mercredi 25 mai 2016

Elèves de tels maîtres

Qui ne se souvient de sa scolarité à travers la personnalité marquante d'un enseignant particulièrement doué en pédagogie ?  Encore plus, semble-t-il,  lorsque celui-ci ( ou celle-là) est célèbre. Mais comment s'affranchir de cette influence, de cette empreinte pour faire émerger et  valoir   son propre talent ?  Certains y sont parvenus, mais ont-ils tous laissé, comme leur  prestigieux professeur, leur nom dans l'histoire ? En voici quelques-uns dans une liste très restreinte mais que l'on peut allonger , en faisant quelques recherches à travers la lecture de très instructives  biographies. 
J.S. Bach- (Photo-montage NLM)
Elève de J-S. BACH  de 1748 à 1750: 
J.C. Kittel- (Photomontage NLM)
Johann- Christian Kittel (1732-1809) fut un compositeur , improvisateur réputé et organiste virtuose. On se pressait pour l'entendre en concert. Professeur apprécié, il s'est attaché à
transmettre  les principes de Bach à ses élèves. Né  en Thuringe, à Erfurt, JC Kittel avait donc,  en commun avec son maître, un attachement particulier à sa ville natale, car c'est aussi à Erfurt que naquit Johann Ambrosius, le père de JS Bach,  et que demeurait une partie de la famille Bach (plusieurs cousins)  .
http://www.erfurt-web.de/Johann_Christian_Kittel  
 Präludium im G Dur :
https://www.youtube.com/watch?v=S52THAo5apo


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Eléve de Frédéric CHOPIN  pendant 5 années :
Georges Mathias ( 1826-1910) , pianiste, compositeur, professeur,  a laissé
80 œuvres à la postérité.
Etudes spéciales de style N° 23: 
https://www.youtube.com/watch?v=eppDmYiR-h0
on peut  découvrir,  à la suite de cette vidéo  des pièces composées par d'autres élèves de Chopin
(parmi lesquels :Mikuli, Tellefsen, Filtsch, Gutmann). On y reconnaît une certaine empreinte stylistique  du Maître. Et jusque dans les diverses œuvres et interprétations des suiveurs l'on remarque  l'importance de l'enseignement transmis.
A consulter également 2 blogs :
 http://blogotobo.blogspot.fr/2014/04/georges-mathias.html
http://etudemagazine.com/etude/1912/09/georges-mathias---some-personal-recollections-of-chopin.html

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Elève de F. Liszt de 1883 à 1886:
F. Liszt- (Photo-montage NLM)
Alexandre Ilitch Ziloti (1863-1945): fut arrangeur, transcripteur, pédagogue, chef d'orchestre. En 1892,  son cousin ( et élève) Rachmaninov (Сергей Васильевич Рахманинов), alors âgé de 19 ans,  lui dédia son 1er Concerto. D'A. Ziloti, on a surtout retenu (et travaillé) ses transcriptions, et ses arrangements,  de nombreuses oeuvres (de J.S. Bach, Beethoven, Vivaldi ...).   

Gregory Sokolov  (Григорий Липманович Соколов)interprétant l'un des  préludes de Bach (celui en B minor) transcrit par A. Ziloti:  
https://www.youtube.com/watch?v=vXbBOWlkR9g
 Le concerto N° 1 pour piano de Rachmaninov  joué par Nikita Magaloff (Никита Дмитриевич Магалов):
https://www.youtube.com/watch?v=-ZfEeJkqaFE



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Elève de Jules Massenet et de César Franck
J. Massenet et C. Franck (Photomontage NLM)
Ernest Chausson (1855-1899): musicien, auteur,  compositeur, s'est lié d'amitié avec Duparc, Husson,  d'Indy, Dukas, Debussy... Compositeur de pièces uniques : 1 opéra, 1 concerto pour piano et orchestre, 1 symphonie, il se défend  de répercuter les accents wagnériens ( "il faut se déwagnériser" aurait-il préconisé). Pourtant en écoutant  l' opéra (Le Roi Arthus) de ce fidèle des représentations à Bayreuth,  on ne peut s'empêcher de songer à Richard Wagner.
Poème de l'amour et de la mer (La fleur des eaux interprétée par Linda Finnie
https://www.youtube.com/watch?v=N-1ZOP5wEgU
 Le Roi Arthus :
https://www.youtube.com/watch?v=or_9Wq-lo-Q

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La transmission, le  devoir de passation,  rappellent l'incontournable mission de tout être. Si l'on ne peut nier le caractère parfois intéressé et bassement matériel de certains enseignements donnés (leçons payantes), pour la plupart ce ne fut essentiellement  que le sens noble et indispensable de la formation que peut dispenser un maître à l'élève. Elève qui,  lui-même devenu maître,  l'inculquera à son tour à d'autres élèves. Cette chaîne millénaire de l'apprentissage des savoirs, des pratiques, s'enrichit aussi au fil des expériences, des trouvailles et découvertes. Chacun y apportant sa part, souvent teintée de reconnaissance, de nostalgie, mais  aussi de regrets et de souffrances, car bien des leçons sont dures, difficiles, techniques, demandant un irremplaçable engagement  personnel de mémorisation, d'exercices fastidieux et répétitifs. Le talent, et le don, facilitent certainement l'acquisition, mais ne sont pas l'exclusivité de toute formation, qu'elle soit musicale, artistique, manuelle, ...
Pour savoir "quoi faire de ses dix doigts",  et s'entraîner .... un très utile lien : 
Menuet du Notenbüchlein de Magdalena Bach (avec partition et jeu en direct ) 
https://www.youtube.com/watch?v=SN10ch3vHvo

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samedi 21 mai 2016

Musée version nocturne

Le samedi 21 mai 2016 sera la 12e édition de la Nuit européenne des Musées . Cette manifestation ,(entrée  gratuite et libre dans les  grands musées)  existe depuis l'année 2005. Elle a été mise en place par le Conseil de l'Europe (créé en 1949) et la Direction Générale des Beaux Arts pour favoriser l'accès à la culture pour le grand public (toutes générations, toutes classes sociales)  . La nuit des musées a lieu dans maintes   villes européennes (en Italie, en Espagne, en Pologne, en Allemagne, en France, en Russie.. ).

Les raisons de la belle réussite de cette démarche sont multiples . Peut-être parce que la Culture est l' un  des remparts de la civilisation, peut-être parce qu'elle est un bien collectif, une mémoire à partager, un  héritage à transmettre ...  et que l'universalité du  sens du Beau touche chacun..
Sculpture, peinture, dessins, objets du passé, représentent alors un bien inestimable dont le citoyen lambda s'approche en cette nuit de visite exceptionnelle. Exposer, donner à voir,parce que chaque être est détenteur d'une partie, si infime soit-elle, de ces trésors collectifs, de ces beautés inaccessibles, mais qui sont à la vue de tous.

Aller au musée, comme aller au concert, c'est avant tout participer  à son propre enrichissement. S'étonner, apprendre, se constituer de beaux souvenirs, en côtoyant l'art sous toutes ses formes, ne peut être que bénéfique. Le volet pédagogique de cette manifestation  n'échappe à personne, car les visites en famille permettent les échanges autour des œuvres, favorisant le dialogue, autorisant l'expression d'un goût personnel en énonçant les raisons ( aimer, ne pas apprécier, pourquoi ..). Si observer, admirer des tableaux, des sculptures, c'est également aller à la rencontre (à la découverte) des artistes, des créateurs,  voir des objets du passé exposés dans les vitrines des musées remet le temps à sa juste place, au centre des vies de citadins pressés. Replonger dans la mémoire   collective, par le truchement des outils, des ustensiles de la vie quotidienne ( Musée des arts et traditions populaires) fait remonter des souvenirs personnels et permet également de mesurer les progrès techniques dont chacun profite au XXIe siècle..  La nuit des musées peut donc conduire de l' étonnement, à la surprise,  et même à l'émotion.



Plus que jamais, l'occasion de faire une belle sortie  est donc à saisir. Tous les acteurs de la manifestation  (dont les bénévoles des  nombreuses associations culturelles) se démènent et s'activent, dans ces lieux d'exposition,  afin d' accueillir le public dans les meilleures conditions.  Et pour ceux qui, pour maintes raisons,  n'ont jamais franchi le seuil de tels établissements, aucune hésitation à avoir .. puisque la Culture nous ouvre ses portes .


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mardi 10 mai 2016

Arts en Mai

Voyager pour voir, écouter,  s'émouvoir ou s'étonner.. et réciproquement :
Voir, écouter, avoir des émotions et des sujets d'étonnement pour faire un voyage à travers l'Art .. , dans le pluralisme, l'ouverture au monde, la découverte, la connaissance.
Chacun y trouve satisfaction, et vit sa passion au rythme de ses goûts, en 2016, en dépit de bien des vicissitudes. 
France :                                        

-Cannes présente la 69 e édition de son Festival, du 11 au 22 mai  Toujours très attendue, cette belle manifestation réunit les grandes célébrités du milieu du Cinéma. Cinéphiles, cinéphages, starlettes ,  vont donc  se presser pour voir une fois encore, les stars internationales, en tenue de gala , arpenter en souriant le mythique  tapis rouge, alors que crépiteront mille flashes impatients des  fébriles paparazzi.
http://www.festival-cannes.com/fr/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_2016
- Paris ouvre les Portes du Grand palais,  du 8 mai au 12 juin,  pour une Monumenta avec un invité de choix : Huang  Yong Ping . La grande nef , habitée pour la circonstance  par un immense serpent d'aluminium  , accueille le visiteur pour l'inviter à une déambulation haute en surprises: "Empires".  Un espace de 13500 m² et 45 m de hauteur pour une exposition, est un vrai  défi à relever. Cette manifestation, organisée par le ministère de la Culture, est coproduite par la réunion des  Musées Nationaux- Grand Palais et le CNAP ( Centre National des Arts Plastiques).
http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/monumenta-2016-huang-yong-ping
 Irlande : 
- Dublin : Festival de danse contemporaine depuis le 17 avril jusqu'au 28 mai.(DDF : Dublin Dance Festival). Programmation  très complète,  avec la participation de 15 compagnies, des
créations, des ballets. Plusieurs   buts sont poursuivis à travers ces manifestations: promouvoir la danse contemporaine, faire découvrir au grand public les meilleurs chorégraphes et leurs œuvres, soutenir les artistes. Dublin se révèle ainsi être l'une des plateformes incontournables de la danse moderne.   
http://www.dublindancefestival.ie/highlights

Espagne: 
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-Séville : Festival international de musique du monde (Musica de los pueblos) du 20 au 21 mai, organisé par la ville, en collaboration avec  l' Instituto de la Cultura y las Artes (ICAS). Des groupes, des duos, des artistes solos viennent partager la scène et le menu de ces journées dédiées à la musique internationale. On y retrouve des influences traditionnelles mêlées à  des sonorités nouvelles. De rythmes chaloupés en ballades romantiques chaque musicien entraîne  l'auditeur et le spectateur dans un univers individuel bien personnel.
Pour en savoir plus : 
http://territoriossevilla.com/
Pour écouter Izal  (l'un des groupes participant au festival)  interprétant  "Copacabana" :
https://www.youtube.com/watch?v=eFN5TSKCuCs 

Autriche : 
-Innsbruck et Wattens  : Festival annuel de Musique de Chambre du 25 au 29 mai (Music in the giant). C'est dans un lieu exceptionnel, inattendu, (Swarovski Kristallwelten :la cristallerie Swarovski) que se déroule une partie du répertoire proposé par le  compositeur  et pianiste tyrolien :Thomas Larcher. Brillante idée qui rassemble tous les suffrages des amateurs du genre (la
musique de Chambre).  Le géant aux yeux de cristal, symbole de la marque  accueille donc diverses formations instrumentales mais aussi des chanteurs. 
- Le site de la cristallerie :

 http://kristallwelten.swarovski.com/Content.Node/wattens/index.fr.html
- Le festival : 
http://kristallwelten.swarovski.com/Content.Node/wattens/Music_in_the_Giant.en.html 
- Ecouter Victoria Simmonds : ( artiste lyrique, mezzo soprano,  faisant partie du programme  du festival)
https://www.youtube.com/watch?v=Glsr9-4QU6s


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(montages photos : N-L. M. )

mardi 3 mai 2016

Fashion forward, fashion for ever

Photo montage NLM
/1715- 2016/
Trois siècles de mode pour une exposition hors des sentiers battus, depuis le 7 avril et jusqu'au 14 août 2016, au Musée des Arts Décoratifs ( 107 rue de Rivoli - Paris 75001). On peut parier  que les midinettes ne seront pas les seules à rêver devant les robes des grands couturiers...
Car la période évoquée est large: du XVIIIe siècle à nos jours. Elle donne à voir et à réfléchir. De crinolines en jupons, de rubans en dentelles,  de métal en latex , le vêtement n'en finit pas de se raconter, et de narrer des histoires.  C'est donc un réel voyage dans le temps que cette belle exposition propose,  avec,  dans l'imagination collective,  des froufrous en fond sonore.
300 pièces exposées concernant la mode pour tous : enfantine , féminine et masculine.  L'ensemble permet de mesurer l'évolution des styles et des tendances autant que  le passage  des contraintes à la liberté des mouvements. Art de vivre , art de se vêtir, reflet d'aspiration ou de réel niveau social; le look se travaille, et s'exhibe.. , en dépit de l'adage " l'habit ne fait pas le moine".  On ne peut nier qu'il existe des codes vestimentaires,  comme il existe des codes du savoir-vivre, et du comportement (en société, en famille, en collectivité professionnelle...)
Découvrir les dessous de l'exposition pourra ainsi permettre de faire la différence entre un vertugadin, une robe à panier, une robe battante, une robe à la française (à l'anglaise, à la polonaise...) , un jupon baleiné,  et toutes ces parties de vêtements qui furent en vogue au XVIIIe siècle. Mais la période du  Directoire a eu  également  une place de choix  dans la mode, avec les fantaisies des Incroyables et des Merveilleuses.
http://www.lamesure.fr/rubriques/modeselegants.html
Que l'on soit:   Figure de mode, Fashion addict, Fashion victim, ... on peut se prendre au jeu, sans forcément se ruiner. Le style n'est pas uniquement affaire de prix, mais question de goût. Suivre la mode, sans être esclave des diktats du moment,  en respectant sa propre personnalité, et en fonction de son physique, c'est possible. Alors pourra-t-on, peut-être,   conjurer la fameuse réplique (ou fausse vérité) de l'Eternel Féminin,  devant l'armoire aux portes ouvertes :" Ciel ! je n'ai rien à me mettre!! " 

-  Pour s'y rendre, pour en savoir plus ... :
http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/actualites/expositions-en-cours/mode-et-textile/fashion-forward-3-siecles-de-mode-1715-2016/
 - La lettre d'info :
http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/lettre-d-information/lettre-d-information
- Le catalogue ( sous la direction de Pamela Golbin)











Autres musées de la mode :
Paris : musée de la mode et du costume (musée Galliéra)
 http://www.palaisgalliera.paris.fr/
Marseille :  musée méditerranéen des métiers de  la Mode ( MMMM 11, la Canebière)

Albi : musée de la mode
actuellement exposition"Fleurs" jusqu'au 30 décembre 2016
 Internationaux:
London (Fashion and Textile Museum), Brussels (Mode et Design), Anvers (Mode Museum Provincie Antwerpen) , New York (Fashion Institute of Technlogy / Museum at FIT ) ...
- Petit tour de la mode en chansons  :
Froufrou : (Berthe Silva) , le jupon de Lison (Line Renaud)
Le chapeau de Zozo ( Maurice Chevalier)
https://www.youtube.com/watch?v=HerJ2RI788I
 L'écharpe ( Maurice fanon)
https://www.youtube.com/watch?v=KYHRgYwrNDQ
Le chapeau de Mireille (Marcel Amont) 
 https://www.youtube.com/watch?v=E_3sJ4r9nM4
Moi mes souliers (Félix Leclerc)
https://www.youtube.com/watch?v=7gYAl0_YzXo
La fille aux bas nylon (Julien Clerc)
https://www.youtube.com/watch?v=ycy3kYaV-8E 
Âge tendre et tête de bois  (Gilbert Bécaud)
https://www.youtube.com/watch?v=K9U05GjKtzc
La plus belle pour aller danser (Sylvie Vartan),  Sanguine (Yves Montand),
Rendez-vous au paradis ( Alain Chamfort). La Dolce Vita ( Christophe),
- Des films :
Coco avant Chanel ( Anne Fontaine- 2008)
Saint Laurent (Bertrand Bonello- 2014)
Yves Saint Laurent (J. Lespert-2014)
 -  sur ce même blog, lire l'article : " Mode: sous toutes les coutures"
http://international-culture-blog.blogspot.fr/2015/02/mode-sous-toutes-les-coutures.html
Rappel : Toutes les listes proposées  dans les articles de ce blog sont des suggestions,  et sont  non exhaustives. 

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vendredi 29 avril 2016

Pop stars in the sky

En quelques années la scène de la Pop Music a été  plusieurs fois endeuillée.  Un panel d'icônes, symboles de la mouvance musicale de la fin du XXe siècle, a quitté le monde du show business sans être pour autant silencieux, car les disques , DVD, et autres supports, prolongent la carrière des stars pour (et par)  l'amour de leurs fans. De looks improbables, en provocations vestimentaires assumées, le spectacle n'était jamais absent de chacune de leurs prestations respectives. Personnalités  atypiques,  chacun n'entrait dans la compétition et la feinte rivalité, que  pour activer sa propre popularité, sachant doser ses effets scéniques et verbaux. En cela, on peut penser qu'il y avait un lien réel de composition musicale entre ces artistes. Telle une sorte de fratrie,  une concordance de certains  accents rythmiques, du sens du show,  qui les rendaient apparentés, mais aucune ressemblance dans les tessitures, ni dans la gestuelle en concert,  n'était perceptible.
Quelques (rares ) documents  attestent de duos , de rencontres , le temps de quelques interprétations.
D. Bowie et F. Mercury
M. Jackson et Freddie Mercury               
 Autre document assez incroyable, mémorable,  daté du 20 août 1983: ( cf -vidéo  de Direct Matin ) sur la scène du Beverley Theater of los Angeles , lors d'un concert de James Brown , Prince et M. Jackson, présents dans la salle,  montent,  à l'invitation du "maître", un court moment sur scène l'un après l'autre, pour de courtes interventions,  après une accolade avec le géant de la soul. Sorte de moment magique de transmission intergénérationnelle,  et de reconnaissance mutuelle.
http://www.directmatin.fr/musique/2016-04-22/video-le-jour-ou-prince-michael-jackson-et-james-brown-chantaient-sur-la-meme

Freddie Mercury : (1946-1991)    La voix , le spectacle,le regard , la  présence:  Freddie n'a jamais fait l'économie des effets lors de ses prestations en concert, en solo, en duo....
- En brillant duo avec Monserrat Caballé  : (Barcelona)
: https://www.youtube.com/watch?v=o8Eg-mWdDLc
- Bohemian Rhapsody:(avec le groupe Queen dont il fut l'emblématique chanteur)
https://www.youtube.com/watch?v=3p4MZJsexEs

Michaël Jackson :(1958-2009) King of Pop, au son  funky soul, rock, dont "Le frisson Thriller " a fait danser la planète.Sachant se mouvoir en rythme, calquant le texte à la mélodie et à la chorégraphie, M. Jackson voulait offrir à son public les divers talents de sa palette professionnelle. Compositeur, il a laissé à la postérité de nombreux "tubes" et des mélodies pour oeuvres caritatives.

Heal the world: https://www.youtube.com/watch?v=O6cE4DJUb_o

David Bowie: (1947-2016)l'homme caméléon, la silhouette impeccable ne se départissant jamais de l'English touch.Tel un testament, son  dernier album, l'impressionnant : Black Star, surprend, tant il semble sombre et prémonitoire dans ses mélodies, ses effets sonores,  comme si l'homme qui se cachait derrière l'artiste, laissait enfin affleurer ses états d'âme.   
-Ecouter : Ashes to ashes :
https://www.youtube.com/watch?v=lNqo0kIR-TU
Black star :
https://www.youtube.com/watch?v=kszLwBaC4Sw
- Voir aussi sur ce même blog l'article qui lui a été  consacré (le 24 mars 2015) : http://international-culture-blog.blogspot.fr/2015/03/david-bowie-is-in-paris.html

Prince : (Rogers Nelson : 1958- 2016) "Kid of Minnesota", jouant sur un nom, qui claque comme un titre, puis sur un anonymat éphémère (avec sigle) , afin de mieux surprendre ses fans, et peut-être, franchir une nouvelle étape de sa vie. Son jeu instrumental ( guitariste : basse, solo..)  reste dans les mémoires.
Purple rain :
 https://www.youtube.com/watch?v=F8BMm6Jn6oU

N.B. : -  à (re) écouter et voir la longue version in Live avec solo  (près de 20 mn)  de 1985: Prince and  The Revolution . 
- La vidéo de l'inattendu duo  de Prince (voix)  et Miles Davis (trompette) . 
https://www.youtube.com/watch?v=7UoLkFQlmMI

                                           *      *      * 
Ces quatre personnalités, idoles adulées,  manquent désormais  au  palmarès  de la variété internationale.. Leurs vies écourtées  ont rendu le public plus  lucide sur l'impact de leurs carrières respectives, et ce même public a pris alors la mesure de la profondeur et  de la teneur des bouleversements musicaux dont ces quatre artistes ont été à l'origine. Si  l'on reconnaissait ces stars  comme inspirateurs de courants éclectiques contemporains, et de  nouvelles vocations,  on ne peut cependant guère leur attribuer de "suiveurs", tant leur talent est paradoxalement aussi  unique que multiple (performances scéniques, musicales, instrumentales, créatives) ..  Seul, l'avenir dira et confirmera si une  relève est assurée.

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mardi 8 mars 2016

Jérôme Bosch, l'éloge de la folie

Du" Jardin des délices"  à " La nef des fous"  le peintre néerlandais Jérôme Bosch  (Jheronimus van Aken : 1450-1516) a cerné, de sa palette,  les tourments de l'âme humaine entre Paradis et Enfer.  
2016: Cinq siècles après sa disparition,  son œuvre est rappelée et célébrée, en divers
lieux,  à travers maintes expositions.
- Dans sa ville natale, ‘s-Hertogenbosch (Bois-le-Duc) : depuis le 12 février au 8 mai, grande rétrospective des œuvres originales au Noordbrabants Museum. sous le titre "Visions d'un génie" . Il y sera présenté pour la première fois une toile exceptionnelle, récemment attribuée au Maître, " La tentation de saint Antoine".
- A Madrid :du 31 mai au 11 septembre au musée du Prado
 D'autres manifestations se sont déroulées autour de la production de Jérôme Bosch :
- A  Venise : "Le triptyque de Santa Liberatà", restauré récemment,   fut visible  à la Galleria de l' Accademia jusqu'au 7 février
-  A Rotterdam : au musée Boijmans van Beuningen,  une évocation de la vie quotidienne au XVIe siècle à travers les tableaux de plusieurs artistes (dont Jérôme Bosch) était proposée,  depuis le 10 octobre 2015 jusqu'au 17 janvier 2016, sous le titre " De Bosch à Bruegel , la naissance de la peinture de genre".
La nef des fous (1500)
Si le  style pictural très personnel de J. Bosch (qui fut membre de l’œcuménique Illustre Confrérie de
Inscription de J. Bosch à la Confrérie
Notre-Dame - Illustre Lieve Vrouwe Broederschap
)  est rattaché au courant des peintres  primitifs flamands, on lui reconnaît cependant une fertile  imagination d'interprétation des thèmes. Ces déclinaisons surprenantes dans des peintures  comme   La nef des fous et le triptyque   du Jardin des délices ne manquent pas de faire songer aux écrits  de son concitoyen et contemporain Erasme (Desiderius Erasmus Roterodamus: vers 1467- 1536) dans "L'éloge de la folie" . Certes l'humour, la dérision, la satire sarcastique sont présentes, mais dans une époque telle que le début de la Renaissance  (charnière entre le XV e et le XVIe siècles), c'était risquer de prêter le flanc à la réprobation. L'univers artistique de J. Bosch rappelle quelque peu celui de  la Comedia de Dante Alighieri.
                                                     
Le Jardin des délices (1503-1504)
Contorsions des corps, visages extasiés ou tourmentés, scènes grotesques, scabreuses, désespérées, poétiques,  ou inattendues et décalées, préfigurent également  le monde des œuvres de Dali. Faut-il y voir  seulement l'imaginaire au pouvoir, ou le fantasme, la transfiguration des passions humaines, la personnalisation des objets,  la transcription des désirs refoulés ou celle de l'éternel combat entre les vices et les vertus ?  D'un Eden de légende au  Memento mori, en passant par  l'Ars moriendi, c'est un  foisonnement d'individus disparates dans un environnement végétal luxuriant. On oscille aussi  entre fantasmagorie, surréalisme, hyper-réalité. et symbolisme parfois teinté d'ésotérisme. 

Force créatrice innovante, originalité, art de la mise en scène, maniements des pigments, agencements des attitudes des personnages : rien n'est laissé au pur hasard. Même si, pour certains observateurs et critiques,  la folie semble émerger de ces productions littéraires et esthétiques, la raison tangible n'en est jamais éloignée. Fil conducteur , elle transpose la réalité,  régit le geste, ou le verbe,  qui se veut précis, fidèle, évocateur sans trahir l'idée. Le succès qui franchit les siècles en suscitant toujours autant d'intérêt , d'interrogations autour de ces œuvres, est le garant de leur pérennité.
Emplacement actuel des tableaux :
- La nef des fous ( Paris- Musée du Louvre)
- Le jardin des délices (Madrid- Musée du Prado)

A savoir : "La nef des fous " faisait  partie d'une œuvre, aujourd'hui scindée,   au format plus important  (triptyque) . Les seules parties encore visibles sont : "La mort de l'avare" ( au National Gallery of art -Washington) ) et "Allégorie de la débauche et du plaisir" ( au Yale University Art Gallery- New Haven).
A découvrir  aussi l'importance des dessins à la plume et à l'encre, sur papier


                                                                                  


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jeudi 11 février 2016

Marie, Henri, Heinrich et Léon-Paul

Le 1er trimestre 2016 débute  une année  de commémorations  très éclectiques où la musique, la littérature seront autant d'occasions de "réviser ses classiques", sans déroger à l'actualité.


Janvier : Le 22 en 1916  centenaire de la naissance d’Henri Dutilleux à Angers (mort le 22 mai 2013 à Paris ), compositeur, lauréat du Prix de Rome en 1938, pensionnaire à la Villa Médicis en 1939.  Enseignant au conservatoire national supérieur de musique, responsable de la production à Radio France (de 1944 à 1963), il s'inscrit dans  la lignée de Ravel, Debussy, Dukas, Duruflé, Bartók, Stravinsky...
Pour en savoir plus :

Février : Le 17 en 1856, mort de C. J. Heinrich Heine à Paris. Le prénom véritable du poète, essayiste  et polémiste germanique né à Düsseldorf en 1797, était Harry, mais en France il se faisait appeler Henri, tout en plaisantant sur les français qui écorchaient
son nom.   Romantique dans ses poèmes, il pouvait et savait  être satirique dans ses écrits journalistiques. Aux accents de la Lorelei, poème d'après une légende des rives du Rhin, tous les étudiants germanophones ont appris  la versification de Heinrich Heine. Le texte initial, composé en 1824,  a été mis en musique maintes fois depuis sa création (versions de  Franz Liszt,  de Friedrich Silcher, de  CLara Schumann,   et quelques évocations contemporaines par Ch. Trenet (en 1956), H-F. Thiefaine, Jacques Higelin ..) 
Version de Silcher par Mireille Mathieu (in album: Die schönsten Deutschen Volkslieder (1977): https://www.youtube.com/watch?v=P-F3prcPC78

Le 5, en 1626, naissance de Marie de Rabutin-Chantal, Madame de Sévigné à Paris (décédée le 17 av. 1696 à Grignan) . L'actualité  de cette célébration de la vie de la marquise femme de lettres est d'une pertinence de bon aloi.  Puisque c'est un véritable appel  au mécénat,  à travers la presse, qui est lancé pour la restauration de son  cabinet de lecture et d'écriture  du château de Grignan.  Après les travaux envisagés, étoffes, parquet, boiseries, devraient rappeler davantage les originaux de l'époque qui a vu évoluer Mme de Sévigné en ces mêmes lieux : le  XVIIe siècle. Le château de Grignan, où elle rendit l'âme,  était l'une des demeures  de sa fille Françoise: l'une de ses principales destinataires des fameuses et nombreuses"Lettres" (764 sur 1120 environ) que Madame de Sévigné rédigeait et envoyait. 
Mécénat ( lancement fin mai 2016).
Visite du château de Grignan (Drôme)  : 00 334 75 91 83 50

Mars    : Le 4 mars en 1876, naissance de Léon-Paul Fargue, poète français (décédé en nov. 1947 à Paris) . Fondateur de la revue "Commerce" (en 1924, avec P. Valéry et Larbaud) il fut également Membre de l'Académie Mallarmé en 1937 . Avant cela,  il adhéra à un d'un courant artistique  Parisien,   les Apaches (existant de 1900 à 1914) où il retrouvait seize de ses amis, dont M. Ravel, E.
Vuillermoz, T. Klingsor,  au son du 1er mouvement de la 2e symphonie de Borodine, sorte de symbole mélodique pour cette petite société d'écrivains, poètes, critiques, et musiciens, aussi créatifs qu'excentriques, jeunes  et rebelles:
Maurice Ravel avait  dédié sa composition "Miroirs" (5 pièces pour piano - 1904-1905) à chaque participant du mouvement des Apaches :
Noctuelles ( dédié au poète L-PL fargue)  
Oiseaux tristes (dédié au pianiste Ricardo Vines
Une barque sur l'océan (dédié au peintre Paul Sordes)  
Alboradaa del gracioso (dédié à l'écrivain M-D.  Calvocoressi)
La vallée des cloches (dédié à M. Delage , 1er élève de M. Ravel)  
 Ravel avait également mis en musique le poème  L-P. Fargue, écrit en 1929 : "Rêves ". 
Et Ricardo Vin͂es aussi , saura rendre hommage à son ami poète, au cours de l'année  1927, en lui dédiant  une composition pour piano intitulée : "Crinoline" (ou la Valse au temps de la Montijo).


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