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vendredi 24 septembre 2021

Le parchemin du pacte..... manuscrits, old papers...

 Se pencher vers, ou sur, le passé n'est pas une action aisée. Parfois, pour certains, cela peut être même désagréable car cela signifie trop souvent revivre des moments douloureux. Histoire personnelle, histoire collective, Histoire tout court: les faits, les actes, les discours ont tous une mémoire: celle des archives. Certes, tout le monde n'a pas pu (ou su) conserver des documents. Un tri naturel s'est opéré au gré des aléas de la vie : déménagements, décès, séparations, et même disputes. Or, des femmes et des hommes ont fait, à partir de ces recherches de "vieilles paperasses" , un métier aussi utile que passionnant. Que serait, en effet, l'Histoire  sans les documents ? Mais,  à y regarder de plus  près, et à l'aide des nouvelles technologies, les investigations deviennent plus précises, plus fiables. Alors, le constat de ce que l'on trouve (ou découvre) pourrait paraître bien décourageant. Que d'erreurs, que d'approximations, que de données erronées, mal interprétées, maladroitement recopiées, transmises tronquées !!      

Les historiens, les archivistes, ont donc encore de beaux jours devant eux, et pour longtemps, tant la tâche de restitution, de rectification est immense. Ainsi relève-t-on à travers  les pages des anciens registres (état civil,  paroissiaux...), et dans maints ouvrages, des portraits de personnages catalogués depuis des siècles par des expressions toutes faites, des traits de caractère outranciers, des citations qui n'ont jamais été prononcées... Etait-ce seulement pour faciliter l'apprentissage des leçons d'histoire, que, du vase de Soissons, au chêne de Louis IX, au panache blanc du vert galant Henri IV, en passant par les cages de  louis XI et les litières des rois fainéants, les élèves ont ressassé des poncifs ?  Une plongée dans les écrits contemporains de ces images fixées dans le temps, permet d'en nuancer l'interprétation...   S'approcher de la vérité est certes, un défi, mais faute d'avoir l'absolue, on peut au moins approcher une version plus conforme au siècle, à l'environnement matériel et psychologique du  personnage.                                                           

Les émissions télévisuelles de vulgarisation, à grand renfort de reconstitutions, d'illustrations, de commentaires éclairés, rectifient progressivement l'image des ouvrages poussiéreux relatant l'Histoire. 
De récentes publications, sous des formes variées, et sérieusement référencés, mettent à la portée du grand public, des épisodes surprenants survenus dans les siècles passés. 
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Ainsi l'étonnante histoire des pérégrinations de  l'éléphante Hansken, traversant l'Europe  au XVIIe s.   Une exposition, des publications, narrent un récit inattendu et méconnu de quelques pachydermes,  considérés comme raretés à une époque où l'exotisme devenait un courant de mode. Il n'est pas surprenant de lire que les animaux exhibés, et (mal) menés de ville en ville pendant des années, n'ont pas  une longueur de vie comparable à celle de leurs semblables restés dans leur milieu d'origine. 
Si l'on possède peu d' écrits relatant quelques haltes dans certaines cités, on manque d'indications et de documents sur les détails pratiques  de ces pauses, ou de l'acheminement,  de l'animal d'une ville à l'autre. Des artistes (peintres, dessinateurs), des scientifiques, ont pu néanmoins participer à une meilleure connaissance de l'espèce,  en laissant  à la postérité des croquis, des rapports d'observation. Pour Hansken,  des témoins de ce genre furent Rembrandt, et Nicolas Fabri de Pereysc
Voir le travail de Michiel Roscam Abbing (ouvrages, exposition) 
Pour découvrir un autre ouvrage de Michiel Roscam Abbing, lire sur ce même blog l'article du 29 novembre 2019 / " Plastic blues":
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Si les documents anciens ont tous leur contexte spécifique, la plupart ont aussi leurs accessoires: lacs de soie ou de coton, sceaux, seings, manicules, marginalia,  inscription en filigrane... 
                                                  

Les paléographes sont régulièrement confrontés à ces suppléments d'information lorsqu'ils étudient et transcrivent les textes étudiés. 
Cf: Association Litoraria / Aimargues (30) France/
travaux de l'atelier de paléographie moderne/Hors série N°1 /
 
Période particulièrement prisée par le grand public, le Moyen-âge attise fantasmes, imagination, et intérêt culturel pour l'Histoire.  Ecrivains et romanciers ne se privent pas de cet attrait pour relater des faits réels ou des récits purement fictifs afin de satisfaire un lectorat très demandeur. La longueur de l'époque (quinze siècles) a largement  de quoi fournir matière à la rédaction : de la  mode vestimentaire, aux souverains successifs, des us et coutumes aux faits de guerre et sociétaux, de l'évolution architecturale aux personnages célèbres qui y ont inscrit leur existence sous forme de légende. 
 
Cf le roman récemment publié aux Editions Edilivre/Aparis ; " Le parchemin du pacte". (N-L. Marti)
                                                

https://www.edilivre.com/le-parchemin-du-pacte-noelle-louise-marti.html/

          
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vendredi 5 janvier 2018

2017/2018 : Fin, début / recommencement ou continuité ?

"Une année de plus est, en réalité, une année de moins" : avec une telle phrase, la réflexion est largement ouverte sur un éventail de pensées philo-métaphysiques (ou inversement), et chacun y trouve matière à réfléchir sur le cours de sa destinée. Qu'il soit grégorien, chinois, maya, républicain ou autre, le calendrier est le symbole de l'éphémère, de la brièveté de la vie.  Plus que le passage d'une année sur cet inévitable marqueur  du temps, c'est le changement de décennie qui donne l'impression d'un seuil à franchir, et le ressenti est accru lorsque l'on passe  au millénaire suivant. En effet, l'arrivée de chacun d'entre eux a fait jaillir des craintes, a favorisé l'émergence d'une batterie de prévisions (dont certaines étaient assez farfelues), et induit des comportements de méfiance, de rejet, de protection. Car la nouveauté, le changement, ne "devraient" fatalement  s'effectuer qu'avec force catastrophes, bousculant l'ordre établi, et peut-être voir l'arrivée d'êtres venus depuis la mystérieuse galaxie...Le millénarisme  serait-il autre qu'une allégorie spirituelle issue de l'Apocalypse Johannique ?

L'an 1000: connu sous l'expression "la grande peur", on y développe de fausses terreurs,  on y redoute un monde qui risque de se terminer. Des calamités  sont annoncées, mais le millénaire voit le parcours de grandes personnalités qui ont laissé leur marque dans l'histoire universelle. Tels:
- le pape Sylvestre II (Gerbert d'Aurillac / 946-1003) qui est un savant, grand mathématicien,  philosophe, et surtout un humaniste  s'intéressant aux inventions scientifiques et favorisant leur utilisation.
- le roi Robert le Pieux ( 972-1031) reconnu comme le 1er souverain thaumaturge, ce roi, couronné à 15 ans,  apparaît dans ses diverses biographies comme  celui qui pratiquait l'aide sociale, la charité, les dons (Helgaud de Fleury, Epitoma vitae regis Roberti pii), et ne négligeant pas les affaires ecclésiastiques.  
Période charnière du Moyen-âge (qui s'étend entre le Ve et le XVe s.), l'an mil (ou an mille)voit une évolution de l'ordre du monde féodal, par l'affirmation de puissance  des dynasties princières et nobles, consolidée avec la multiplication des châteaux, avec leur territoire respectif,   et donc de la hiérarchie  de la féodalité avec ses codes, us et coutumes. 
L'an 2000: Mille ans plus tard, il est encore question de "la fin du monde", de mises en garde contre d'éventuels envahisseurs galactiques. On agite alors des idées pseudo-mystiques qui trouvent leur auditoire. Certains s'en gaussent, d'autres ignorent,  et le passage en 2000 s'est effectué. Mais si "la grande frayeur" a pu effleurer quelques crédules, une crainte plus concrète, et plus actualisée (progrès technique oblige)  a circulé : celle du bug informatique qui "devait" paralyser tous les ordinateurs..
Et, tandis que la Tour Eiffel parisienne affichait un 2000 lumineux, au Vatican la porte du jubilé  s'était ouverte fin décembre sur l'année sainte. Entre spirituel et profane ce 2e millénaire semblait avoir trouvé sa place.
  Plus d'une décennie plus tard, le monde se cherche, fait face, comme il peut, aux incohérences de tous bords (sociales, mystiques, économiques, écologiques, culturelles. ..) et se projette néanmoins vers un avenir flou, avec toujours ce même espoir, ce même élan vital qui le meut depuis son origine. 
 à lire:
 https://www.cairn.info/revue-mouvements-2001-5-page-101.htm
 à regarder: (vidéo INA : l'an 2000)
 http://www.ina.fr/video/CPF86626899
 Entre prédictions, supputations, projections dans l'avenir, raisonnements d'hypothèses., optimisme et pessimisme.. est-il vraiment utile de savoir,  ou doit-on  se contenter de l'adage : qui vivra...verra?

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