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vendredi 15 février 2019

Plus d'espace, plus d'expo...more space for more art..

Construits depuis plusieurs années certains édifices d'exposition ont eu besoin de rénovation et d'agrandissement pour accueillir davantage de visiteurs et proposer plus d’œuvres en exposition.
Ces travaux ont duré souvent plusieurs mois et ont coûté un certain budget.  Pourtant c'était nécessaire car le public est au rendez-vous culturel des collections.  D'autres bâtiments ont  simplement émergé du sol afin de répondre à un désir municipal, régional, ou national,  et de se placer dans la sphère muséale, incontournable point de la Culture Contemporaine. De belles découvertes en perspective !

FRANCE :
Paris : Musée de la poste 
Mantes-la-Jolie: Le Musée de l'Hôtel-Dieu (abritant la  collection Maximilien Luce) a ré-ouvert ses portes le 16 février 2019
Bayonne: le musée Bonnat-Helleu
Lyon : - Le MAM (créé en 1950 le  musée de la marionnette sis in Hôtel de Gadagne)         
Amiens (Musée de Picardie) en décembre 2019
Montpellier :le MoCo: musée d'Art Contemporain (in hôtel Montcalm)  ouvrira ses portes en juin
2019
Prévisions : (dans les années 2020 à 2023) Angers ( Musée des collectionneurs), Nantes (FC), Nancy (Musée Lorrain), Paris (le Musée National  de la Marine)

USA :
New York : Le MoMA a fermé ses portes pendant 4 mois 
Hanover :  Le Hood Museum of Art ( Dartmouth Collège) exhibe près de  65 000 pièces issues des divers continents
Floride :  The Norton Museum of Art  s'est agrandi de plus de 37% (selon un  projet de Norman Foster)
Ohio : Le musée de Cleveland  autorise les clichés de 30 000 de ses  oeuvres


ITALIE:
Palerme : Le Monreale Musée diocésain/  ses 15 salles réparties sur 3 niveaux
Turin : Musée national de l'automobile et ses extraordinaires collections  
http://www.museoauto.it/website/index_fr.html.

AFRIQUE :
Sénégal 
Dakar :  Ouverture du MCN ,  en décembre 2018.  C'est un grand  espace de  14 000 m2 pour 4
étages. 
http://www.mcn.sn/
Tunisie :
Carthage :  Le Musée qui avait déjà bénéficié d'un réaménagement il y a une vingtaine d'années, est à nouveau en restructuration afin d'accueillir des collections qui s'enrichissent au fil des découvertes archéologiques in situ.
http://www.patrimoinedetunisie.com.tn/fr/musees/carthage.php

Voilà donc quelques idées de visites, des suggestions  de sorties, de voyages...  Histoire de (re) découvrir un pays, une ville, un lieu, un thème,  et de faire le plein (des yeux , du coeur) de Beau, de sujets d'étonnements, de réflexions, de sensations, d'apprendre à mieux connaître certains domaines de l'Art, afin de mieux les comprendre. Pourquoi ne pas saisir l'occasion pour se pencher, avec attention et curiosité, sur des  sujets mal connus  afin d'approfondir ses connaissances?
Exemples :
- l'histoire de la Poste et de la transmission du courrier
- la biographie et le parcours d'un artiste
- la genèse des musées (cabinets de curiosité privés devenus grands espaces d'exposition publique)
- l'histoire de la Marine (nationale et internationale)
- l'histoire de l'Art Contemporain ( ses tendances, ses courants)
- l'histoire d'un pays, (histoire d'un style, d'un art particulier)
...

Freelance Writer
Culture  Art    Patrimoine





 


vendredi 28 septembre 2012

Pierres rejetées ... devenues pierres d'angle ..

L'art contemporain a ses inconditionnels, dans un milieu que l'on dit "fermé"  ou sélectif, mais n'est-ce pas parce qu'il se heurte souvent à de l'incompréhension ou de la simple méconnaissance ?
Le débat est loin d'être clos, et n'empêche pas le marché de prospérer..
Les musées, qui sont consacrés à ce style  d'expression, font pourtant de grands efforts pédagogiques, d'informations et de formations. Le jeune public, qui y est volontiers accueilli,  bénéficie de visites commentées très appréciées. S'approcher de l'art,  n'est pas un quelconque renoncement, c'est au contraire  à la fois une ouverture d'esprit, et une sensibilisation au monde de l'expression, qu'elle soit traditionnelle, classique,  ou moderne, avant-gardiste. Voir passer ses œuvres au crible de la critique, (qui n'est pas toujours objective ou tendre) n'est pas un acte porteur d'espoir, ni de projets. Cependant, même sans déclencher un enthousiasme immédiat, un parcours peut-être difficile à mettre en place. Et il faut bien de la ténacité,  et une certaine dose de confiance en soi,  pour  le poursuivre, et réussir à convaincre un public timide, ou réticent, à accepter une "patte" innovante, très personnelle, qui se démarque avec originalité et talent. Certains y  réussissent avec maestria. 
Jimmie Durham :"une question de vie et de mort et de chanter" :  exposition à ANVERS (Muhka), depuis le 28 mai et jusqu'au 18 novembre de cette année 2012 . Cet artiste américain, né en 1940,  est à la fois poète, sculpteur, essayiste. Il a déjà conquis un public enthousiaste,  à travers des manifestations internationales dans de hauts lieux du genre,rendez-vous inconournables :
- La FRAC de Reims, - La München  Kunstverein, - Le Frankfurter  Portikus exh. Hall, - la biennale de Venise...
L'esthétisme ne va pas sans un certain humour et le titre de chaque pièce est déjà une incitation à la réflexion.  J.Durham assume le paradoxe même s'il est teinté de burlesque. L'assemblage devient sculpture et, chez lui,  l'hétéroclite est étiqueté. Défenseur des droits des amérindiens, il donne une empreinte particulièrement référencée  à ses oeuvres.  Oscillant entre sérieux et dérision, l'homme est un artiste engagé. L'exposition anversoise le salue à travers cette importante et 1°rétrospective.


Philippe Pastor : est au MM'ART Monaco Modern  Art , après (entre autres)  une participation remarquée au MoMA ( Museum of Modern Art  de New York) L'artiste monégasque autodidacte (né en 1961) a fait de la nature son principal thème d'inspiration. Les 4 éléments se coulent, explosent, et s'imposent sur ses toiles. L'homme des "arbres brûlés" est aussi celui des coeurs multicolores. Les teintes sont denses, les formes épurées, toniques. Loin des cours didactiques et académiques, son style est aussi bien le reflet d'un rapport personnel à la technique,  que celui d'une implication quasi charnelle avec les supports et les matériaux.  Etre in situ pour mieux s'imprégner du lieu et de l'espace afin d'en restituer l'essence même. 


Kader Attia : né en 1970, il a très tôt transcendé ses émotions, ses peurs, ses souvenirs d'enfance par une exploitation artistique sensible et remarquée. Une  carrière internationale s'ouvre alors pour lui (1° exposition en 1996) , avec des passages au C.C.C(centre de création contemporaine) de Tours, sous le titre "Kasbah" en 2009, puis à la biennale  d'Art contemporain de Lyon en 2005... Les volumes, les formes, sous ses mains,  occupent l'espace dans un agencement particulier, évocateur et lourd de sens. Le corps, la matière, l'identité, l'appel à la conscience,  se mêlent dans des architectures fortes et parlantes. "Construire, déconstruire, reconstruire: le corps utopique" fut le thème explicite de sa récente exposition, et de la conférence,  qu'il a données en août 2012 au Musée d'art Moderne(MAM)  de Paris.
Jackson Pollock : au NMAM de Tokyo  (東京国立近代美術館 ) -a centennial retrospective (du 2-10 2012 au 6-5-2013). Enfant terrible de l'expressionisme abstrait , Jack " the dripper" (1912-1956) a laissé plus de 700 oeuvres. C'est un dixième de cette production  qui seront proposées à Tokyo pour la saison 2012/2013. Maître de la technique de "l'action painting" dans une impulsion positive et créatrice, J.Pollock est ambigu dans ses contrastes. A la fois spontané  et réfléchi, il engendre la fracture ( qui devient fractale) dans le style et la pratique (format des toiles, maîtrise personnalisée des outils et du matériel). Sa nouveauté crée la controverse, retardant une reconnaissance dans le milieu artistique local et mondial. Mais J.Pollock  réussit à émerger, à entraîner dans son sillage des "suiveurs" qui devinrent des disciples de son style novateur.  Hélas, un  vieux démon (addiction à l'alcool dès l'adolescence)lui fut néfaste. Son épouse Lee Krasner, (1908-1984) qui partageait avec succès ,  cette même passion pour la peinture, a eu  cependant  la ténacité  de valoriser l'homme et sa production artistique.

A. Malraux disait que "l'art est un anti-destin", et Schopenhauer pensait que "l'art affranchissait de la vie et de la douleur " ... L'Art peut être, déjà,  un moyen d'exprimer l'indicible, de se projeter soi -même avec ses failles,  dans un mouvement plus ou moins conscient et spontané ... et que le résultat trouve un écho favorable, pour celui qui va découvrir l'oeuvre ainsi née d'une blessure tue. De cet échange naîtra,  alors la reconnaissance...

Freelance Writer
Culture  Art  Patrimoine