mardi 8 décembre 2020

Crooner's voices and jazzy rythms

On ne le rappellera jamais assez : Le blues  est un genre  musical noble, avant d'être un ressenti . 
"Avoir le blues" est en effet moins enviable que de l'interpréter. Malheureusement l'année 2020 a engendré bien plus qu'un état de blues, ou de lassitude. On n'a donc  jamais eu autant besoin de tonus, d'espoir, d'humour, d'art, et de culture. Le langage international musical n'a pas pu, faute de concerts Ao Vivo (in live), faire son office habituel. Il reste la possibilité d'écoute:  à domicile, ou personnelle (écouteurs, casque). Les programmations sont aussi diverses qu'utiles. En cette année particulière, leurs missions accoutumées  sont  encore plus chargées d'importance: distraire, instruire, cultiver, accompagner, apaiser, émouvoir, consoler, faire bouger, aider à exprimer ...  et plus, si affinités.
 Certains interprètes réunissent plusieurs de ces actions dans leur tour de chant. Dans la catégorie "chanteur crooner" on n'a que l'embarras du choix, même si le genre  est qualifié de démodé, le public suit fidèlement  la carrière de ces voix bien placées, à la diction aussi agréable que correctement articulée.
Un répertoire de standards,  un timbre chaud, une prononciation intelligible, une certaine présentation et de la présence scénique, certes, cela fait déjà  pas mal  d'atouts pour un artiste. 
Or il y a le plus... : l'orchestration ! Une grande formation avec cuivres, cordes, chœurs, accompagne le soliste. Alors, il ne faut plus hésiter,  et se laisser happer par le rythme jazzy, ou latino, et rêver pendant quelques instants ( les fameuses 3 mn 35 de  bonheur) que l'on est en direct dans la salle de concert, communiant avec les autres spectateurs pour partager un moment de grâce. Les soucis et les idées noires étant restés au vestiaire, on sera "in the mood", afin d'engranger un peu de cette  joie et d'énergie positive qui sont indispensables à chacune, chacun. . 
Parmi les talents actuels (XXe et XXI e siècles) un rappel de quelques noms:
                                                                 

 Michaël Bublé::
 
Daniel Boaventura: 
 
 Deux artistes , deux générations:  Cicero père et fils, (trop tôt disparus):
Eugen Cicero: (1940-1997) Swinging Bach 
Roger Cicero : (1970-2016)
 
                                    
 
Evidemment les réminiscences ne sont pas très loin. A l'oreille sonnent encore les noms des prestigieux prédécesseurs : Frank Sinatra, Sammy Davis Junior, Bing Crosby, Dean Martin,  Duke Ellington, Count Basie...Pour un style que l'on croit être tombé en désuétude, cela tendrait à prouver que la relève a pourtant su reprendre le flambeau, en l'adaptant à sa propre époque, et qu'il y a toujours des amateurs pour apprécier ces formes musicales.structurées (swing, boogie, jazz
 
On monte le son, pour écouter, et l'on pousse les meubles pour danser: 
En 1994 Lionel Hampton :" Hamp's boogie Woogie" (un classique et indémodable basique du swing.)..
 
 
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mardi 1 décembre 2020

Teddy Bear's hug

 Né au siècle dernier, en 1902, il y a 118 ans, la peluche a,  depuis lors,  connu la célébrité,  en consolant  tant de chagrins  d'enfants !  Ses formes rondes, rassurantes, ses couleurs fidèles, ou non, à celles de l'animal original, font oublier que le modèle initial est une dangereuse  bête sauvage. Longtemps chassé pour sa fourrure, ou par des "montreurs-dresseurs" de curiosités, l'ours a bien pâti de la main de l'homme.    

Du gibier à la peluche, l'anecdote:

Cela commence tel un inventaire : Un président chasseur malchanceux , une anecdote  de chasse à l'ours qui fait toute une histoire, la magnanimité du chasseur envers la victime, le respect des Codes de l'honneur de la chasse... puis  la cynégétique a des conséquences inattendues. Et de Théodore Roosevelt (1858-1919) à Teddy, un acte  de légende se met en place. Certes, la créativité réactive du couple ( Rosa et Morris Michtom)"inventeur" de Teddy Bear, en 1903, est déterminante.

Or, ce serait un manque d'objectivité que de passer sous silence  le travail de Margarete Steiff  , créatrice de jouets, dont l'ours en feutre fut une belle  réussite commerciale. C'est d'après les croquis de son neveu Richard Steiff  que cette habile couturière réalisa l'ourson. Encore une fois le jouet fut rendu très populaire. Il généra un réel engouement après la présentation de son protopype ( PB 55)  sur un stand de la foire de printemps de Leipzig   

Le nom de la  ville de Berlin, (capitale et plus grande ville d'Allemagne),   dont l'emblème est un ours sur son drapeau et dans son blason, fait référence à l'animal   : Bär, Bârchen, Bärlein, Berlin. 

A Berne : l'ours héraldique est présent sur le Blason de la ville.

A Madrid : L'ours est statufié sur la Plaza della Puerta del  Sol  : El Oso y el Madroño (l'ours et l'arbousier)

Le 9 septembre, aux USA, on célèbre la  journée de l'ours: the Teddy Bear day

Le rôle des peluches dans le quotidien de l'enfant: ami, confident, objet de consolation ( sensorielle par le toucher ( manipulation), aidant à l'endormissement et la séparation nocturne   

Dans l'importante  ménagerie des peluches, Teddy Bear a toujours tenu  un rôle privilégié, préférentiel. 

Déclinaisons,  et vedettes internationales :

En chansons, en films, en dessins animés, en marionnettes, en BD, on retrouve le célèbre  plantigrade  au fil des ans, sur tous les continents. Héros d'aventures, toujours proche du monde  des enfants, plus ou moins malin et sagace, il conquiert les plus jeunes avec aisance et tendresse. Pourtant,  contrairement  à l'anecdote de la création du personnage, on retrouve les côtés sombres du symbole, dans la fête éponyme ancestrale, chargée de transferts socio-culturels, historiques, festivité ancrée dans les us et coutumes qui ont franchi les siècles  pour subsister jusqu'à nos jours. 

La Pyrénéenne fête de l'ours/ en France , dans la région du Vallespir en  Occitanie, ( La festa de l'os, à Arles-sur-Tech, à St Laurent de Cerdans et Prats-de-Mollo,  dans les P. O. ) "l'ours", sorti de sa forêt pour descendre au village  est symboliquement chassé, attrapé,jugé,  chaque année à la fin de l'hiver. Cette animation, est un vestige de l'époque médiévale,  et peut-être même antérieure, qui condense légende, anecdotes cybernétiques, paganisme et croyances, exorcisme et maîtrise de peurs ancestrales, morale, rapports complexes entre le monde animal et celui des humains. 



Nounours vedette de série TV enfantine :

https://www.youtube.com/watch?v=sqcDY19VuGU

Colargol, l'ours chantant:

https://www.youtube.com/watch?v=eL9l_W1YadI 

Winnie: (avec la voix française du regretté Roger Carel) 

https://www.youtube.com/watch?v=SdyDaCT5gp4

Michka: cf les contes russes 

Paddington:l'ourson  qui a sa statue en gare de Paddington. 

Des Carpates aux monts franco-ibères: La réintroduction de l'ours,comme celle du loup, fait débat. Mais les enfants, loin des graves  problèmes des adultes, (et de leurs réelles motivations,   enjeux personnels ), ne voient la vie  qu'à travers leur imaginaire, leurs rêves  fragiles,  en une période si brève de leur existence, qu'il est hautement répréhensible de les en priver.  Alors,  oui, un ourson en peluche est un important personnage. Même un peu délavé, décousu, trituré, fripé, il n'en a que plus de valeur.  S'il pouvait parler,  il pourrait narrer bien des malheurs enfantins, tous ces chagrins que les adultes ne voient pas, ne veulent  ni  entendre, ni croire,  parce qu'ils les jugent futiles, passagers, ou,  tout simplement,  parce qu'ils ont oublié leur propre enfance, et  leur attachement à cet animal en peluche que l'on nommait:  Teddy Bear .     

 

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samedi 21 novembre 2020

Egypte: quand l'Eternité refait surface ...

                                               

La récente  découverte de sépultures de la haute antiquité  met en ébullition le monde de l'archéologie et de l'Histoire . On exhume les vestiges,  d'un passé pharaonique qui interpelle à plusieurs niveaux :

- la confirmation de  la localisation   des sépultures

- la connaissance de l'identité des défunts 

- la décoration des sarcophages.(figurations, inscriptions)

- l'art funéraire (rites, étapes d'embaumement)

Saqqarah : Dr Hawass  :

https://youtu.be/ByeEbkqfRgA

Si les "rives du Nil" recèlent des trésors, il ne faut pas prendre l'expression au sens propre. Trop de pilleurs de tombes s'y sont précipités et fourvoyés. Le joyau véritable de ces hauts lieux de mémoire c'est la mine de renseignements légués à travers chaque nouvelle découverte. En effet, comment approcher au plus près les peuples de l'Antiquité,  si ce n'est grâce à  tous les témoins concrets de leur quotidien, de leurs us et coutumes, de leurs rites, de leurs écrits ? Les millénaires ont certes coulé, apporté leur lot de technologies  permettant des investigations sophistiquées et efficaces, mais l'humain, lui, est resté fidèle à lui-même : avec ses peurs, ses joies, ses faiblesses et sa grande force. Cela insuffle (devrait insuffler ??) une bonne dose d'humilité, et de respect, à la recherche.  Hors des phénomènes de modes ( XVIIIe, XIXe siècles), où des outrances furent commises, par appât du gain, par exploitation de la crédulité, mais surtout par le manque de connaissances et d'informations sérieuses, l'époque actuelle doit miser sur l'authenticité, la clarté des données . Cela implique nécessairement, en contrepartie, un soin spécifique accordé au traitement objectif des relevés, à leur diffusion, à la protection et sauvegarde des sites.  Eclaircir la notion de patrimoine s'inscrit en filigrane dans cette démarche globale. Comment définir et  distinguer, même si des organismes tranchent la question  :  patrimoine local, national, mondial ?  A l'heure de la problématique  des restitutions, l'antériorité, les enjeux, cèdent-ils  la place à la légitimité ? 


Pour les pharaons, le départ vers l'au-delà était  ponctué par diverses manifestations rituelles, par un accompagnement de matériel précieux, et conséquent. Le lieu de sépulture conservait ses mystères, ses codes complexes , ses nombreuses  précautions. Car la perspective de l'Eternité n'était revendiquée qu'à ce prix. Au XXIe siècle, les sarcophages refont surface. S'ils apportent avec eux la surprise de la découverte, le projet  d'études utiles et  intéressantes, ils sont encore porteurs de questions légitimes sur la vie et l'au-delà.     

   Sous l'oudjat d'Horus,bien longtemps après les incantations du Livre des Morts, Ré a vu sortir de l'ombre les sarcophages renfermant des corps endormis sous des mètres de terre et sous le poids des siècles. Les années qui viennent,  avec leurs outils et leurs pratiques high tech,  sauront les faire parler. Des existences vont émerger, prendre sens,  et surtout livrer leur identité. C'est à l'homme contemporain d'en tirer du savoir, des enseignements, afin de mieux approcher l'histoire de ceux qui l'ont précédé. 

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mercredi 11 novembre 2020

L'art : à cultiver , à partager .. quand même ..

 

Comme la Culture,  l'Art se cultive et se partage. Actuellement , même si les deux secteurs semblent être en sommeil, en berne, en danger, quelques tisons brûlent encore sous la cendre. Il est vrai qu'il est particulièrement difficile d'être créatif, performant, en période où toute manifestation culturelle publique est condamnée. 

 La comédienne Sarah Bernhardt avait choisi, en son temps   une devise  qui en disait (et en dit encore) bien plus long que les deux mots contenus.

Cependant les artistes sont là, confinés, certes, mais avec foi et espoir dans la pratique de leur talent.  Alors oui, l'on peut  écrire,  composer, interpréter, dessiner, peindre, sans public ou pour un public virtuel." Agir, créer pour exister": la formule n'est pas nouvelle. L'art a souvent été au ban des accusés au cours des siècles, car:  "il ne nourrissait pas son homme ", donc les artistes étaient souvent assimilés à des traîne-misère:                                                                                                   

 -  les comédiens étaient excommuniés (depuis le  IVe jusqu'au XVIIIe siècle)                                                                                        

 - les musiciens étaient  payés chichement, donnant des leçons, en plus de leurs concerts,  afin de  subsister

- les compositeurs ne recevaient pas de droits d'auteurs. Ils dépendaient de riches mécènes souvent exigeants, fats,  et capricieux  


 

Peintres, sculpteurs,  connaissaient les mêmes difficultés matérielles. En lisant leurs biographies respectives, l'on est frappé par l'indigence pécuniaire de bon nombre d'entre eux. Si le XXe et le XXIe siècles ont amélioré la reconnaissance du statut social artistique, on constate encore des difficultés à faire valoir ses droits lorsque l'on est artiste.                                                                                                

La création artistique implique l'exposition et le  partage. Ne pas craindre le regard et le jugement de valeur du spectateur est un nécessaire pas à franchir.  L'artiste reclus, seul dans son coin, drapé de fausse vanité, accède rarement à la notoriété. Sans prétendre à l'attribution du terme: génie, une simple reconnaissance, du statut de créateur,  est indispensable  à la poursuite d'une carrière.  Alors, oui l'époque est aussi sombre que confuse,. Et l'on s'appuie sur les acquis anciens pour en forger de nouveaux, comme l'ont fait les générations précédentes. Les bases du classicisme ont engendré l'art nouveau, contemporain, et ses déclinaisons. En regard du passé (erreurs, leçons, références...???)    les questions fusent, et ne peuvent être évitées.  Tenter d'y répondre constitue  déjà une réponse. Certes les incohérences, les décisions des hautes instances, sont parfois à redouter, car l'on se projette et l'on  craint pour l'avenir.

                  


           Paris: L'Ecole Boulle, L'Ecole du Louvre, L'Ecole des Beaux-Arts, la Comédie Française

La Culture, l'Art, et le Patrimoine,  ont trop souvent fait les frais des bouleversements de l'Histoire. Soutenir ce pan majeur de toute  civilisation, c'est, en effet, faire un choix. Mais c'est également une action vitale pour maints secteurs de l'activité humaine. Si des carrières sont en péril, des   vocations sont en jeu. Il est regrettable que, pour certains, tout cela ne présente aucun intérêt, ou, à contrario, un maximum.  L'incertitude actuelle doit-elle nécessairement engager le devenir des générations suivantes?   Alors :

- Tous artistes grâce à Internet ?

- Le virtuel au secours de la création ? 

- L'art doit-il s'inscrire dans la durée ou dans l'éphémère ? 

 


A revoir:  

Les cours de philo sur : le Beau, la créativité , leur rôle dans la vie humaine,


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lundi 28 septembre 2020

Du portulan au GPS

 La sédentarisation humaine ne s'est  mise en place qu'après maintes étapes. Les premiers groupes d'hominidés se déplaçaient pour de multiples raisons: les changements climatiques, la présence ou absence du gibier, les conflits avec les autres groupuscules, la recherche  d'un lieu de vie plus favorable à la sécurité et aux conditions quotidiennes  des individus...  Aller vers l'inconnu requiert quelques  repères impondérables. Les premières références furent les astres, ce qui demandait une observation, une connaissance, des déductions.. Acquisitions qui prirent un certain temps .. La transmission orale fut pendant longtemps la seule façon de passer les informations d'une génération à une autre, avant d'avoir le réflexe, l'idée de laisser trace sur un support (paroi murale, écorce d'arbre, pierre, peau tannée d'animal...) Les premières représentations d'une carte stylisée du ciel se firent ultérieurement sur un disque de métal

Ex : celui de Nébra , celui  de Chevroches, celui de Knowth  

Se déplacer impliquait l'emprunt de voies diverses: sur les ondes, par les chemins   La navigation sur les eaux, comme le cheminement terrestre nécessitait des  points de repères. Remonter un fleuve, ou descendre une rivière furent rapidement  des entreprises assez aisées. Le transport maritime demanda plus de précautions. Avant d'entreprendre de grandes traversées, le cabotage fut de mise, car il permettait de suivre une côte sans la quitter des yeux, et de compter les tours à feux qui indiquaient les entrées des ports abrités, ou les écueils à éviter.  



 Quelques siècles plus tard on  en vint alors  aux cartes, sur des supports évoluant avec les époques : de la peau d'ovin au  velin, au parchemin,  puis  au papier...    Les portulans précèdent, complètent, l'usage de la boussole puis du sextant. Au fur  et à mesure des connaissances et des découvertes, les détails dessinés envahissent les documents: animaux, rose des vents avec points cardinaux,  noms de lieux, courants marins ...

 Les cartes marines deviennent de plus en plus précises, le sonar, le radar,  sont les prémices d'une haute technicité qui, si elle n'évite pas les accidents, en réduit considérablement le nombre. Les moyens de transports se multiplient, la vitesse s'accroît. Le réseau des voies de communication tisse sa toile de voies principales augmentées de voies secondaires, de bretelles, de panneaux de signalisation.. Depuis les bornes milliaires romaines , dont certaines sont encore visibles sur le tracé des voies antiques, la circulation s'est organisée autour d'un code et de règles à respecter. La fluidité du trafic et la sécurité des usagers en dépendent. Pourtant, à contre-courant de cette accélération généralisée des déplacements (plus loin, plus vite, plus souvent) une résurgence de la déambulation pédestre connaît un renouveau "tendance": ce sont les voies des pèlerinages médiévaux. Authentique pérégrination en adéquation avec le sens étymologique, ces randonnées comportent de longues étapes,  et ceux qui les franchissent le font pour des raisons diverses, outre le but initial.   

 

La "rando" associative, en famille, en solo, permet la redécouverte de chemins oubliés, peu fréquentés et remis peu à peu en état pour une meilleure utilisation,  et fréquentation. Marcher, ( ou "le syndrome de La Gradiva" ) est désormais perçu, au XXIe s.comme moyen de garder la forme physique et la santé.  La contrainte  fait place au loisir.   

Yves Montand " le routier" :https://www.youtube.com/watch?v=HGXkvna5WXQ

La conduite des véhicules personnels,  comme celle des moyens de transports en commun,  et des utilitaires, a vraiment franchi un palier avec l'invention du GPS (Global Positioning System) . L'appareil a pour vocation le guidage, le remplacement des cartes routières, et diverses indications indispensables (très utiles) aux déplacements,  pour trouver une adresse, une place de parking, pour une visualisation anticipée  du trajet ... Parfaitement intégré au tableau de bord ou en application sur téléphone portable, les données GPS informent le conducteur.  En randonnée, il a toute son utilité pour l'itinéraire à suivre en évitant de se perdre.  


   Que l'on soit piéton ou automobiliste, seul ou en groupe, l'essentiel est de savoir où l'on va, pourquoi l'on s'y rend, comment l'on va y aller. (cf "Où vais-je ? "B. Pascal)  Si,  depuis des millénaires l'homme a cherché à améliorer, à mémoriser les trajets   de ses déplacements, il subsiste, néanmoins, quelques questions philosophico-métaphysiques sur son cheminement personnel auxquelles il n'a toujours pas trouvé de réponses. 

A lire sur ce même blog : 

http://international-culture-blog.blogspot.com/2013/03/813-2013-santiago-de-compostela.html

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jeudi 10 septembre 2020

Nature et futur

Après l'ère industrielle du XIXe s, celle de la consommation du XXe s., le XXIe siècle a pris conscience de l'impact des siècles précédents sur le quotidien de l'humanité. Sont venues alors les expressions qui qualifient des projets et des actions : 
- défense de l'environnement
- protection de la nature (faune, flore, sites )
- reconnaissance de la cause animale
- étude de l' évolution et du dérèglement climatiques (causes, impacts)
- lutte contre le gaspillage
- restauration de patrimoine 
....
Chaque domaine ayant ses retombées positives, mais également ses problèmes, et ses  limites, l'ampleur de la tâche dépasse parfois l'ambition louable initiale. L'on fait donc  appel  à des structures externes en complément, et aide, pour tenter de faire avancer la démarche. Ainsi , les associations, se prêtant à la manœuvre,  permettent souvent de toucher au but. 
Informer, vulgariser, encadrer les bonnes volontés, former les bénévoles, gérer la communication auprès du grand public, animer, sensibiliser...: les actions ne manquent pas et sont sources d'énergie constructive.                                                      

Sans entrer forcément dans le cadre associatif, le quidam peut néanmoins se  responsabiliser et apporter sa contribution, en répondant à des sollicitations de dons, de participations multiples (les  spectacles (y assister ou jouer soi-même un rôle) les animations, des actes précis ). Il peut arriver que la dose d'information, d'alertes diverses, soit  telle, que le citoyen ne soit pas persuadé du bienfondé de son engagement, et soit découragé par l'étendue des ambitions globales. Or nulle aide, si minime soit-elle, n'est inutile. En effet, la moindre obole, le plus petit geste, auront leur signification, et leur portée,  lorsqu'ils s'inscriront dans la multitude des autres,  en regard du but à atteindre conjointement. 

Planter un arbre, nettoyer une plage, maîtriser sa consommation d'énergie, respecter les espèces protégées, et tant d'autres actes qui  pourraient sembler insignifiants, ont pourtant toute leur importance, en endossant même une dimension symbolique. A travers chaque intention concrétisée, l'individu se grandit, à ses propres yeux d'abord,  et face à l'ensemble du groupe humain. 
Le futur sera ce que l'on en fait déjà au présent. Penser aux générations suivantes n'est pas "ringard" , ni obsolète, c'est se placer en tant que simple et humble maillon dans une chaîne  échappant à tout contrôle raisonné, car elle est en place depuis le début de la bipédie,  et survivra tant que l'espèce humaine subsistera. 
On ne transmet pas que des valeurs immatérielles, on transmet également un patrimoine, des connaissances, des savoirs, des expériences concrètes, des avancées... tout un ensemble d'acquis qui visent à améliorer le quotidien de chacun. 
Glencoe in Highland (Ecosse)
https://www.youtube.com/watch?v=uBbqJEzvgJQ

Détruire, salir,  est à la portée de n'importe quel individu, n'importe où, et à n'importe quel moment. Même un enfant solitaire peut en faire un jeu.
Or,  construire , rebâtir, consolider, créer, assainir, développer, améliorer, impliquent plus qu'une volonté spécifique. Loin d'idéologies de récupérations ou de moralisation facile, on peut néanmoins avancer, et s'adonner à une réflexion utile, sur les conditions de vie contemporaine, en faisant non pas "table rase" du passé, mais en laissant émerger quelques salutaires erreurs, afin de ne pas les perpétuer. La Culture a longtemps fait les frais de restaurations abusives et maladroites, par ignorance, manque  de savoirs et de savoir-faire, faute de moyens. Le XXIe siècle se voulant savant et informé a pris du recul et  n'hésite pas à constituer d'épais dossiers avant d'entreprendre une quelconque réhabilitation. Même si la situation n'est pas à son  meilleur rendement, on peut constater des améliorations, de réelles bonnes volontés, des semeurs d'alerte,  évitant de déplorables mises au rebut, des ventes abusives, des constructions inappropriées,  ou de regrettables abandons (vouant des espaces aux jachères et harmas).
Bretagne nature
https://www.bretagne-vivante.org/L-association
Iceland Nature Conservation Association :
https://natturuvernd.is/G%C3%A6tum-gar%C3%B0sins
The Nature Conservancy:
https://www.nature.org/en-us/about-us/where-we-work/latin-america/mexico/
 A lire également, sur ce même blog: Plastic Blues:
http://international-culture-blog.blogspot.com/2019/11/plastic-blues.html

Photo: N-L. M. (Narbonne /11-7- 2020)
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mardi 1 septembre 2020

Quand la Culture n'est plus culte ...

L'année 2020 n'a pas masqué son désappointement face aux restrictions des pratiques culturelles publiques. Conditions sanitaires exceptionnelles obligent, les individus  se sont croisés à distance, avec méfiance, défiance, suspicion, et mal être. Toute tentative de spectacle en concert, de visites en groupe ont été déconseillées , annulées, prohibées. 
En dépit de ce passage "à vide", certains (organisateurs, associations...) ont fait preuve d’ingéniosité, d'adaptation, déployant des trésors de volonté, de détermination  afin de maintenir un lien culturel, artistique. Car le devenir des professionnels, des festivals, de la fréquentation et fidélisation du public, est en berne, et même en danger. Pourtant,  il y a tant de la vie de chacune, chacun,  dans ces diverses expressions artistiques ...!
Gilbert Bécaud :" Le rideau rouge" 
Charles Aznavour : " Les comédiens" 
 Léonard Bernstein : "Rhapsody in blue" (de G. Gershwin)
Christophe Maé:" La vie d'artiste" 
Les stars de la chanson ont publié régulièrement des vidéos pour rester en contact avec leurs fans. On a multiplié les lectures virtuelles, les documentaires,les rediffusions de concerts, les enregistrements de spectacles sans spectateurs. Les artistes du dimanche ont exposé leur production  sur le web. 
Les musées ont proposé des jeux par ordinateurs, des lectures de tableaux, des séquences "ateliers à la maison", des vidéoconférences. 
Il faut donc saluer toutes les initiatives multiples qui ont permis à l'art de persister,  en dépit de conditions aussi  déplorables que démoralisantes. 

 








Et vient "l'après":  le redémarrage lent, les précautions persistantes, l'envie de se distraire, de pratiquer une activité artistique, le retour progressif (et sous conditions) vers des lieux de spectacles, tout cela constitue effectivement un "après" positif, mais qui comporte les stigmates des manques, les blessures des difficultés matérielles, de l'absence, des projets stoppés dans leur élan, et des interrogations sur une éventuelle suite de parcours.  
Non, la Culture n'est plus culte. Cependant, elle veut, et va, survivre. Ce sera donc au prix de grands efforts solidaires, de volontés bilatérales,  et d'une réelle  entente entre état, artistes, et spectateurs. 
Ne pas sous-estimer le rôle de la Culture c'est en reconnaître l'indispensable existence. 
Les chemins vers:  les musées, les cinémas, les théâtres,  les salles de concert, de conférences, d'expositions, et  les salons (dont celui du livre) ne sont pas des voies faciles, mais cela existe, a fait ses preuves,  et devrait avoir un avenir. 
"Panem et circenses" ( Juvénal- Satire X) : une formule qui fait toujours débat 

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mercredi 26 août 2020

Mégalithes : le défi.

                                                                 
Planté en terre depuis des millénaires, énigmatique, défiant les éléments et le temps, on le prend en référence pour définir un individu, une situation :  solide comme un roc ! 
Le mégalithe (μέγασλίθοσ) imposant bloc de pierre (pouvant peser de 10 à 20 tonnes et +) , a aussi  donné son nom à une époque , une civilisation : 
Le  mégalithique : temps situé approximativement  à la fin de la période  néolithique (âge de la pierre polie =  vers 4 500 ans av J-C)
Dolmens, menhirs, cromlechs, cairns : ces structures massives quasi surhumaines ont longtemps agité les pensées des préhistoriens, des scientifiques par leur simple implantation sur les divers sites reconnus de la planète. Si l'on admet la thèse de la  spécialité d'une civilisation particulière ( savoir-faire véhiculé au gré des migrations), on bute sur le problème de la présence de la matière première : la pierre. 
Comment, dans les temps anciens, avec de rudimentaires moyens,  les hommes ont-ils pu réussir à transporter,  et tailler,  ce genre de "monument" ?
D'hypothèses séduisantes, mais  fantaisistes, en démarches réalisables, les tentatives de reconstitutions furent nombreuses . Et, si l'on approche  d'une certaine probabilité, certains ne s'en contentent pas encore.
En structures isolées, en cercles concentriques  ou en alignements, selon la position du soleil à une époque précise de l'année, la "pierre plantée" étonne, intrigue, interpelle aussi bien le scientifique que le quidam touriste. Les techniques, les matériaux, le choix de l'emplacement, le nombre de participants à la manœuvre, sont autant de sujets de questionnement.
                                                         

Lieux exceptionnels de dévotions rituelles, lieux de mémoire des ancêtres, lieux de rassemblements de tribus: les interprétations sont intéressantes et  multiples. Chaque nouvelle découverte archéologique, in situ, apporte son lot d'informations, de  propositions de réponses, et de théories .  
De la Sardaigne (Nuragiques), à l' Ecosse, de la France à  la Baltique,  jusqu'à la Corée, nombreux sont les exemples des occupations du terrain par les mégalithes. 
Cette architecture hors norme, révélée par des vestiges, et par le repérage via les  photos aériennes, ou les radars, n'en finit pas de susciter des investigations. 
- Des traces sur et dans la pierre :
- A voir également : les statues menhirs à gravure anthropomorphe. 
Musées de Lodève, de Rodez...
- Des sites :
Göbekli Tepe (Turquie) ,  en Bretagne, au Royaume Uni, en Sardaigne, en Corse...
Exposition : Mégalithes d'ici, mégalithes d'ailleurs 
 https://www.unige.ch/public/evenements/exposition/seu/expo-actuelle/megalithes/
Certes, le mobile de la recherche est l'avancement: des résultats, des trouvailles inédites, de l'amélioration des conditions de l'existence. Mais cela induit inévitablement des réflexions sur un mode de vie contemporain rattrapé par le goût excessif du changement, de la nouveauté à tout prix, dans  :
l'obsolescence programmée, l'éphémère relationnel, le tout jetable, la qualité frelatée, la mode express, les constructions fragiles. Qu'en est-il en regard de ces  témoins millénaires que sont les mégalithes ?

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lundi 20 juillet 2020

"Nietzsche a dit ... "


Souvent cité comme auteur de phrases en forme de  maximes,d'aphorismes, le philosophe Friedrich Nietzsche (1844-1900) sert de "ponctueur"  à maints propos  dans les joutes orales qui se veulent savantes...Cependant derrière la boutade se cache le parcours d'un auteur, souvent  controversé, dont les écrits sortis de leur contexte pouvaient, lorsqu'ils étaient, en certaines circonstances,  "récupérés " ou réorientés", perdre leur sens initial.    
 Or, en ce XXIe siècle, on pourrait se demander :
"mais  que reste-t-il de la pensée Nietzschéenne ?"


Une œuvre abondante:   Devenue incontournable référence, aussi bien pour les enseignants que pour les élèves, elle est dense , éclectique, foisonnante. Les citations extraites des ouvrages de cet auteur, les thèmes et idées  qu'il y développe   ne manquent jamais de faire débat (sujet de réflexion ou de dissertation) depuis plus d'un siècle. On a coutume de railler le fait que F. Nietzsche avait autant eu d'influenceurs que d'influencés. Avant  de devenir l'un  des plus grands penseurs, et philologue, du XIXe siècle, ce fils et petit-fils de professeurs de théologie,  fut un  enfant précoce qui s'intéressait à la poésie, à la musique, à la philosophie ( dès sa 12e année).     


Un aspect méconnu du philosophe : F. Nietzsche compositeur (dès l'âge de 9 ans)/  Pianiste, il a une réelle attirance pour la musique au point de passer à la composition. Il laisse quelques intéressantes pièces pour piano, mais aussi pour violon, pour orchestre et voix. Ce goût pour la composition lui fait songer, un temps, à en faire profession, mais il y renoncera, finalement,  pour poursuivre ses études et se consacrer à la philosophie.  On note des empreintes romantiques, sentimentales et narratives dans le style mélodique, dont quelques nuances évoquent le modus operandi  de  Schubert, de Schumann....
https://www.youtube.com/watch?v=acN7j3vernQ
https://www.youtube.com/watch?v=RRhSFN4bFCs

 Des séjours en saisons:
F. Nietzsche a effectué, au long de son existence,  des voyages à l'étranger. Et l'on remarque que ses déplacements suivent le cours des saisons. Dans certaines villes,  où il a passé du temps, il a changé souvent de résidence, d'une année sur l'autre (ex: à Nice). Lors de ces divers séjours, il a  poursuivi et travaillé la rédaction de nombreux ouvrages (Nice (1885-1888): Also sprach Zarathustra). 


Venise:en automne, et au printemps ( années 1880,1884,1886,1887)
Sils Maria:en été (années 1881,1883 à 1886)
Nice:en hiver (1883,1884,1887,1888)
Gênes:en hiver (1880,1881,1882,1883)
puis: Turin, St Moritz, Rapallo, Tautenberg...
 Des amitiés :
On a tendance à évoquer souvent "la solitude du penseur, du philosophe"  qui a du mal à être sociable, car il se sent mal à l'aise en compagnie de ses semblables. F. Nietzsche a une certaine
conception des attachements relationnels, notamment de l'amour, de l'amitié, dont certaines furent orageuses, momentanées, mais jamais simples...Il évoquera ainsi à travers ses textes quelques célébrités avec qui il a échangé des courriers, ou qu'il a fréquentées occasionnellement (dont R. Wagner). 




Dans la tête de F. Nietzsche se bousculaient donc des idées, des notes de musique, mais également ces maux, qui dès l'adolescence (17 ans) l'assaillirent,  et lui infligèrent une fin de vie triste, douloureuse, et  difficile. La recherche médicale actuelle  émet des hypothèses sur l'origine et la cause de cet état (bipolarité, syndrome de l'effondrement, folie,...) sans occulter le  possible impact de l'hérédité. 
F. Nietzsche, eux aussi en parlent :  
 Fabrice Luchini: ("les déglingués de la littérature")
https://www.youtube.com/watch?v=jCsphUfP3PU
Les philosophes contemporains :  Pourquoi faut-il lire Nietzsche aujourd'hui?
https://www.youtube.com/watch?v=_xb8jVG8bcM   
Pour en savoir davantage: 
 https://www.les-philosophes.fr/auteur-nietzsche.html


 Richard Strauss  (poème symphonique op30/1896 Also sprach Zarathustra) :
https://www.youtube.com/watch?v=l733P-O6Qac

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