jeudi 20 novembre 2014

20 novembre: L'enfant et ses droits

Contrairement à ce que le laisse supposer un certain modus vivendi de  l'époque actuelle, on est parfois bien loin de "l'enfant-roi". La journée du 20 novembre,  traditionnellement  consacrée aux Droits de l'enfant  est un rappel indispensable et nécessaire à l'heure où bon nombre des articles de ce texte sont  ignorés, bafoués, non appliqués ni respectés .
 2014: c'est la 25e édition de ce jour spécial, qui rappelle que les adultes ont des devoirs envers les enfants. En effet, si plusieurs tentatives (de traités nationaux ou internationaux) avaient été effectuées auparavant, au début du XXe siècle, ce n'est qu'en 1959 que la convention des USA publie la Déclaration des Droits de l'enfant. Et,  plus tardivement encore, en 1989,(le 20 novembre), la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (C.I.D.E.) est proclamée.  D" objet", l'enfant devient "sujet " à part entière.  On mesure le chemin parcouru depuis les temps où l'enfant n'était perçu que sous certains aspects :" bouche de plus à nourrir", "moyen d'assurer une descendance", " chantage aux épousailles", " bras supplémentaires pour aider aux travaux des champs".... Il fut même une époque où  l'on pensait que les  jeunes enfants n'avaient pas d'âme, et n'avaient pas la conscience de la souffrance physique. Alors, on traînait  souvent sa progéniture derrière soi, dans les diverses vicissitudes du quotidien, sans trop s'en soucier, ou, si l'on  en avait les moyens financiers, on la plaçait en nourrice ...
Avec de tels comportements parentaux l'éducation pâtissait, mais, de cela non plus, on ne s'en souciait guère. L'école n'étant pas obligatoire, on estimait que seuls, quelques rudiments de calcul, de lecture et d'écriture faisaient largement l'affaire pour "se débrouiller dans la vie". Il est évident que pour les filles,  cela était pire que pour les garçons..
Les lois sur l'école primaire, du ministre de la 3e république française: Jules Ferry, ne datent que de la fin du XIXe s. (1881-1882). Elles concernent la gratuité de l'enseignement public, laïque,  et l'obligation d'instruction. Même si ces mesures ont eu un retentissement politique, elles correspondaient à une volonté, issue de constats et de prises de conscience. Au XXIes. , la concrétisation de l'application  de ces lois , n'est pas, cependant, une évidence, ni un automatisme, et cela crée trop souvent encore débat. Plusieurs voix (associations, ONG...) s'élèvent pour dénoncer ces manquements aux droits les plus élémentaires. Comment vouloir faire  progresser,  sans éduquer ?
Comment un individu peut-il prétendre être un adulte responsable  en lésant délibérément les droits d'un enfant ?

Montage NLM

Les droits :
Ils concernent plusieurs secteurs. Depuis la rédaction de la Convention, ils sont ajustés, mis à jour, améliorés.   Ils sont civils, sociaux, économiques, politiques, culturels. ...
Rappel des textes :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/Conv_Droit_Enfant.pdf
http://unesdoc.unesco.org/images/0014/001473/147379f.pdf
 http://www.humanium.org/fr/
Outre ses droits, l'enfant a lui-même des devoirs, dont : 
Profiter utilement, sans la gâcher,   de la chance de s'instruire, d'être instruit.
Respecter les droits des autres enfants.  

"Il n'existe pas d'autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle" (P. Lecomte du Noüy/ 1883-1947)
"L'égalité a un organe : l'instruction gratuite et obligatoire."
(Victor Hugo /1802-1885)

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