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dimanche 13 novembre 2022

Le choix du lecteur, reader's choice, die Wahl des Lesers,la elección del lector,la scelta del lettore

 Il y a des saisons pour tout. Il en est aussi de même pour les prix littéraires. L'automne venant, il est de bon ton, dans certaines conversations,  de faire savoir que l'on a lu "le dernier Goncourt", "le Renaudot", "le Fémina"... afin de montrer que l'on est dans la mouvance littéraire de l'année, et de ne pas passer pour l'ignorant inculte en marge du courant. Mais pour nombre de lecteurs lambda, le monde de la littérature contemporaine s'assimile à une jungle. Perdus dans un jargon, qui leur est souvent étranger, ces acheteurs putatifs se fient aux articles spécialisés, ou aux  savantes analyses de critiques éclairés, à moins qu'ils ne renoncent à l'achat de l'ouvrage.  Dans le meilleur des cas,  on  se rend dans une bibliothèque,  ou bien l'on emprunte le livre à un ami.  Le succès s'étant émoussé, l'ouvrage poursuit un temps sa carrière sur les stands des brocantes,  des foires aux livres, dans les  publiques et municipales boîtes à livres.  Tant qu'il  circule, le livre vit. Il devient sujet de discussion, d'échange. l'écrit libère ainsi la parole.  Sans se référer à une doxa se voulant de bon aloi, le lecteur suit alors, de lui-même,  son instinct, ses goûts, ou sa soif de découverte.

 Parmi les plus prisés, les plus attendus par la presse ...:
Goncourt (Création par testament: en 1892, par Edmond de Goncourt (1822-1896) .Académie éponyme fondée en 1902. Ce prix récompense un Roman.
Renaudot:  (création en 1926) en mémoire de Théophraste Renaudot (1586-1623) médecin, journaliste, publicitaire, pionnier de la presse.
Fémina: (Création en 1904 par les rédactrices du magazine féminin:  La vie heureuse) Anna de Noailles (1876-1933) fut la 1e présidente du comité directeur.
Médicis: (Création en 1958 par J-P Giraudoux (1919-2000) et Gala Barbisan (1904-1982))  Ce prix récompense un auteur  peu connu.
Interallié: (Création en 1930 par le Cercle de l'Union Interalliée).   Club fondé (et vice-présidé) par   Marc Bonnin de la Bonninière de Beaumont
Ailleurs, à  citer également les prix: Pulitzer,  Strega, Cervantès, Georg-Büchner Preis, EUPL, IMPAC, Makomi, Ivoire, Hertzog, Comar... 

 Ouvrages à bandeau écarlate caractéristique, les sélectionnés primés s'empilent dans les vitrines des libraires, et sur les stands des salons (en attente de dédicaces). Ponctuellement, la foule des passionnés est au rendez-vous. Car l'on s'empresse d'aller à la rencontre des auteurs dont l'ouvrage a été distingué. 

Le choix du lecteur : Candide, néophyte, mal informé,  le lecteur peut avoir besoin de guide dans la masse de parutions annuelles..    Indiquer quoi lire, regarder, ou écouter, selon un groupe représentatif d'une partie de la société, correspond certes à un besoin, une demande, de la part du public. mais cela ne concerne qu'une partie des  individus lecteurs. Se fiant à leur  propre feeling, de nombreuses personnes préfèrent faire confiance à leur instinct pour choisir un livre, un CD un spectacle, un film. . Car,  la plupart du temps, le lecteur, le spectateur, l'auditeur,  sait ce qu'il veut, ce qu'il aime, ou pas. 

L'écrivain: Sans dépit, ni regret, certains auteurs, jamais primés,  ont cependant rencontré leur lectorat . . Un auteur qui se respecte, respecte son lectorat et tient compte de ses recherches, de ses attentes. "La critique est unanime ': est une formule globale  qui peut être assassine. En art,  rien n'est plus subjectif que l'opinion. La création garde toujours une part de mystère. C'est cette même substance qui constitue un lien entre le créateur, son œuvre, et le public. ll est utile de  rappeler que si  les prix littéraires ont été initialement créés pour encourager et récompenser les auteures et les auteurs (dans l'historique de ces créations n' évoque-t-on pas  le mécénat?), ils contribuent également à mettre en exergue, à faire découvrir et connaître,  au grand public, certains genres de narration.                             

Du côté des éditeurs: Outre : Fayard, Flammarion,  Albin Michel, Grasset, Gallimard, Le seuil, Julliard, Plon... qui peut remporter un prix? 
 Avoir  dans son écurie, un auteur primé, est une assurance de ventes conséquentes. Le côté matériel est, sans contestation, l'un des aspects de ces remises de prix très médiatisées. De la même manière que c'est aussi , (parfois) un tremplin pour la carrière de l'auteur.  Mais la magie de la publication (le début du parcours d'un ouvrage) réside  avant tout dans  l'osmose entre un auteur et une maison d'édition.

Les  indispensables rencontres:  Débats, articles de presse, discussions "autour de", lectures publiques, spectacles, déjeuners littéraires, émissions de radio ou de TV , reportages, documentaires... tous les supports sont indispensables pour favoriser les rencontres autour de  l'exploration d'un thème, d'un sujet.  On y aborde maintes questions sur l'inspiration, la difficulté de rédaction, celle de trouver un éditeur,  la vie d'un ouvrage, son exploitation, les raisons de sa chute dans l'oubli, ou son retour  dans l'actualité... Les courants médiatiques ne font pas toujours leur loi, et le choix du lecteur peut prendre toute sa mesure, quitte à surprendre, à déranger, à interpeller,  l'observateur qui n'avait pas prévu cette réaction. 

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Free lance Writer 
Culture Art  Patrimoine

mardi 4 décembre 2012

Lire à tout prix

L'omniprésence de la toile (Web) dans la vie quotidienne avait,  et a encore,  de quoi inquiéter le citoyen lambda et les entreprises. La sentence émise pour résumer la situation: " Internet va tuer la Culture !" était aussi hâtive que lapidaire..
L'industrie du livre songeait que le support papier avait une fin annoncée. Le commerce se désolait d'un avenir aux magasins désertés par les consommateurs. L'univers du disque avait la hantise de dépérir, et celui du cinéma déplorait une possible désertion des salles.. Que nenni ! Ledit citoyen  L. est devenu surfer internaute, certes, mais il est resté acquéreur de livres, auditeur de concerts et de CD, amateur de 7e art et fait ses achats en grande surface.
La Culture, y compris en période peu faste (dite "de crise"),  a encore de beaux jours.. Le prix des places de spectacle a augmenté, celui  des "supports " aussi,  et pourtant, les salles de concert sont combles,  les films de qualité (ou à grand renfort de matraquage publicitaire) font  toujours autant d'entrées...
Se soustraire à la morosité ambiante passe par la case distraction, c'est inévitable. Si les moyens financiers se réduisent, pour certains,  comme peau de chagrin, il reste la débrouille, l'astuce,  pour avoir  quand même sa part de rêve. L'importance des installations communales mises à la disposition des  administrés, le rôle indispensable  des associations locales,   prennent  alors toute leur  valeur.
Les Bibliothèques et Médiathèques Municipales :
Pour un moindre coût (abonnement, adhésion) chacune , chacun, peut avoir à disposition , pour un temps limité,  des ouvrages de référence, des nouveautés littéraires, des revues, et des publications sur maints sujets:quelques  archives locales, sport, jardinage, culture, politique, écologie, mode, religion,...  Outre les usuels (presse, dictionnaires, ouvrages scolaires), les enfants et les ados y trouvent un coin spécialement aménagé pour eux, souvent agrémenté, dans le créneau des heures d'ouverture, d'animations ciblées.
Lieux confortables, accueillants, et calmes, les bibliothèques favorisent la recherche, la curiosité, la découverte, l'apaisement, et incitent au parcours des rayonnages et des étagères dans une quête d'ouvrages divers. Certaines associations locales sont partenaires de ces lieux d'étude, d'information et de distraction.
Mais hélas ces opportunités ne sont pas à la portée de tous. Pour maintes raisons, ( sociales, conflictuelles, matérielles..) bon nombre de nos congénères sont privés de la joie de lire. L'accès à la culture livresque se fait inévitablement par la scolarisation.  Et l'on sait combien le problème est d'actualité à l'échelon mondial. La quête du savoir, synonyme souvent de désir d'autonomie, de liberté,  est, en tant que symbole, muselée, freinée, parfois interdite. A l'instigation de personnalités, émues par cette situation, ayant des répercussions sur l'avenir des populations concernées, des associations (ONG)  se sont formées dans le but louable de faciliter, financer, favoriser, cet accès à l'information qui découle de l'apprentissage de la lecture.
BSF : Bibliothèques sans frontières,  créée en 2007 à l'initiative de Patrick Weil ( directeur de recherche au CNRS), est un réseau  dirigé par Jérémy Lachal ayant des projets dans une vingtaine de pays à travers le monde. Un actif de formation de personnels de 250 bibliothécaires, et 2 sections principales :
l'une en France , l'autre aux USA ( LWB : Librairies Without Borders) . Mais qu'est-ce au juste ?
Des dons,  des bénévoles, des missions, des actions, de la gestion de matériel (livres) tout ce qu'une association de ce type peut faire pour concrétiser ses buts. Les partenaires sont nombreux  et engagés.
 A consulter sur le site éponyme : 
http://www.bibliosansfrontieres.org/
Sans oublier  la version audio :
http://litteratures.sonores.free.fr/biblio.htm

"Livrez-vous à la lecture", comme le  brocarde si drôlement le comique Dany Boon dans son sketch, en incitant le public à lire..
Le livre,  meilleur ami  de l'homme.? Chacun,  selon son centre d'intérêt,  peut répondre personnellement à la question.
 La littérature est objet annuel de concours. Décernés  à partir du mois de Novembre , "le" . Médicis, Renaudot, Fémina, Interallié, ou Goncourt,  .. sont les versions françaises de ces compétitions culturelles.. Les maisons d'édition s'y affrontent autant que les auteurs sélectionnés.
 A l'étranger, parmi les nombreuses manifestations,   on peut rappeler : le  Prix Pulitzer aux USA , avec une version hongroise., le  Prix Nadal en Espagne, le Prix Kleist en Allemagne,  le Grand Prix du livre de Montréal, le Prix Yomiuri  de littérature au japon (読売文学賞), le prix Campiello en Italie, le prix Booker en Angleterre, dont une  version existe en Russie.
La liseuse -Fragonard
 Grands classiques de la littérature,  presse,  BD, petits romans , longues sagas:  n'importe quel lecteur y trouvera son bonheur. Pour un enfant, apprendre à lire est un défi personnel,  sous la houlette  d'un adulte bienveillant, parent ou enseignant,  qui a compris et mis en pratique le devoir de transmission d'un irremplaçable savoir. Pour ceux, petits ou grands, qui n'ont pas eu la chance, ni la possibilité de parvenir à cette acquisition vitale, il existe le dévouement des associations, des bénévoles, qui, conscients de l'importance et de la responsabilité de l'enjeu, mettent tout en œuvre pour offrir leur aide à ceux qui veulent l'accepter. 

Freelance Writer
Culture  Art  Patrimoine