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vendredi 9 décembre 2022

Freestyle, why not ?

 En sport, en musique, la freestyle  attitude est tendance. Exploitant les talents innés ( et le travail acharné de ses adeptes) , elle est aussi créative, ludique, spectaculaire, démonstrative. Sans règles, contraintes, pressions, compétitions, autres que celles que l'on s'impose à soi-même, le freestyle autorise la démesure et le dépassement de soi-même.  Il donne cette impression jubilatoire car il est associé à l'idée de liberté. 

Réclamant tellement de maîtrise, de souplesse,  et d'adresse, ce  modus, appliqué au ballon, pourrait faire penser à la pratique des artistes du cirque. Sens de l'équilibre, de la distance, de la notion de pesanteur, le freestyle  est une authentique  discipline.  L'entraînement est quotidien sous peine de perdre en agilité et en précision. On n'hésite pas à parler de: show man,  performer, amazing football... pour qualifier les pratiquants du genre.  Chaque intervention filmée (vidéos, émissions de télévision) est un succès d'audience assuré. S'exhibant pour se  faire connaître, dans un premier temps, les performers cherchent ensuite la reconnaissance, la célébrité, l'adhésion d'un public occasionnel qui encourage de la voix des applaudissements et de l'aumône, tout en demandant des selfies: souvenirs d'un moment particulier avec un être d'exception. 

La discipline fait école...: Foot Freestyle France, Freestyle No Limit, FreeSchool72, Foot Freestyle France, Humanitaria ... et + (voir les sites internet concernés pour trouver le nom d'autres associations). 

...et championnat: à Prague " Super Ball World Open "
 
Les performances sont multiples:  jonglage au pied, (debout, assis, en grimpant, en sautant, avec un ballon enflammé...), arrêt en équilibre sur la  main, sur un  doigt, sur le cou, sur la tête... 
Le public assoiffé de sensations est au rendez-vous et apprécie. 
                                   
De la rue à l'exhibition, en passant par le terrain:
Des trentenaires doués  ou les incredible tricks des freestylers/  "so amazing!"
Lya Traoré:  le guinéen  (en démo à Paris Montmartre) :
https://www.youtube.com/watch?v=0-X2HQUMawY chis : l'indien ( à Bombay) 
 Archis  Patil : l'indien (Bombay)
 
 Si l'exploit est remarquable, l'extrême n'est jamais loin. Mais il est aussi vecteur d'exemple dans la mesure où il se veut assez démonstratif pour donner envie à la génération suivante de copier, d'égaler et de dépasser  ses aînés. Alors la dimension sociale, éducative, pédagogique peut  être envisagée. Et l'on perçoit, d'une autre manière,  le jeu,  puisqu'il devient moyen, objectif, motivation. 
                                                         
 
Motocroos, BMX,  Ski, Free fly , et même Trottinette autorisent ces mêmes performances sportives et artistiques. 
 
Le danger de la pratique n'est pas négligeable. Il est donc important de souligner que la formation avec un professionnel est recommandée, ainsi que le port d'un équipement adéquat (dont casque) et le respect des  mesures de sécurité .  
                                                           

Tina Arena " Aller plus haut"  (J. Kapler)
 
 
Free lance Writer  
Culture   Art   Patrimoine 

 
 
 
 
 
 

vendredi 20 juillet 2018

Football : du jeu au sport

Faire encore  vibrer les foules de toute la planète, au XXIe siècle: un challenge? un défi ?
Un sujet d'étonnement: assurément! Championnat du monde oblige...
Pourtant, le jeu  de balle ne date pas d'hier. Représenté, dès l'Antiquité,  en mosaïque, en peinture murale, il atteste donc  d'une belle ancienneté pour divertir les  individus.
Nommé:  aporrhaxis et phéninde à Athènes et épiscyre à Sparte, pila paganicapila trigonalisfollis, harpastum à Rome, il se jouait essentiellement avec les pieds (cf les écrits de Julius Pollux). Plus tard, vers la fin du XVe s. et jusqu'au milieu du XVIIIe s., en Italie,  le calcio florentin a été  pratiqué. 

  L'objet du jeu : la balle ( le ballon) a connu diverses variantes et évolutions, aussi bien  dans sa texture : tissu, peau, bois ..., dans son format (petite taille, moyenne, ou plus grande), que dans ses déclinaisons: jeu à 2, en équipe, à la main, au pied...selon les époques.
Du simple jeu au sport collectif :  D'un simple jeu on est progressivement passé à un sport par l'organisation de la pratique en équipe, avec  définition du nombre de joueurs, de règlementations diverses (phases, interdits, score, encadrement (capitaine, sélectionneur (coach), entraîneur, préparateur physique, équipe médicale...) 

En Mésoamérique : le Tlchtli  est un jeu de balle pratiqué pendant 3 millénaires par les Olmèques et les Mayas ( jeu sans toucher la balle avec les mains ou les jambes, où le point se marquait par le passage de la balle dans un anneau). Mais... à la fin de la partie,  le capitaine de l'équipe perdante était sacrifié...
A l'époque contemporaine, en se basant sur les documents d'Histoire, les gestes de la pratique du jeu ont été retrouvés... sans issue fatale pour le vaincu...
pour en savoir plus :
https://mexique-decouverte.com/le-jeu-de-balle-maya/
https://www.youtube.com/watch?v=J-RW4JJZvDs

C'est au XIXe siècle, en Grande Bretagne,  que les règles et codes du jeu sont instaurés et observés. (Cambridge 1848). On joue plutôt en champ clos, délimité, dont les dimensions sont en yards.   En 1904, la FIFA  (fédération internationale de football association/ voir liste des présidents, de Robert Guérin à Gianni Infantino) ) voit le jour. Le jeu devient sport. C'est l'émergence et l'organisation des clubs locaux, municipaux,  et des équipes nationales....
Au fil des décennies, les joueurs deviennent peu à peu des sportifs de haut niveau, et sont considérés  en tant que tels..

La soule: Mentionnée dans les textes médiévaux dès le début du XIIe siècle (1147 en France, 1174 en Angleterre), elle serait l'ancêtre du football ( foot ball, folk ball) 
Les dimensions d'un terrain : Souvent employées dans le langage commun, les expressions  " aussi grand qu'un terrain de football"  ou "la pelouse" font référence à un espace de grande envergure. Concernant le jeu la longueur du terrain  varie entre 90 et 120 m et la largeur entre 45 et 90 m
Les femmes aussi/ Si l'on parle de football féminin (le mot  soccer est employé par les américains indifféremment pour le football qu'il soit masculin ou féminin ) dès le XIXe siècle, Outre-manche,  la présence féminine  sur l'aire de jeu et surtout  la reconnaissance de leur statut de joueuse et de sportive ne s'est vraiment affirmée qu'à la fin  du XXe s. 
Les footballeurs de légende : Dans la lignée des joueurs célèbres pour la qualité de leur jeu ou leurs hauts faits on cite souventEdson Arantes do Nascimento dit Pelé, Raymond Kopa, Diego Maradona, Just Fontaine... 

Moteur d'enthousiasme d'une nation : On peut épiloguer psychologiquement  longuement sur le mouvement de communion de groupes  (appartenant à diverses origines socio-culturelles) autour d'un match.. La cohésion, l'engouement, le sentiment d'appartenance, l'exultation, la libération des émotions...   sont générés par le soutien à une équipe, un joueur particulier. Lors des grandes manifestations de championnats, en cas de victoire, l'excitation est alors à son comble, car même certains "réfractaires" se laissent gagner par  la liesse populaire. On l'a constaté,  et on le constate toujours, aux résultats de Coupes du monde. Le pays vainqueur s'enflamme, faisant sienne la victoire des joueurs, dans un naïf et touchant transfert exubérant et spontané, fait de joie, de chants, de danses,  de déploiement de couleurs patriotiques sur tous supports (maquillage, vêtements, drapeaux, accessoires...), avec le cri de ce slogan sans équivoque : "On a gagné!".
Dans les arènes antiques,  où l'on risquait souvent sa liberté, et sa vie, certains gladiateurs valeureux étaient déjà considérés comme des stars. Applaudis à tout rompre, adulés, admirés, ils suscitaient  l'intérêt et l'attention du public qui venait les voir.  Les sportifs actuels, devenus "des Dieux du stade"  en sont  une sorte de descendance, sans la perspective  d'une issue  tragique à la fin d'un match.
L'art, la nature,  la culture, le sport ...  sont, en principe,  autant de  possibilités, parmi d'autres,  pour tous,  de ressentir des joies, des émotions nécessaires, porteuses de notions positives, de valeurs universelles, et d'échanges. Même si "l'important est de participer" (Ovide - Ethelbert Talbot - St Paul's Cathedral-19/7/1908 - P. de Coubertin), à chacun d'y trouver sa propre façon  de les ressentir, de les exprimer... 
  http://franceolympique.com/art/917-credo_olympique.html
Quant à la cultissime, et très convoitée,statuette de la coupe du monde (pesant environ 6 kg, et mesurant 35 cm de haut),  elle est l’œuvre  du sculpteur-médailleur  ruthénois Abel Lafleur (1875-1953) qui fut l'élève de J-C. Chaplain et de H. Ponscarme à l'école des Beaux- Arts de Paris.
Pour les absolute fans :
Dans le N° du 20 juillet 2018,  de la revue " La Gazette Drouot",  les pages 148 et 149 sont consacrées à des souvenirs mis aux enchères : maillots de joueurs,  ballon signé,  réplique de la statuette de la coupe du monde 1998, fanions, affiches ...



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