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vendredi 10 octobre 2025

Sérénité automnale

 Les ors de l'automne de Dame Nature, sous la douceur d'une météo apaisée, procurent une pause bienfaisante,  dans le brouhaha d'un monde bien agité. Après la canicule estivale, et avant le frimas hivernal, on reprend son souffle, on modifie ses activités. On retrouve le monde associatif et ses engagements, on fréquente les galeries; les expos. La rentrée est passée, avec son cortège de préparatifs,  d'obligations, de stress parental et d'élève. L'allure se veut "sénatoriale", légèrement  décontractée, avec une petite touche de romantisme. Faisant fi de la morosité et des soucis ambiants, chacun prend un rythme plus soft. 

 Au XIXe siècle, le courant impressionniste, et même le pré-impressionniste, sont largement représentatifs de l'exploitation  du thème de l'automne. On peut, peut-être,  y voir une continuité du Romantisme, sans affectation, mais avec un suivi.                                                  
                                                                           
Si les paysages se prêtent plus volontiers à la représentation picturale, 
les personnages, les portraits, ont également inspiré les artistes. C'est alors dans les attitudes, l'allure que la nostalgie de l'automne révèle toute son évocation. 




L'Art n'a donc pas manqué le rendez-vous. Il a su exploiter le flamboyant filon. Les peintres ont saisi sur leurs toiles la subtile magie des teintes automnales. En les magnifiant, ils ont restitué la parure naturelle du décor quotidien. 


Les diverses techniques ont largement contribué à l'expression globale de chaque oeuvre. Porté par le charme de la saison,  on décèle ainsi la sérénité, le calme, la mise en valeur des couleurs. Tout ceci est largement dominé par une sorte de spleen, de mélancolie, que l'approche suggérée de l'hiver rend encore plus palpable. 
                                                               
Alors on se laisse charmer et happer par la contemplation de ces représentations qui incitent à la méditation, et presque à une sorte de recueillement.  Et la poésie n'est jamais loin de ces moments-là. 

-Yves Montand: Les feuilles mortes (J. Prévert-J. Kosma)
- Jean Sablon: September song (M. Anderson-K.Weill) 

  (liste des oeuvres non exhaustive)

Voici que la saison décline ( V. Hugo), Vagabondages ( Kieran. Wall), Octobre est doux (Albert Samain) ... 





"...Il est parti un jour d'automne 
Discrètement brutalement.
Dans un mystère si inquiétant
Que le ciel même s'en étonne                                                                   
Et depuis lors les jours passants
Défilent pèsent puis questionnent..."
( Alexander: who, why, how ?)


Free lance Writer 
Culture  Art  Patrimoine


lundi 2 septembre 2024

Nuit d'étoiles ... Nacht mit Sterne, Night with stars, noche con estrellas

La nuit est source d'inspiration, comme elle fut certainement source d'interrogations protohistoriques.
L'absence de l'intense  lumière diurne devait susciter l'étonnement, puis l'admiration. Et l'on a peuplé l'espace céleste  de maintes divinités  que l'on se faisait un devoir d'invoquer afin de s'en attirer les bonnes grâces. 
Le Recueil poétique "Nocturnes" propose une déclinaison de ces divers moments; Les poèmes sont brefs, lisibles dans la chronologie des pages ou au hasard. On lit , on laisse, on reprend, on relit... Le lecteur suit son rythme sans forcément adhérer à un ordre établi. 
La poésie n'est-elle pas vecteur d'une certaine  liberté ? 
Avoir " la tête dans les étoiles", apporte une pause, un peu de rêve , dans un quotidien morne et anxiogène. Autant ne pas s'en priver, et  en profiter... 

Pour plus de renseignements (voir d'autres parutions) et lire un extrait , consulter le site de l'Editeur:
Nocturnes - Noëlle-Louise Marti - Edilivre                      

    *                   *                    *                   *                   *                   *

Dans le milieu du cinéma, on cite souvent les étoiles (= les stars)pour parler des  acteurs: comédiennes et comédiens. Lorsque l'une  d'entre ces étoiles  nous quitte pour rejoindre le firmament, l'horizon de nos vies s'assombrit. Mais l'on dit que la voûte céleste s'enrichit alors d'un éclat supplémentaire pour éclairer le ciel ... 
Alain Delon, acteur unique, irremplaçable,  a donc laissé son habit de "guépard".  Le grand écran est en deuil d'un "monstre sacré" au jeu félin, intense, sans faux-semblant. Lui, à qui l'on avait demandé simplement " d'être"  et non de paraître, devant une caméra, tellement son charisme crevait la scène et l'écran.  Il reste aux spectateurs le témoignage des films, des documentaires et interviews. La prestation devenue  un classique, va désormais être cultissime.  Et le spectateur lambda va   rejoindre le nombre des cinéphiles. 
                                                               


Free lance Writer 
Culture  Art  Patrimoine 










samedi 17 juillet 2021

Metropolitain : tout un poème !

                                                
Métropolitain ( du latin ;metropolitanus) = de la mère patrie
Le Métropolitain (Métro)  parisien est un authentique réseau d'artères en grande partie souterraines, donc  sous la capitale française.  Quatre lettres le désignent actuellement : RATP   pour Régie Autonome des Transports Parisiens. Avec  ses 1,1 million de voyageurs quotidiens (et  3,3 milliards par an) ce moyen de transport collectif a largement prouvé son indispensable utilité.  Evidemment, l'on songe également au trafic aérien qui emprunte les voies urbaines en surface: ex:les autobus (il y a aussi le RER)  Au service de l'agglomération et des voyageurs, à Paris même, en banlieue, les lignes (de T1 à T8)  tissent une toile  qui relie les stations, les quartiers, lieux de vie, et de travail.  

"De Lutèce à Paris en lettres capitales
De stations en stations sous la ville en dédale
Les wagons en chenille du Métropolitain
De jour comme de nuit convoie
nt les citadins"  (N-L. M.  )

                                                             
Quelques dates de son histoire:
La deuxième moitié  du XIXe siècle a vu émerger des projets pour faciliter les transports des individus dans les grandes villes. L'ère industrielle, les prémices de nouveaux courants artistiques, l'exploitation des sources d'énergie, et l'organisation de l'Exposition Universelle dans la capitale française (inaugurée en avril 1900 par le président Emile Loubet), ont aidé à la concrétisation de projets d'une étonnante ambition. 
La réalisation, à la fin du XIXe siècle, a été possible grâce au baron Empain et à l'entreprise Schneider . les premières lignes parisiennes sont ciblées: Nord-Sud / Est- Ouest, suivant (vaguement) le Cardo et le Decumanus romains) ) 
1899: Sous le sigle CMP ( Compagnie du Chemin de fer du Métropolitain de Paris) 
1900: 1e ligne  ouverte ( Pte de Vincennes- Pte Maillot)
1948: RATP 
Des exemples d'ailleurs:  
Londres: 1863
Lyon:1872 (projet)                                                           
NY:    1904 
Tokyo: 1927
                                                               
Des slogans publicitaires: " A demain", "Demandez-nous la ville", "La ville a de l'avenir', "Moving towards a better city"...
Des formules: "Métro, boulot, dodo".  "faire la manche dans le métro", "en voiture, svp!", "rater le métro"...
Dans les Arts: au cinéma "Le dernier métro" (1980),"Rabbi Jacob" (1973), "La vengeance du serpent à plumes".(1984), "Subway" (1985)..
En chansons: C.Trenet " Y a d'la joie", S. Gainsbourg " Le poinçonneur des Lilas", K. Girac "Dernier métro", E. Piaf " Le métro de Paris", Y. Montand "Métro"....

En architecture: quand l'Art Nouveau est au rendez-vous des accès aux stations, avec ses panneaux en fer (fonte) ouvragé, c'est l'empreinte de toute une époque, qui marque les étapes  d'un trajet. Il en est de même pour les décors émaillés des murs.                 

Les petits métiers:la plupart ont disparu des couloirs, c'étaient des kiosques à journaux, des guérites de jeux de hasard, des marchands de friandises, les poinçonneurs...

Que ce soit dans les rames, ou dans les couloirs,  le métro est avant tout un lieu de vie (ou de désespoir), de passage, de rencontres (bonnes ou mauvaises), un grouillement de population aux heures de pointe, ponctué de musique (chanteurs, musiciens),  d'images (affiches diverses), avec des points de ravitaillement (distributeurs divers). La lassitude du voyageur est alors égayée un instant, l'attention est captée permettant  à l'individu de s'extraire, quelques minutes, de la grisaille du  quotidien. Depuis quelques années, on peut même y découvrir des panneaux d'exposition, des poèmes issus d'un concours organisé par la RATP( Concours de poésie 2021) 

Sebastiao Salgado ( jusqu'en septembre 2021)

Lauréats du concours de poésie:
  Un musée, pour en savoir plus sur les transports :
 
 
Free lance  Writer
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mercredi 17 mars 2021

Le souffle du printemps ...

 Spring breathe, Frühlings Luft 

                                                   

Mars 2021:  le Printemps des poètes ne masque pas sa détermination à proposer, une fois de plus, son florilège de textes. Car, plus que jamais, le mot a son poids. L'humanité a besoin de rêve, de poésie, autant que de force, et d'espérance, pour affronter son quotidien. L'an dernier, en 2020, le thème de la manifestation était:  le courage, cette année c'est : le désir.  Alors ...  Pourquoi ne pas "se réveiller au souffle du printemps ?? "  Roberto Alagna ( Werther d'après Goethe)
 Pandémie, couvre-feu, confinemen,t peuvent restreindre les déplacements des humains, mais la Nature poursuit son cycle, comme elle le fait depuis la nuit des temps. Le printemps vient donc consoler les cœurs, en offrant ses fragrances, ses  couleurs. Il inspire toujours autant  les poètes.
                          
 Lue, dite, écoutée, la poésie n'est point tombée en désuétude, contrairement à ce que l'on pourrait penser. Le XXIe siècle a certes vu l'explosion de l'emploi des technologies nouvelles; L'homme semble désormais  faire corps avec la machine. Les yeux rivés sur les écrans, il se détache du réel.. Or, jamais les textes, l'écrit, n'ont eu plus de portée, de sens. Si les conditions de vie actuelles obligent à des restrictions diverses, à une autre maîtrise  de l'emploi du temps, le quotidien pesant s'allège parfois à l'aide de récits, de romans, de littérature, de poèmes. En visio, en audio, en lecture silencieuse et traditionnelle, on adapte individuellement son besoin, sa découverte, pour en retirer le meilleur. 
Démocratisée, désacralisée, la poésie se veut accessible à tous. Sous ses diverses formes, elle a des objectifs  légitimes et ambitieux: elle franchit les frontières, les générations, les courants de mode, les structures fixes. Elle s'affranchit des complexes, des barrières sociales, pour gagner le bien le plus précieux; la liberté.  
 Maintes démarches sont tentées pour attirer l'attention et les participants : les concours, les publications, les rédactions à thèmes imposés ( et parfois aussi le  nombre de signes) , les manifestations exceptionnelles : Nuit de la poésie, Voix de la poésie, A vos plumes, Temps des poètes, ... Et le succès de la participation  vient confirmer le bienfondé de l'objectif initial . Si d'aucuns estiment que la discipline n'a point  d'amateurs,  ils se leurrent.  les réseaux sociaux se font le relais ( et la vitrine) de l'expression poétique actuelle. Certes, il y a des maladresses, de l'à-peu-près, du bon, et du moins bon, mais chacun y trouve son content. Longtemps l'on a voulu cantonner la poésie, comme la musique classique,  dans un cercle d'initiés élitistes, au nom de l'excellence; Louable intention, mais qui a ses exclus; Or donc l'expression a trop longtemps été muselée pour que l'on y accorde encore des chaînes restrictives.  D'abord scolaire, puis familiale, la récitation  a connu ses heures de gloire ( et de bienfaits). Mais, apprend-on encore à "dire "?  Si l'on en croit certaines articulations du  moindre échange oral (téléphonique ou direct), la réponse est négative. On affuble son propos,  à loisir,  de tics de langage, de mots tronqués,  jusqu'à en perdre le sens.  Qu'en est-il du compliment,  récité, ou écrit, pour  une occasion solennelle ? On oublie volontiers le texte simple,  joliment tourné, au profit d'un récit humoristique,  au goût parfois discutable. 
Le printemps, et ses poètes, ont immanquablement véhiculé une image surannée de clichés désuets, romantiques, utopistes, (les oiseaux, les petites fleurs, le luth, le troubadour, le soleil, le ciel bleu ...) . Or, du pamphlet  au tract ciblé,  l'on oublie souvent qu'il existe aussi une poésie sombre, réaliste, acerbe, narquoise, virulente, contradictoire ..  Le courant se perpétue, depuis l'Antiquité,  à travers les millénaires qui ne sont pas parvenus  à étouffer l'inextinguible flamme créatrice. Primé prestigieusement  ou timide anonyme, le poète s'inscrit dans un élan créateur de rédaction qui s'actualise selon les us et coutumes. Si l'on ne parle pas d'amour de la même façon que nos ancêtres, on en parle encore, et, là, est, peut-être,  le miracle. 
  N-L. Marti -Récentes publications 
Si le souffle du printemps inspire les poètes, il n'y a pas de saison pour écrire et dire les textes. De quoi réjouir les très nombreux amateurs, petits et grands,  de l'indémodable genre. 
 
A lire sur ce même blog:  
- article de novembre 2013 
Poésie Amérindienne
- article de juin 2018
Ô rose, muse des poètes
- article du 12-7-2015
Charles Cros: l'inventeur poète 
http://international-culture-blog.blogspot.com/2015/07/charles-cros-l-inventeur-poete.html
 - article du 16-3-2013
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et dans la revue "Le crieur" (2016) N° 5 pp. 62 à 77
l'article de Anne Dujin
 "Où est passée la poésie française ? 
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Conférence/diaporama commenté  sur la poésie 
Noëlle-Louise Marti 


 
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