'humanité conduit à maintes légitimes  interrogations.
- Le progrès est-il perte ou gain de savoir ? 
- Le genre humain est-il condamné à cette course en avant ?
- La transmission est-elle un droit ou un devoir ? 
Chacun y apporte ses propres réponses, créant, ou non, un débat qui se veut constructif et non stérile. 
Dans la série des pertes engendrées par le progrès,  on relève immanquablement celle de certains métiers attachés à un savoir-faire ancestral, hélas tombé en désuétude, et détrôné par une mécanisation souvent outrancière. Filer et tisser sont encore des gestes professionnels actuels. Il existe cependant certains secteurs qui confèrent un caractère d'exception à ces pratiques issues de la plus haute Antiquité. 
  Le Byssus (en grec: βύσσος /lin fin) de la Pinna nobilis est une matière étonnante. Entré dans la légende aussi bien que dans l'Histoire, il a acquis ses lettres de noblesse entre des mains expertes, minutieuses, attentives à sa rareté et aux traditions héritées des générations précédentes. On le trouve au fond de la Méditerranée sur un bivalve (appelé aussi : nacre géante). 
                                       

 Depuis l'Antiquité, des vêtements, des pièces ornementales (religieuses ou non) furent exécutés dans cette matière fragile et précieuse. Peu d'exemplaires sont parvenus jusqu'à l'époque contemporaine. Et c'est  essentiellement dans les musées que l'on peut actuellement les contempler. Défiant les siècles  et les faits, ils narrent maints récits, et témoignent du goût et des tendances de leur époque respective.
                                                          

Parution récente :
Noëlle-Louise Marti 
Roman : "La fileuse de soie d'or" (Editions Edilivre/ paru en juillet 2022)
Voir un extrait et le résumé de l'ouvrage sur le site de l'éditeur EDILIVRE. 
Partant d'une période à la croisée de certains faits, le récit donne vie à  trois générations d'individus, femmes et hommes, qui ont choisi de consacrer une partie de leur existence au byssus. De la fiction, on glisse vers un univers réel, on côtoie des personnages, on découvre des situations, des difficultés à surmonter. Le geste artisanal, dans sa précision, sa beauté, et son efficacité, est magnifié. Et si le sujet principal est  la découverte d'une matière d'exception,  les rapports et attachements humains en sont les supports.
  Actuellement du côté de Sant'Antioco (Sardaigne) , on poursuit l'aventure.....
En hommage au travail de  Chiara VIGO et à celui de ses ascendantes:
Museo del bisso di Chiara Vigo
 

 
 
 
Free lance Writer  
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samedi 16 juillet 2022

Georg Baselitz: la tête à l'envers!

 Se jouer des couleurs, des formes,  des matières,  pour laisser la créativité  s'exprimer, relève toujours d'un enjeu  L'artiste cherche constamment à  relever ce noble défi.  L'envergure et le succès ne sont pas forcément immédiatement au rendez-vous. Mais lorsqu'il réussit à évoluer sur la plateforme internationale, l'artiste se dépasse, il côtoie le génie, il rallie les suffrages des critiques et des amateurs d'art.                                  

Georg Baselitz artiste peintre, sculpteur, né en 1938, représentatif du style néo-expressionniste, est également graveur, dessinateur. Transmetteur de savoir en tant que professeur émérite (Université des Arts à Berlin), il est internationalement connu pour présenter une particularité dans sa production: des personnages renversants, parce que "renversés" tête en bas. L'artiste est un homme de son siècle ( le XXe ), sensible aux courants nouveaux revendiqués. Et cette imprégnation s'est poursuivie dans l’œuvre exécutée lors des décennies suivantes, au XXIe s., de "La grande nuit foutue" à "Drei Köpfe mit Schnecke"
Des rétrospectives internationales jalonnent son parcours:
1996:Paris /Musée d'Art Moderne
2000: autour de Marcel Duchamp
2007: London / Royal Academy of Arts
2013-2014: Paris   et Tourcoing, Musée des beaux- Arts /exposition avec Eugène Leroy
2017: Paris/Grand palais de Paris ( centenaire Rodin) 
A lire: 
                                                        
La tête à l'envers (style dit :"haut-en-bas") /
Particularité  de l'expression : les personnages "antipodiques" ( au sens médiéval)  L'artiste propose une vision assez personnelle de la perception du monde et des individus. Certes ce peut être une approche déroutante pour le spectateur candide, mais en entrant dans le monde de la  symbolique et du représentatif à contre-courant, on est invité au partage, à l'interrogation, à la projection de situations où chacun peut trouver sa version interprétative.  Haute en couleurs la production de Georg Baselitz est constituée,  en grande partie, de silhouettes anthropomorphes, souvent en mouvement. Les sculptures reprennent le thème en lui conférant un volume qui pourrait s'apparenter à l'art brut . 
Si l'on s'attache au regard des divers sujets représentés, on note une dimension   nettement scrutatrice, étonnée, et insistante. 
 Des questions émergent :
- Face au tableau : qui regarde qui ? 
- Faut-il retourner l’œuvre  afin de mieux la voir et la comprendre ? 
- Pourquoi ce choix de présentation, en peinture et non en sculpture, ou en dessin ? 
                                       


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