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mercredi 25 mai 2016

Elèves de tels maîtres

Qui ne se souvient de sa scolarité à travers la personnalité marquante d'un enseignant particulièrement doué en pédagogie ?  Encore plus, semble-t-il,  lorsque celui-ci ( ou celle-là) est célèbre. Mais comment s'affranchir de cette influence, de cette empreinte pour faire émerger et  valoir   son propre talent ?  Certains y sont parvenus, mais ont-ils tous laissé, comme leur  prestigieux professeur, leur nom dans l'histoire ? En voici quelques-uns dans une liste très restreinte mais que l'on peut allonger , en faisant quelques recherches à travers la lecture de très instructives  biographies. 
J.S. Bach- (Photo-montage NLM)
Elève de J-S. BACH  de 1748 à 1750: 
J.C. Kittel- (Photomontage NLM)
Johann- Christian Kittel (1732-1809) fut un compositeur , improvisateur réputé et organiste virtuose. On se pressait pour l'entendre en concert. Professeur apprécié, il s'est attaché à
transmettre  les principes de Bach à ses élèves. Né  en Thuringe, à Erfurt, JC Kittel avait donc,  en commun avec son maître, un attachement particulier à sa ville natale, car c'est aussi à Erfurt que naquit Johann Ambrosius, le père de JS Bach,  et que demeurait une partie de la famille Bach (plusieurs cousins)  .
http://www.erfurt-web.de/Johann_Christian_Kittel  
 Präludium im G Dur :
https://www.youtube.com/watch?v=S52THAo5apo


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Eléve de Frédéric CHOPIN  pendant 5 années :
Georges Mathias ( 1826-1910) , pianiste, compositeur, professeur,  a laissé
80 œuvres à la postérité.
Etudes spéciales de style N° 23: 
https://www.youtube.com/watch?v=eppDmYiR-h0
on peut  découvrir,  à la suite de cette vidéo  des pièces composées par d'autres élèves de Chopin
(parmi lesquels :Mikuli, Tellefsen, Filtsch, Gutmann). On y reconnaît une certaine empreinte stylistique  du Maître. Et jusque dans les diverses œuvres et interprétations des suiveurs l'on remarque  l'importance de l'enseignement transmis.
A consulter également 2 blogs :
 http://blogotobo.blogspot.fr/2014/04/georges-mathias.html
http://etudemagazine.com/etude/1912/09/georges-mathias---some-personal-recollections-of-chopin.html

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Elève de F. Liszt de 1883 à 1886:
F. Liszt- (Photo-montage NLM)
Alexandre Ilitch Ziloti (1863-1945): fut arrangeur, transcripteur, pédagogue, chef d'orchestre. En 1892,  son cousin ( et élève) Rachmaninov (Сергей Васильевич Рахманинов), alors âgé de 19 ans,  lui dédia son 1er Concerto. D'A. Ziloti, on a surtout retenu (et travaillé) ses transcriptions, et ses arrangements,  de nombreuses oeuvres (de J.S. Bach, Beethoven, Vivaldi ...).   

Gregory Sokolov  (Григорий Липманович Соколов)interprétant l'un des  préludes de Bach (celui en B minor) transcrit par A. Ziloti:  
https://www.youtube.com/watch?v=vXbBOWlkR9g
 Le concerto N° 1 pour piano de Rachmaninov  joué par Nikita Magaloff (Никита Дмитриевич Магалов):
https://www.youtube.com/watch?v=-ZfEeJkqaFE



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Elève de Jules Massenet et de César Franck
J. Massenet et C. Franck (Photomontage NLM)
Ernest Chausson (1855-1899): musicien, auteur,  compositeur, s'est lié d'amitié avec Duparc, Husson,  d'Indy, Dukas, Debussy... Compositeur de pièces uniques : 1 opéra, 1 concerto pour piano et orchestre, 1 symphonie, il se défend  de répercuter les accents wagnériens ( "il faut se déwagnériser" aurait-il préconisé). Pourtant en écoutant  l' opéra (Le Roi Arthus) de ce fidèle des représentations à Bayreuth,  on ne peut s'empêcher de songer à Richard Wagner.
Poème de l'amour et de la mer (La fleur des eaux interprétée par Linda Finnie
https://www.youtube.com/watch?v=N-1ZOP5wEgU
 Le Roi Arthus :
https://www.youtube.com/watch?v=or_9Wq-lo-Q

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La transmission, le  devoir de passation,  rappellent l'incontournable mission de tout être. Si l'on ne peut nier le caractère parfois intéressé et bassement matériel de certains enseignements donnés (leçons payantes), pour la plupart ce ne fut essentiellement  que le sens noble et indispensable de la formation que peut dispenser un maître à l'élève. Elève qui,  lui-même devenu maître,  l'inculquera à son tour à d'autres élèves. Cette chaîne millénaire de l'apprentissage des savoirs, des pratiques, s'enrichit aussi au fil des expériences, des trouvailles et découvertes. Chacun y apportant sa part, souvent teintée de reconnaissance, de nostalgie, mais  aussi de regrets et de souffrances, car bien des leçons sont dures, difficiles, techniques, demandant un irremplaçable engagement  personnel de mémorisation, d'exercices fastidieux et répétitifs. Le talent, et le don, facilitent certainement l'acquisition, mais ne sont pas l'exclusivité de toute formation, qu'elle soit musicale, artistique, manuelle, ...
Pour savoir "quoi faire de ses dix doigts",  et s'entraîner .... un très utile lien : 
Menuet du Notenbüchlein de Magdalena Bach (avec partition et jeu en direct ) 
https://www.youtube.com/watch?v=SN10ch3vHvo

Free lance Writer  
Culture  Art  Patrimoine















jeudi 20 juin 2013

Music in the night, and in Museum ...







Langage universel (World Music Day)  la musique a donc sa fête depuis les années 80 ( au siècle dernier)..  Et le soir du 21 juin chacun peut jouer, écouter, vivre la musique sous un ciel estival, solstice d'été oblige, jusqu'au bout de la nuit ...  .
Orazio Gentileschi- le luth      
Les arts se conjuguent depuis longtemps,  et les peintres ont souvent fréquenté le milieu de la musique,  afin d'immortaliser tous ces modèles choisis,  en des tableaux "portraits souvenirs ", qui ne représentaient pas uniquement des célébrités ou de grands virtuoses,  mais des moments particuliers où l'homme et l'instrument s'accordent en formant duo.
Parmi les instruments les plus fréquemment rencontrés on remarque un instrument à vent : la flûte, et un instrument à cordes :   le luth , avec les variantes usuelles respectives  selon chaque  époque : flutiau, pipeau, guitare, viole, ...Un instrument à clavier: le piano, a   également eu  les honneurs de la toile ,  comme ses déclinaisons : l'épinette, le piano forte, le clavecin ...
Par  les pinceaux des palettes renommées, aux couleurs vives,  et sous la lumière délicate de la Renaissance, ou du XVIIe siècle, les musiciens prennent la pose,  le temps d'un croquis, qui les fixe pour la postérité, dans la pratique de leur passe-temps ou de leur art.. 
 Franz Hals : joueur de luth



         
Vermeer, Franz Hals, Leyster, Le Caravage O. Gentileschi, Delacroix , ....s'y sont risqué avec succès. On sait que certains tableaux étaient le fruit d'une commande particulière. Ce pouvait être celle d'un personnage fortuné désirant conserver la trace d'une soirée animée, ou celle d' un parent aisé voulant garder le souvenir des études musicales de sa progéniture. Mais il y  avait aussi l'obscur violoneux , qui ne rechignait pas à gagner quelques pièces, en posant pour un peintre en mal de modèle. Les siècles passant, ces toiles constituent une mine de renseignements pour l'historien, l'ethnologue, qui peuvent y retrouver maintes informations intéressantes :  détails de la vie quotidienne, des décors d'intérieurs, de costumes, d'habitudes, de gestuelle..
Joueuse de luth

Le flûtiste



 Il serait injuste et restrictif de n'évoquer que les instrumentistes.
 Car la musique passe  aussi par  la maîtrise de la voix. Les précieuses enluminures médiévales représentent les chantres qui interprètent la liturgie pendant  l'office .
Liszt au piano, avec  Berlioz, Czerny...
Et outre l'interprète , la genèse appartient au créateur de l’œuvre : le compositeur. Parfois les deux ne font qu'un et le peintre ne représente alors que le musicien, sans l'objet, comme si seul le nom de l'homme suffisait à évoquer l'instrument , conférant ainsi à l'image plus de force et de caractère. ( ex: le portrait de F.F.Chopin par Delacroix). Précision du geste, regard orienté, , attitude du corps entier,  suggérer la virtuosité à travers tout cela, voilà le  défi à relever pour un portraitiste.
La peinture n'est pas la seule à restituer ces moments musicaux. Le dessin, la sculpture,  ont laissé également de belles et fidèles représentations . Fêter la musique c'est donc en faire de façon contemporaine , mais c'est aussi se souvenir d'un passé riche en enseignements, en témoignages
Chopin à Paris
muets mais évocateurs, faits de divers documents souvent très accessibles mais parfois peu faciles à décrypter, car ils contiennent un langage oublié : celui des symboles. Dans la peinture ils foisonnent. Un oeil exercé peut en percevoir le message transmis. Dans les figurations musicales, il est  aussi bien présent: c'est une partition négligemment  jetée sur le sol,  ou un instrument, comme oublié, et posé sur un coin de table... Tels ces airs fredonnés sans y penser, et qui pourtant sont autant de vecteurs d'émotions, de souvenances, de sentiments, d'élans de vie à travers  quelques notes, sur une portée.

Freelance Writer
Culture  Art  Patrimoine

Palestrina : "Jesu rex admirabilis"  ( Gardiner)
http://www.youtube.com/watch?v=BXQuOQccCWA
Bossa Nova : The girl of Ipanema
http://www.youtube.com/watch?v=CfJc_79JNgI