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mardi 16 septembre 2025

Hi Bob ! R.I.P.

 Le cheval sait que personne ne murmurera plus à son oreille,  car Robert a quitté cette Terre, dans son sommeil, à la mi-septembre 2025. Et le monde est triste: celui du 7e Art, celui des convictions, du public cinéphile, et une foule  d'admiratrices inconsolables.                      
Robert Redford (1936-2025), était un acteur, producteur et réalisateur de grand talent. On aurait pu se focaliser uniquement sur son physique, mais l'homme dépassait son apparence. Si ses origines irlando-britanniques, mâtinées de français, transparaissaient dans sa blondeur nordique, son implantation américaine avait pris le dessus. Sa carrière cinématographique a été largement récompensée. Elle a donné lieu à des engagements tenaces, concrets, avec la création du festival Sundance. Ce creuset culturel a permis la révélation de jeunes talents. Car la mission de formation, de transmission, avait un sens pour Robert Redford, qui ne voulait pas se contacter de son propre parcours. Chaque rôle interprété fut une occasion de prouver l'éclectisme, et la capacité,  de ses performances d'acteur. Si l'on regarde la liste des films où il jouait, l'on se rend compte de ses choix pour des personnages forts en caractère, dans des histoires loin d'être anodines. 



 L'acteur était attaché tout particulièrement à l'Utah (état des USA entre le Grand Canyon Park , au sud, et le Yellowstone National Park au nord), en partie à cause de la grande diversité géographique des paysages, qui offrent des décors impressionnants (montagnes, rivières, vallées, déserts..). 
Considéré comme un sex symbol de la profession, Robert Redford s'en défendait.  Monstre sacré, sans le vouloir vraiment, il a fait face à son immense succès. Devenu icône malgré lui, il a séduit la planète par ses choix professionnels et ses prestations. On a tenté de l'imiter, de le comparer, mais il est difficile d'approcher de la perfection. Dire que Robert Redford était parfait, pourrait paraître outrancier. Cependant l'homme s'en approchait vraiment.  Pour ses nombreux et inconditionnels fans, il reste une filmographie importante, de qualité, qui permet de revoir l'acteur dans son jeu et son indiscutable "présence".  Et sur le Web on peut le retrouver dans des documentaires, des interviews. 
En 13 mois,  deux monstres sacrés: Alain Delon et Robert Redford ont quitté la scène en désertant les plateaux. Le cinéma a perdu deux grandes figures de la profession,  et les femmes pleurent deux hommes qui ont contribué à susciter les fantasmes, les désirs, les rêves, qui aident à vivre, et à surpasser un quotidien souvent morose. 


Free lance Writer
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lundi 11 octobre 2021

Cinétoile, cinérêve et plus .. Mercadier Marthe, Belmondo Jean-Paul

 

                                                                   

 

Voir la réalité en face ou s'évader en rêvant à d'autres destinées, l'individu ne s'en lasse pas,  car il ne peut se passer ni de l'un, ni de l'autre. Rattrapé par les aléas de l'existence, il a l'obligation de gérer  d'abord  son quotidien (alimentaire, administratif, familial, professionnel...) aussi ennuyeux et problématique qu'il soit. Mais, afin de  maintenir un salutaire équilibre, il doit néanmoins conserver sa part de rêve. Pour cela, l'art, le sport, les voyages peuvent offrir des variantes selon les goûts et le niveau de vie de chacun.  

 Le cinéma, déclaré 7e art, est l'un de ces moyens privilégiés, apportant détente, distraction, stimulant  l'imagination et les émotions. La projection des images, en grand format, et en salle obscure,  sur un écran (la toile), transporte le spectateur  dans un monde particulier. Que l'on y change souvent d'époque,  de pays, d'us et coutumes, de décors, de faits, de personnages, c'est là l'essentiel. Il faut que le spectateur soit "embarqué", en adhérant au scénario proposé. Depuis l'avènement de ce genre de spectacle ( fin XIXe s) l'on a fait la part belle aux comédiens, et comédiennes,  qui incarnent les héros, les héroïnes. L'amalgame a été tel,  que les acteurs et actrices sont devenu(e)s eux-mêmes des idoles déshumanisées. Traqués par la presse, les fans, la course aux succès populaires, on en a perdu parfois  leur dimension  humaine. L'identification, l'engouement (devenant un véritable culte) ont été poussés par certains aficionados jusqu'à la limite de la raison. Et de séances répétitives à outrance, jusqu'aux posters géants envahissant l'espace personnel, on est arrivé jusqu'au modus vivendi. 
Chaque époque ayant ses Dieux, aucun siècle n'y échappe. Alors,  toute disparition d'idole peut être: 
-  soit le sujet de beaux hommages, dignes, vibrants, sincères, rendus au talent et au professionnalisme de l'artiste qui n'est plus.
- soit un débordement peu contrôlable avec l'expression désordonnée de sentiments confus.  
Mais dans la mémoire du public, les performances subsistent,  autant que les  moments privilégiés passés à s'extraire de contrariétés pesantes, ou de chagrins bien éprouvants. Cela,  grâce aux efforts d'hommes et de femmes,  ayant reçu le don de la comédie, ou de la tragédie, porté jusqu'à la perfection par un travail souvent acharné et soutenu. 
 
Quand l'écran blanc devient plus sombre
Les comédiens se mêlent aux ombres
La scène semble triste, nue
Mais le spectacle continue....   (N-L. M. "Vita e Comedia")

 L'élégance au cinéma, au théâtre, comme à la ville, était le mot d'ordre pour cette femme virevoltante, souriante, et populaire. Dotée d'un jeu de scène dynamique, d'une diction déliée, Marthe Mercadier (1928-2021) incarnait chacun de ses personnages, avec fougue, et sincérité. Faisant les beaux jours du théâtre de boulevard, elle en  a rendu célèbres de nombreuses pièces. Le plaisir de jouer  à fleur de peau, la comédienne, en dévoilait toute la palette avec ses prestigieux partenaires : Michel Galabru, Robert Lamoureux, Olivier Lejeune.... pour la plus grande joie du public.
La poule aux œufs d'or :
 
                                                                             
 
Récemment disparu,  l'acteur Jean-Paul Belmondo (1933 - 2021)  a laissé un grand vide dans le milieu artistique (théâtre, cinéma). Celui qui fut également directeur, producteur, savait époustoufler son public  par de spectaculaires cascades, une présence scénique et une personnalité hors normes. Sachant s'attirer la sympathie, il avait pu être proche des gens, au point qu'ils ont eu l'impression de perdre un ami. Que d'aventures, de rêves, de rires, et de scènes émouvantes, les spectateurs auront donc  partagés, grâce à lui,  tout au long d'une importante carrière (cinéma, théâtre),  étalée sur plusieurs décennies.  

A travers quelques extraits de films:
Cyrano de Bergerac : la tirade du duel :
Lors d'1 interview: 
Cyrano de Bergerac (Edmond Rostand) - Acte V- scène VI -
 "Oui, vous m’arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J’emporte malgré vous, et c'est... mon panache !
"


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samedi 15 juin 2019

La Palme de Cannes

Cannes et son légendaire  festival, en cette année 2019, ont décerné une palme d'honneur à la carrière d'Alain Delon..
Fauve taiseux, mystérieux,  au regard magnétique, l'acteur, bouleversé, ayant reçu la palme d'or des mains de sa fille Anouchka,  a répondu par une déclaration aussi lucide qu'émouvante, saluée  par une salve d'applaudissements nourris. Le parterre était partagé entre émotion et bonheur.
Palmarès étonnant dans la durée,  lors d'un parcours où la star a travaillé avec les plus grands metteurs en scène de l'époque. Homme de carrure, d'envergure, de forte personnalité, Alain Delon dans chacun des films interprété, entrait dans le personnage en y apportant le poids d'un jeu particulier dans la justesse, la sobriété, ce que seule une présence remarquable permet de faire.
Le ton, le geste, la prestance, ou la roublardise, la naïveté, l'insolence, le détachement ou la détermination, l'autorité ou le cynisme :chaque rôle était une composition  à la mesure de son talent.                                                                 
Moins présent sur les plateaux, l'acteur, non exempt d'humour, ayant le courage des marques de l'âge (sans chirurgie esthétique), a un regard sans détour sur sa filmographie, et sur ses partenaires.
Monstre sacré, sex symbol, il a donné la réplique à d'autres noms célèbres  du grand écran  (R. Schneider, A. Girardot, S. Signoret, C. Cardinale, M. Darc, R. Burton, J-P.  Belmondo, J.Gabin, C. Jürgens, Ch. Vanel, K. Blinski, L. Ventura, A. Bourvil, Y. Montand...) .Alain Delon aime entreprendre, se lancer de nouveaux défis.  Il a ainsi été  également un réalisateur, un producteur, un acteur de théâtre, de téléfilm, un chanteur.. Vivant ses passions en les concrétisant, il évolue avec succès dans le milieu hippique, celui de la boxe, des collections d’œuvres d'art, des créations de produits de luxe... 
On le dit:  charismatique, intemporel, ayant une notoriété planétaire, toujours pris en référence en image (sujet de publicité, musique,théâtre, manga...) mais le "Samouraï du printemps" qui a connu le plein soleil de la gloire, sans éclipse, reste  un insoumis, héros d'histoires extraordinaires et d'amours célèbres.
Cannes a donc vibré en cette année 2019, comme les précédentes. avec son lot de discussions, de prix décernés, de désaccords, de défilés de tenues (parfois inattendues et improbables) sur tapis rouge, de ruées de badauds venus tenter d'apercevoir ( de photographier) leurs idoles gravissant les marches du mythique Palais des festivals. Il est vrai que l'engouement peut se justifier par la grande popularité d'une  manifestation au retentissement mondial. Le crépitement impressionnant des appareils des paparazzi en témoigne. 
A lire sur ce même blog 2 articles :
 https://international-culture-blog.blogspot.com/2012/05/un-certain-regard-sur-la-croisette.html?m=1

http://international-culture-blog.blogspot.com/2014/05/con-lo-sguardo-di-marcello.html
La  72e édition  s'est déroulée, du 14 au 25 mai, sous la présidence de Charlotte Gainsbourg et Javier Bardem, la présentation était assurée par Edouard Baer et le jury était présidé par  Alejandro González Iñárritu. 
Pour en savoir plus : 
https://www.festival-cannes.com/fr/

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mardi 2 octobre 2018

Monsieur Aznavour, Charles ...

 Si la chanson française est en deuil avec le départ de Charles Aznavour, 94 ans,  auteur-compositeur -interprète, c'est également la langue française qui a perdu l'un de ses plus grands fans, l'un de ses plus fidèles  ambassadeurs et l'Arménie se sent bien orpheline .. ..
Ciseleur de mots, de formules expressives,  mélodiste efficace, artiste dans l'expression et dans l'âme, Charles laisse un répertoire de plus d'un millier de chansons au terme d'une carrière qui a couvert plusieurs décennies.
Comment choisir, en illustration de ce très bref hommage, l'une d'entre elles dans cet immense  panel éclectique ? Car on a souvent dit qu'Aznavour avait surtout, et souvent,  chanté l'amour ..Certes, et il le fit sublimement, avec un vocabulaire choisi mais accessible par tous, or il a su aborder d'autres thèmes tout aussi sensibles et universels : le temps qui passe, la jeunesse enfuie, la vieillesse, l'amour filial,...
Acteur, il s'est illustré dans quelques films en campant des personnages authentiques et non surfaits. 
Artiste mondialement connu et reconnu, il s'est produit en tant que chanteur, sur les scènes les plus prestigieuses, nouant tout au long de sa vie et  au fil des rencontres professionnelles,  des amitiés complices avec de grandes stars ( Edith Piaf, Céline Dion, Sammy Davis Jr,  Barbra Streisand, Liza Minnelli ...)
S'il est actuellement difficile  et trop prématuré pour dire l'impact immense que Charles Aznavour a eu sur la vie artistique mondiale, il est certain que son absence laisse un grand vide. Et l' on peut cependant affirmer qu'il a inspiré la jeune génération, à qui il sert d'exemple et de référence  à plus d'un titre.  Le public, encore une fois, ne s'y trompe pas et a manifesté  sa tristesse (via les réseaux sociaux et autres plateformes) . La presse, elle-même s'est répandue en articles élogieux, retraçant  avec force photos l'album d'un riche parcours: celui d'un homme ne reniant pas ses racines arméniennes, mais les revendiquant avec fierté, exigeant dans son art, dans ses engagements (humanitaires surtout), et fidèle à un public de fans  qui le  lui rendait bien.  
Pour  revoir et entendre Ch. Aznavour à la télévision
 (dans un entretien accordé à Catherine Ceylac en janvier 2018)
 https://www.youtube.com/watch?v=hTrOKB-vAAM
Et en chansons :
- Les plaisirs démodés:
https://www.youtube.com/watch?v=SQ7qGowBOv0
Les deux guitares :
https://www.youtube.com/watch?v=3zFuuorDvAA


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lundi 12 mai 2014

Con lo sguardo di Marcello...

Une palme pour des étoiles
Cannes, du 14 au 26 mai 2014, offre la 67e édition de son cultissime Festival de Cinéma. Une fois encore,  le tapis écarlate sera foulé par une pléiade de stars,  prenant la pose au pied des marches de l'escalier du Palais, pour la plus grande joie du public et des photographes.
Défilé de smokings, de robes de soirée, de sourires de circonstances : la manifestation attire toujours autant de badauds et d'inconditionnels. L'époque des starlettes en mal de rôle est peut-être révolue, mais, signe des temps actuels, les People  font,  plus que jamais,  recette. Si la magie n'est plus, comme la nostalgie, ce qu'elle était, la part du rêve, elle,  est encore possible et accessible,  à condition de se trouver au moment clé sur la Croisette.

Plusieurs personnalités de la sphère cinématographique (actrices,  acteurs, réalisateurs, metteurs en scène ..) officient à des postes incontournables de tout festival. Ainsi, cette année, ont été choisis dans la profession : 
 Lambert Wilson, pour être  le Maître de cérémonie
Le festival dans son ensemble est placé sous la présidence de Jane Campion 
La Présidente du Jury de La caméra d'or : Nicole Garcia
Le Président du Jury Un certain regard : Pablo  Trapero
L'invitée d'honneur de Cannes classics : Sophia Loren
Le président du jury de Cinéfondation et courts métrages : Abbas Kiarostami
La sélection officielle fait toujours débat. Cette année n'a pas manqué à la tradition. La compétition n'en est que plus âpre, car cette sélection se veut éclectique, glamour, très représentative de la tendance, allant du biopic au thriller, en passant par le drame (genre largement représenté)  et le film historique. De quoi répondre à pas mal d'attentes, par des  découvertes inespérées et, pourquoi pas,
d 'agréables surprises, ou  de  sensationnelles révélations ?  Les frères Dardenne sont du lot des 18 élus, avec leur  film: "Deux  jours,  une nuit ", autre sélectionné, celui de Bertrand Bonello  : " Yves Saint Laurent", et un Godard: " Adieu au langage" .
Derrière la grande industrie du cinéma, la grosse machinerie aux enjeux économiques, touristiques,  commerciaux, les prix décernés, les récompenses, le festival international de Cannes c'est aussi une ribambelle de souvenirs peuplant la mémoire collective.
 - Des images:  la foule qui se presse autour de Brigitte Bardot, le sourire admirable de Michèle Morgan, l'élégant Yves Montand accompagné de l'incomparable Simone Signoret., le séduisant  Robert Redford, la belle Sophia Loren ..
- Des thèmes musicaux :" Le troisième homme" , "La dolce vita" , "Un homme et une femme"
- Des titres : La symphonie pastorale  , Le guépard,  Le pianiste, Adieu ma concubine,
- Des commentaires : ceux de François Chalais (Reflets de Cannes)  et de France Roche.
Palme d'or de Cannes, Ours berlinois, ou Lion d'or du festival vénitien, le grand écran  est récompensé, créant parfois la polémique, mais quêtant toujours l'adhésion du public: ces foules anonymes qui viennent chercher dans les salles obscures la distraction, le rire, l'émotion, le rêve, ou la réflexion. Fidèles spectateurs qui suivent (parfois de trop près) la vie des artistes, en confondant la fiction embellie avec la réalité du quotidien, la star des caméras et des podiums avec l'être de chair aux fêlures si humaines.
Sur l'affiche( Lagency/Taste) du festival 2014  : Le talentueux acteur italien, le regretté Marcello Mastroianni,  contemple de son regard d'éternel séducteur, tout ce joli monde ,  par-dessus la monture de ses lunettes noires . Cannes : questo è così ! 


Pour en savoir plus
https://www.youtube.com/watch?v=RRoOPwurAuo
http://www.festival-cannes.com/fr.html
http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18633828.html


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samedi 18 janvier 2014

Le FIPA au rythme biarrot

Pour sa 27e édition, en cette année 2014,  du mardi 21  au dimanche 26 janvier,  le Festival International des Programmes Audiovisuels, fidèle à Biarritz, offre un choix particulièrement affiné
et judicieux . Personne n'est oublié, aucune tranche d'âge n'est laissée de côté  : les professionnels; le grand public, les scolaires, les étudiants .. Productions , créations, fictions, sont au rendez-vous des rencontres, des discussions, des projections et diffusions, car tous les genres sont représentés et concourent .Depuis  sa création,  en 1987, l'événement a pris de l'importance et fait figure de référence dans le
monde de l'Audiovisuel, et celui de l'écran en général ( qu'il soit  Petit  ou Grand).    Fictions, séries, web-créations,  reportages, documentaires , créations internationales et nationales:  la sélection de l'année est en compétition pour un palmarès très attendu, et l'obtention du fameux FIPA d'or. 
 Didier Decoin, président  du FIPA , depuis 2012, a succédé à Olivier Mille.
 Education à l'image, partage d'expériences et de découvertes, le monde du visuel fait appel plus que jamais à l'imaginaire, sans occulter la nécessaire confrontation avec la réalité à travers des archives ou des documents d'actualités reflets de vidéos et d'interviews prises  sur le vif, in situ.
L'homme du XXIe siècle, parfois un peu trop absorbé par le virtuel, est, néanmoins, en demande paradoxale  de rêve  et de concret. La vie oscille entre ces 2 mondes assez peu compatibles, et les écrans sont les actuels transferts incontournables permettant de passer de l'un à l'autre, de ces univers en non-adéquation.
Hommage, donc, aux créateurs  et aux professionnels,  qui se débattent avec l'audimat, les marchés, les budgets, les castings, les compétitions diverses et le succès (ou l'insuccès) public , tout en conservant leur capacité à être inventifs, créatifs, étonnants, talentueux et originaux.
 Le FIPA c'est aussi un ensemble de déclinaisons : Fipa Campus, Smart Fip@, Fipa Industry, des ateliers de création, d'authentiques challenges et opportunités professionnelles, certes, mais ouvertes aussi au grand public. 

Pour en savoir plus et se documenter, quelques liens : 
Programme, sélection, agenda, lieux :
http://www.fipa.tv/
Archives des Palmarès : 
http://fr.wikipedia.org/wiki/FIPA_d%27or

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lundi 6 août 2012

Marylin: l'image crève l'écran

L'icône blondissime, aux formes idéales de la femme fantasmée,  a su jaillir de l'écran  blanc des salles obscures. Et sa voix,  aux accents aussi "sexy" que suaves, avait gardé les intonations de l'enfance comme ses regards innocents d'idole perdue dans un monde d'adultes impitoyables.
1962-2012: un demi-siècle s'est écoulé depuis la disparition tragique de Marylin Monroe ( Norma Jean Baker pour l'état civil -1/6/1926--5/8/1962). Dans l'imaginaire masculin, qu'elle hante encore, elle représente avec évidence, la silhouette de l'une des  plus belles femmes du monde. Pour ses congénères féminines c'est un modèle physique, envié, mais  inaccessible, comme toutes les idoles.. car l'on sait que derrière la belle apparence, maints troubles, maintes souffrances, tourmentaient l'actrice-chanteuse.
L'insaisissable bonheur derrière lequel elle a couru toute sa trop courte vie, n'aura été qu'un leurre aux attraits palpitants, sous les lumières des flashes de photographes, et des sunlights de tournages.
Ella  Fitzgerald et Marilyn
D'histoires de coeur, en poses alanguies devant l'objectif, il y avait place cependant pour des rôles multiples: drôles, enjoués, intenses, émouvants... une palette de sentiments et d'attitudes que Marylin puisait dans sa propre existence. La presse, par ses articles, la littérature, par ses biographies diverses, la télévision, par ses documentaires et téléfilms, ont décliné tous les aspects du destin exceptionnel et dramatique de cette femme exposée. Fragile, imprévisible, capricieuse, inquiète, déstabilisée, ... sont des adjectifs souvent employés pour qualifier l'actrice. On ne saurait cependant passer sous silence  sa fidélité en amitié(notamment avec la chanteuse Ella Fitzgerald) sa générosité, sa gaité spontanée, son talent reconnu ( récompensé par un Golden Globe en 1960.) ..
Que retient-on, en ce début de  XXI° s,  de la carrière et de la vie de Marylin Monroe ? Outre  des liaisons sulfureuses, dangereuses (qui alimentèrent les échos en leur temps et qui laissent bien des questions sans réponses),  il reste quelques clichés mythiques (qui franchissent les époques pour marquer encore les esprits), quelques scènes  cinématographiques d'anthologie, et des titres de chansons qui font le tour du monde associés à une image "posterisée"... Mais Marylin c'est bien autre chose, on le sait, au-delà de la star, il y a l'être humain avec son enfance douloureuse, ineffaçable, les doutes d'une fillette devenue adulte trop rapidement, les carences matérielles et les lacunes que l'on doit absolument tenter de combler, de rattraper, de surpasser, même de façon exagérée,  pour trouver la force et le goût de vivre...
Dans le monde du 7° Art, où son  bref parcours  a eu caractère de fulgurance, certes,  mais où son passage a laissé un impact indélébile, son étoile brille toujours sur le Walk on Fame(Hollywood-Los Angeles-), et la forme  de ses mains est imprimée dans le  gris ciment d'un sol starisé.
Alors, Good bye Marylin, pour un au-revoir qui ne sera jamais un adieu.









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lundi 14 mai 2012

Un certain regard sur la Croisette : sunlights et tapis rouge

Mai 2012 : Cannes propose  son annuel festival, c'est le 65e  du nom. La sélection des films  est particulièrement éclectique. Du 16 au 27, le jury sera placé sous la présidence de Nanni Moretti,  le vert des palmiers va s'unir  au rouge du célèbre tapis, sur un fond  de ciel azur.  Pour compléter le tableau aux mythiques couleurs, quelques starlettes en mal de reconnaissance prendront la pose, comme d'autres l'ont déjà fait avant elles, sur les galets de la plage du Carlton, ou bien  s'assiéront en amazones sur le capot de rutilants bolides. Cannes fait son cinéma depuis l'année 1936, attirant la foule des curieux et les vedettes du grand écran, pour une célébration très attendue, chaque année,  depuis plus d'un demi-siècle. Bousculade de paparazzi, de fans, de journalistes, au pied des marches du bel escalier pour apercevoir le défilé des noms illustres du cinéma international,   dans les tenues pailletées de  la haute couture.  Mais Cannes ne se limite pas aux voltes et aux sons froufroutants de tissus luxueux.  Les salles Debussy, Buñuel, ainsi que celle du grand théâtre Lumière, accueillent des créations qui sauront attirer les spectateurs. Plusieurs catégories sont en lice, les yeux fixés sur la petite Palme d'Or : récompense convoitée des metteurs en scène. Courts  et longs métrages sont ainsi  présentés :
- la sélection officielle - les séances spéciales- la cinéfondation- un certain regard - 
 Parmi les films retenus pour la sélection mai 2012, on trouve déjà quelques bandes annonces ( sur le web):
- Cogan, la mort en douce (Cogan's trade - Killing them softly) de Andrew Dominik
- Des hommes sans loi (Les Bondurant)( Trailer Vost ) - de John Hillcoat
- The paperboy de Lee Daniels
- Thérèse Desqueyroux
- Paradis amour
- La chasse
- Au-delà des collines de Christian Mungin        
- Mud de Jeff Nichols
- Cosmopolis de David Cronenberg
- Like someone in love de Abbas Kiakostami
- Moonrise kingdom de Wes Anderson et Roman Coppola
- Sur la route (On the road) de Walter Salles
- De rouille et d'os de Jacques Audiard
- In another country ( da-reum na-ra-e-suh) de Hong Sangsoo
 Les inconditionnels des salles obscures ne seront pas déçus car cette année encore les thèmes , le jeu des acteurs, la mise en scène, la réalisation .. tout est fignolé pour prouver que le cinéma a toujours sa place: authentique pause  dans les loisirs de nos vies agitées et souvent sujets de débats et de réflexion ou peinture acerbe de phénomène de société. Et certains prénoms,  surgis de la pellicule afin de  mieux crever l'écran,  brillent, telles les stars, et  hantent le temple du 7e art:  
Liz, Michèle, Brigitte, Martine, Curd, Jean, Sofia,  Yves, Simone, Jack, Catherine, Marcello....

Pour en savoir plus sur l'historique du Festival International du Film de Cannes ,
on peut consulter :
 -  fifcannes;com
-   le site officiel de la ville  éponyme ( une rubrique appelée "ceux qui ont fait Cannes ...")
-   http://www.cinema-francais.fr/cannes/affiches_1951.htm

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