jeudi 24 juillet 2025
Que va-t-on chercher dans le folklore ?
samedi 28 septembre 2024
Patrimoine et littérature
Ainsi en est-il des salons ou journées du livre, qui se multiplient dans toutes les régions de France, Véritable phénomène culturel permettant aux lecteurs de rencontrer les auteurs, la journée est prétexte à découvrir un lieu, parfois une région, car l'on n'hésite pas à se déplacer.
L'année 2024 n'a pas failli à l'organisation très prisée de ces opportunités de riches et intéressants échanges.
Pérols (Hérault) a cette année joué la prudence (en fonction des prévisions météorologiques), en installant les stands dans une salle (Yves Abric) au lieu d'occuper l'espace des Arènes, initialement prévu, qui a donné son nom à l'activité : "Les arènes du livre" . On a pu constater un bel éclectisme des exposants, car tous les genres étaient représentés ( du polar au livre pour enfants, de la poésie au roman historique). Un coin" brocante du livre" était même prévu. La commune invite un auteur local qui parraine le salon. Concrétisant son engagement, la ville fait l'acquisition d'un certain nombre d'exemplaires de cet écrivain. Fait autant appréciable qu'estimable, qui mérite d'être souligné à cause de sa rareté.
Culture Art Patrimoine
mercredi 13 septembre 2023
Archéologie :passé du sous-sol pour avenir sur terre
Le XXe siècle a pris conscience de l'importance des chantiers archéologiques . L'information faite au public a multiplié les vocations, de même que la variété de la palette des métiers (céramologue, carpologue...) a favorisé certaines orientations d'études et de professions.
Chaque région met en exergue un patrimoine peu à peu mis au jour . Et l'on fait parfois fi des connaissances acquises, afin de mieux les affiner, et de les compléter. Le passé s'observe sous un nouvel aspect. Faute de moyens, certains sites sont en stand-by d'autres sont délaissés,. Mais au détour de nouvelles directives, l'espoir de reprendre les chantiers est permis. Loin de vouloir hiérarchiser ces travaux, on est obligé d'en reconnaître la portée historique et l'exploitation des découvertes effectuées in situ. La proximité d'un espace muséal permettant l'exposition du matériel trouvé facilite la possibilité d'une poursuite des recherches.
Néanmoins, pour bon nombre d'archéologues, c'est le challenge annuel de savoir si, oui ou non, il y aura une réelle et concrète opportunité de reprendre le chantier l'année suivante.
L'Inrap propose une liste de lieux de fouilles pour les étudiants en demande de stages pratiques. Il est nécessaire de rappeler que, selon la région, les conditions matérielles diffèrent (chaleur excessive, moustiques, pluies, boue...) afin de savoir à quoi s'attendre.
Les visites commentées, in situ, constituent, pour le public, une occasion appréciable pour comprendre la lisibilité des vestiges (souvent sibyllins pour les néophytes) qui n'émergent de terre que de quelques centimètres de hauteur. Alors le partage du travail accompli prend tout son sens. Et pour le visiteur c'est l'aubaine d'apprendre, de mieux connaître, de peser l'importance et la nécessité de la démarche.
La période estivale se prête à ce genre de déambulation accompagnée, avec, en point d'orgue, mi- septembre, les J. d. P. ( Journées du Patrimoine). / en cette année 2023, les 16 et 17 septembre.
L'île de St Martin ( Gruissan) , Tholon ( Martigues), St Jean (Le Cailar ), Vendres ( Sérignan)...
mais aussi : Ambrussum, St Mitre les Remparts, Entremont, Enserune...
| Photos et montage : N-L. M. |
Free lance Writer
mardi 6 janvier 2015
Au royaume des collections
Eternel recommencement, qui résume souvent la versatilité humaine ! Cependant certains amateurs irréductibles ont décidé de laisser libre cours à leur passion des collections. Ainsi, allant parfois à contre-courant avec leur temps, ils amassent des" trésors", glanés, chinés, dans les brocantes, les salles des ventes, au prix de sacrifices matériels (temps et argent), mais pour leur plus grande satisfaction. On entre alors dans une spirale qui va de la thésaurisation à l'échange. L'objet passe de mains en mains en des laps de temps variables. De l'autocollant à la capsule de bouteille, de l'étiquette publicitaire à la médaille de sport: rien n'est banni ou honni, tout se collectionne. Alors, comment avoir le courage de se débarrasser de ce que l'on a tant eu de mal à obtenir, et que l'on a tant aimé? Cruel dilemme ! La nécessité, souvent, fait loi, ou le simple passage d'un engouement à un autre.. Les collections privées ne sont pas toujours faciles à gérer, car il faut, certes, quelques moyens financiers, mais aussi de l'espace, du temps pour la recherche, afin de compléter la série par de nouvelles pièces. Si l'on n'est pas fixé sur un thème (les tableaux, les colifichets, les jetons, les disques, les manuscrits, les livres rares, les BD, ..) il est cependant nécessaire d'en cerner un, et de concentrer ses efforts sur un aspect de la collection: une période déterminée, un artiste précis, un courant d'expression artistique ciblé.
Tel un roi en son royaume de conte de fées, le collectionneur jubile, et exulte, lorsqu'il peut présenter sa collection. Il en parle avec verve, plaisir, et avec cette passion caractéristique, qui est souvent communicative. Certains de ces inconditionnels y consacrent toute une vie, et acceptent même, peu à peu, l'envahissement de leur espace résidentiel. Certes la fierté d'avoir déniché la pièce rare justifie, aux yeux du collectionneur, l'intérêt , le temps et l'argent consacrés à la quête de l'objet. Pour le quidam insensible à la démarche, cela peut paraître futile. Or, dans bien des cas on peut reconnaître une utilité avérée, dans cette activité considérée comme ludique, qui entre dans la catégorie des hobbies. Car, parfois on en fait un métier rentable à part entière. Et, que l'on devienne alors: antiquaire, brocanteur, conservateur, restaurateur... on est toujours amateur de beaux objets et de pièces rares ayant une histoire. En effet, derrière chaque spécimen se cache une anecdote, un dédale. Et l' on se plaît à remonter le temps à la recherche des lieux parcourus, des divers propriétaires successifs de l'objet. Souvent l'on est surpris par la sensation de vivre, à travers ces épisodes, un vrai roman. Oui, on sait ce que l'histoire de l'art doit aux collectionneurs. Combien de tableaux, de meubles, de tapis, de bijoux, dont on a retrouvé trace dans les salles de vente, ou les expositions de collections privées, ont pu être sauvés de la décrépitude, de la destruction, ou de l'oubli ? Le patrimoine collectif est, certes,constitué par les biens nationaux, mais les dispersions causées par les événements historiques en ont tronqué une fraction. Il arrive que l'on en retrouve quelques articles au détour de l'actualité, et, dans bien des cas, le hasard et la chance y ont leur part.
Autour des collectionneurs
quelques termes de Vocabulaire :
Fabophile- (fèves). Numismate (monnaies). Canivettiste (images pieuses). Ptérophile (plumes d'oiseaux). Lithophiliste (pierres). Héraldiste (blasons). Philatéliste(timbres). Echéphile (jeux d'échecs)....
Salons :
9 et 10 janvier 2015 : 64e Cartexpo ( Paris)
Février 2015 Salon Rétro Mobile (Paris)
22 fév 2015 : Alzon (Gard) 1ère édition d'une bourse multicollections (timbres, BD, cartes postales...)
pour plus de renseignements:
http://www.francecartophilie.fr/content/9-l-agenda-des-bourses-et-salons
à J.D.
(2015: 3e année d'International Culture Blog)
176 articles parus, 31100 pages lues.
Merci à tous les lecteurs
Free lance Writer
Culture Art Patrimoine
samedi 4 août 2012
Restaurant's blues
La gastronomie française est plus qu'un art, c'est un authentique patrimoine inscrit à l'Unesco depuis la fin de l'année 2010.http://www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/00437 "Ne pas être dans son assiette " est une position peu enviable pour un gourmet averti. Le temps des vacances, que l'on souhaite relaxant et sans souci, incite le touriste à la gourmandise, et à la découverte culinaire. Sans se laisser aller au banquet quotidien, il peut s'autoriser quelques incartades au "sacrosaint régime ". Mais, plus que jamais, il faut être vigilant. La fréquentation en hausse par une clientèle détendue, insouciante, fait souvent effet, de façon inversement proportionnelle, sur la qualité des repas proposés, dans les restaurants des lieux fortement touristiques. Là où l'on s'attendrait à voir figurer, sur les cartes des menus, et arriver sur les tables, des produits locaux cuisinés sur place, on a fréquemment des plats surgelés réchauffés au four micro-ondes. La règlementation a bien tenté d'y remédier, en instaurant le label "Maître restaurateur" (garantie de présence de 60% de produits frais dans l'élaboration des plats), mais la tendance est tenace. L'inévitable rapport qualité-prix s'impose. Et l'on argumente la hausse des produits de base, le coût des employés, celui du fonctionnement des locaux. Certes. On peut y ajouter: les charges financières du respect des conditions d'hygiène, de l'entretien du matériel, de la rénovation de l'établissement...
Certains récents malheureux faits divers ont rappelé que la législation était en vigueur pour la protection du consommateur : "le paquet Hygiène" (pour les denrées alimentaires ):CE 178/2002 - CE 852/2004 (règlement européen) - CE 853/2004 et CE 2073/2005- est applicable depuis le 1/1.2006, et fonctionne toujours comme référence en 2012. Chaîne du froid, hygiène, traçabilité, microbiologie sont suivies de près. Et que, malgré les contraintes, on ne peut, ni ne doit, passer outre.
Il est vrai que, lorsque l'on se rend dans un restaurant, l'intention essentielle est de passer un moment agréable, confortablement installé, pour déguster un bon repas....en toute confiance. Ce qui, la plupart du temps, est possible, sans obligatoirement faire un tour dans la cuisine, pour s'assurer que les normes sont convenables et conformes à la note DGAL/ SDSSA/ N2006-2008 du 5/1/2006 . La réussite de cet instant consacré au repas est alors un tout: le menu, la décoration du lieu, l'accueil, le service, la belle alliance mets-vins (avec modération dans la consommation). En compagnie, ou seul, le client est sensible au lieu et à son ambiance. L'impression qu'il aura de l'ensemble peut être déterminante sur son envie, ou non, de commander divers mets, et de prolonger le repas. Un personnel (à la tenue vestimentaire et au maintien adaptés) affable, preste, dégourdi et compétent, est toujours appréciable. Mais, en période estivale, sur les lieux à forte fréquentation touristique, gare aux additions salées, même loin du littoral (comprenant, outre le prix du repas, la facturation de mets ou boissons non consommées!!!) donc en tant que consommateur avisé, savoir être vigilant et vérifier la note avant de la payer. Un bon établissement, à la renommée méritée, assure sa réputation sur l'éventail sans hiatus des services proposés. La qualité, récompensée parfois par des distinctions, implique une attention constante pour maintenir un niveau satisfaisant et correspondant au label.
Défendre le goût de la table, dans un pays où on l'a élevé à ce point, c'est également cultiver celui d'un certain art de vivre, tout simplement.



