Affichage des articles dont le libellé est Carmen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Carmen. Afficher tous les articles

vendredi 4 octobre 2019

From Gospel to Opera, a voice, a Diva: Jessye Norman...

                                                   
Le talent à la mesure de sa carrure et de son sourire ... Jessye Norman avait tout d'une diva. Le monde de la musique est,  une fois de plus,  en grand deuil. Une voix s'est éteinte. Il reste , comme l'on dit souvent, les enregistrements, les vidéos  et pour celles et ceux qui ont eu la chance  d'y assister, les souvenirs des concerts. 
Jessye Norman, chanteuse, mais aussi femme de cœur, engagée dans des causes et des  combats humanitaires. Dotée d'une voix somptueuse, incomparable, légendaire, avec une interprétation d'une rare intensité dramatique, elle a fait une carrière internationale, et acquis une notoriété mondiale largement méritée, avec un répertoire très éclectique (Wagner, Bizet, Offenbach, Poulenc, Schubert, mais aussi des Gospel, du jazz), dans plusieurs langues. Sa diction parfaite permettait une écoute hautement appréciable. Sachant donner  à   l’œuvre  toute sa  valeur, Jessye Norman savait se mettre en retrait derrière le personnage qu'elle favorisait en priorité, ce qui confère un caractère d'exception à l'interprétation. (voir l'expression du visage et la gestuelle de la chanteuse  sur les vidéos ci-après)  
Carmen: G. Bizet (en séances de répétition / orchestre sous la direction de Seiji Ozawa)
Près des remparts de Séville 
Habanera 
La Périchole : (J. Offenbach) 
La lettre
Samson et Dalila:(C. Saint-Saëns)  
Mon cœur s'ouvre à ta voix
Professionnalisme, qualité d'âme,  expressivité, voix exceptionnelle, Jessye était une personnalité qui ne laissait pas indifférent. Derrière son éclatant sourire, dans sa voix aux mille nuances, sa capacité de concentration sur l'interprétation technique,  et sa faculté d'entrer dans le rôle, il y avait une femme de conviction et de détermination qui n'a jamais renié son plaisir de chanter. 
 Jessye Norman , par elle-même,  in BBC Hardtalk (son enfance, ses débuts, sa carrière...) :
https://www.youtube.com/watch?v=keCO9DQE4RI
Titulaire de plus de six doctorats Honoris causa  dans diverses universités, Jessye Norman était polyglotte. La cantatrice avait le sens de la mise en scène, et savait se parer de tenues élégantes, colorées, époustouflantes:  personne remarquable,  et remarquée. On la disait radieuse, tant il est vrai qu'elle rayonnait  sur scène, dans les interviews, les documentaires : en répétition ou en concert.
Si le monde des arts se sent appauvri par sa disparition, il reste le legs, la transmission, les vocations, nées d'avoir entendu chanter la Diva, et l'incomparable bonheur d'avoir écouté ce timbre particulier, avoisinant la perfection, riche  d'un talent si généreux. 
Amazing Grace :
https://www.youtube.com/watch?v=G5jZe32DEYI

                                                                                                        

Free lance Writer
Culture  Art  Patrimoine                                          

lundi 20 août 2012

Destination Opéras été 2012

Un été de mélomane, pourquoi pas ? Lorsque les sites  antiques prêtent leur décor millénaire aux chefs-d'œuvre  de l'art lyrique, les stars du Bel Canto, et les fans  passionnés accourent,  occupant les gradins de pierre qui les accueillent,  comme ils l'ont fait pour  leurs lointains prédécesseurs. Les chaudes nuits  d'été vibrent alors aux voix exceptionnelles qui habitent les lieux pour quelques heures, quelques moments privilégiés, ponctués des applaudissements d'un public admiratif (mais exigeant, car connaisseur).
Odeon Herode Atticus
Au rendez-vous de l'opéra,  la saison juin- septembre 2012 a permis de retrouver, (extraits des programmations individuelles):
- Il  Trovatore  (G.Verdi) à Athènes à l' Odeon Herode Atticus (Epidaurus Festival du 10 au 14 juin)
- die Zauberflöte (W.A.Mozart) à Salzburg . le 29 juillet
(Salzburger Festspiele 2012 :du 20 juillet au 2 sept.)
- Turandot ( G.Puccinià Orange, dans le cadre des Chorégies, avec le ténor Roberto Alagna (c.f. article sur ce même blog- " Nessun dorma, Roberto canta") .
- Carmen  (G.Bizet) à Vérone , pour   le 90° Festival (Arena di Verona), du 22 juin au 2 septembre.
Carmen (à Massada)
                                 à Massada du 7 au 10 juin, avec l'Orchestre Symphonique d'Israël placé sous la direction de  Daniel Oren. En chiffres, c'est une entreprise impressionnante qui a nécessité 2500 employés pour la mise en place, 800 artistes et techniciens présents à chaque représentation. Mais, aux rives de la mer Morte, le résultat fut grandiose, comme pour les spectacles  des années précédentes.
Parsifal
- Parsifal  ( R. Wagner) à Bayreuth - le 11 août  -    
Certains de ces spectacles furent retransmis en direct (en France) par les chaînes de TV : Fr3 ou Arte, permettant ainsi à plusieurs millions de téléspectateurs de suivre  : Parsifal, Turandot, et die Zauberflöte..  lors de ces soirées exceptionnelles,  où la Culture, la qualité, étaient au rendez-vous et à  portée de télécommande.
Dans un  autre style musical, le Festival de Jazz de Montreux (Suisse) offrait, en cette saison 2012,(du 29 juin au 14 juillet)  pour la 46° édition,  sa vision  épurée (voir affiche sur le net) d'un programme toujours aussi représentatif, attrayant,  et éclectique: de Bob Dylan à Buddy Guy, Alanis Morissette, Mélodie Gardot...
Les festivals sont  certes en vogue,  et  tout particulièrement  pendant les mois d'été. la plupart affichent une belle continuité dans le temps, d'autres, plus récents, doivent s'affirmer sur leurs bases pour rivaliser avec les plus anciens. Les programmations mettent en valeur les interprètes, d'innovantes mises en scène (parfois déroutantes et inattendues), mais toutes créent l'événement de la saison. Et si l'on est obligé,  pour les plus célèbres, les plus courues, de prendre une réservation bien longtemps à l'avance, d'autres sont accessibles, sans nécessiter une anticipation risquée. L'ensemble de ces manifestations atteste d'une belle vigueur du genre. La fréquentation des lieux, malgré le prix des places (élevé pour quelques-unes), est relativement satisfaisante car le public adhère, et se fidélise au fil des années.
Et si le succès d'un grand nombre d'opéras va grandissant, souvent grâce à la télévision, au cinéma, (par des retransmissions, des documentaires, des biographies de compositeurs,  des documents explicatifs d'initiation ou de vulgarisation), il ne faut pas oublier qu'en leur temps ( celui de leur sortie respective) l'engouement et l'enthousiasme ne furent pas obligatoirement spontanés. Les huées, les pamphlets, les cabales, les bouderies du public, un soir de première,  ont désolé plus d'un  interprète, d'un compositeur,  et d'un librettiste. Le temps ayant fait son œuvre, sur les faits, les mentalités,  et les goûts musicaux, des sujets comme celui de Carmen (Bizet -1875), Tannhäuser( Wagner-version française de 1861), Norma ( Bellini- 1831)...sont devenus d'authentiques incontournables du répertoire international de l'art lyrique . La gloire posthume a, alors,  un goût de revanche bien amer.

Freelance Writer
Culture  Art  Patrimoine