dimanche 22 juillet 2018

LGM :un demi-siècle Grand-Mottois

 Si, en 2014, l'on fêtait  les quatre décennies de la création de la commune autonome : "La Grande Motte"., cette année 2018 est celle de l'anniversaire de la construction matérielle.
1968- 2018 : Pour son demi siècle, la cité aux pyramides, se porte bien. La période estivale a
commencé avec brio sous les lueurs  du premier feu d'artifice de la série, avec également  les acrobaties des avions (Alpha Jet) de la patrouille de France,   et aux accents de l'harmonie de la garde Républicaine. Comme prévu, la foule des grands soirs  était présente, attentive, curieuse,  et ravie de participer à ces événements.  
Le temps semble glisser avec aisance sur la cité, et cependant le souvenir subsiste. 50 ans c'est peu, certes,  mais c'est déjà aussi toute une histoire...    
A lire le Hors -Série de l'été 2018 (L'Indépendant- Midi Libre):
"La folle aventure des citadelles de la mer" (article ci-après)  
https://www.midilibre.fr/2018/07/10/mission-racine-decouvrez-la-grande-histoire-des-sept-perles-de-la-mediterranee,4650184.php      
                        
Les hommes de la genèse de la ville : Jean Balladur (1924-20002) et Pierre Racine (1909 -2012) (à la mission éponyme) se sont  investis dans un projet qui semblait utopique dans le  dernier quart du XXe siècle. Sortie des sables par leur savoir-faire et par la volonté du Général de Gaulle (aménagement du littoral Languedocien dès1963), la ville à l'innovante architecture faisait néanmoins référence au passé, à la culture mésoaméricaine précolombienne et égyptienne,  par ses aspects symboliques avoués.
Ville jardin ou ville parc (grâce aux  travaux judicieux du paysagiste Pierre  Pillet et à l'artiste Michèle Goalard) , longtemps considérée uniquement comme une station  balnéaire à la fréquentation saisonnière, la commune a depuis des décennies ses résidents permanents et fonctionne en tant que telle.  
Quelques éléments de chronologie :
http://lagrandemotte-architecture.com/construction-les-dates-cles/
 Mais le site initial, fait de dunes, d'étangs et de végétation sauvage a fait parler de lui bien avant le XXe siècle. En effet, c'est du côté du  quartier des Tombes que Louis IX avait établi un camp préparatoire (avec hôpital et chapelle) pour rassembler ses chevaliers (plusieurs milliers venus de diverses régions du royaume)  avant le grand départ pour les Croisades. La ville d'Aigues-Mortes n'était à cette époque-là (acquisition en 1248)  un souhait plus qu'une réalité architecturale. Le projet fut abouti par la descendance royale (poursuite des travaux  en 1272  par Philippe le Hardi  et fin de construction des remparts et de la cité par Philippe IV le Bel vers  1300).  

Des parutions nombreuses et éclectiques existent. Photographes, écrivains , journalistes, historiens, sont encore inspirés par la cité Grand Mottoise labellisée Patrimoine du XXe siècle.
Dès le début, dans les années 70, certains habitants se sont lancés dans le défi, et l'aventure, en achetant un logement sur plan, ou en venant y ouvrir un commerce.. Ces grand-mottois de la première heures disent  leur attachement progressif à leur ville, car ils   ont vu s'élever, au jour le jour, les bâtiments avant-gardistes et novateurs en lesquels ils avaient mis leur confiance, pariant sur l'avenir et le succès futur de la station.
La ville  a été confirmée dans la spécificité de sa structure architecturale audacieuse et artistique, puisqu'elle a été obtenu un label. Les enjeux du site  gravitent donc  autour d'une évolution positive sans dénigrer l'esprit initial qui en fit, et en fait encore, son originalité, et sa particularité. Si la croissance économique est un sujet de réflexion, le volet culturel doit avoir  largement sa place dans cette démarche pour ancrer un devenir fiable et réalisable à concrétiser durablement.
                       
  - La Grande Motte (34) département : Hérault / France - 
 A voir :
Jusqu' à la fin août 2018 :
Importante exposition  de photos de Claude O’Sughrue à la Capitainerie de la Grande Motte. 
A lire également sur ce même blog,  les articles suivants :
- Entre pins et pyramides (24-5-2012)
http://international-culture-blog.blogspot.com/2012/05/
- La Grande Motte: les 4 décennies d'une cité contemporaine (5-10-2014)
http://international-culture-blog.blogspot.com/2014/10/la-grande-motte-les-4-decennies-dune.html?m=1 


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(texte, photos-montages: N-L. M.)

vendredi 20 juillet 2018

Football : du jeu au sport

Faire encore  vibrer les foules de toute la planète, au XXIe siècle: un challenge? un défi ?
Un sujet d'étonnement: assurément! Championnat du monde oblige...
Pourtant, le jeu  de balle ne date pas d'hier. Représenté, dès l'Antiquité,  en mosaïque, en peinture murale, il atteste donc  d'une belle ancienneté pour divertir les  individus.
Nommé:  aporrhaxis et phéninde à Athènes et épiscyre à Sparte, pila paganicapila trigonalisfollis, harpastum à Rome, il se jouait essentiellement avec les pieds (cf les écrits de Julius Pollux). Plus tard, vers la fin du XVe s. et jusqu'au milieu du XVIIIe s., en Italie,  le calcio florentin a été  pratiqué. 

  L'objet du jeu : la balle ( le ballon) a connu diverses variantes et évolutions, aussi bien  dans sa texture : tissu, peau, bois ..., dans son format (petite taille, moyenne, ou plus grande), que dans ses déclinaisons: jeu à 2, en équipe, à la main, au pied...selon les époques.
Du simple jeu au sport collectif :  D'un simple jeu on est progressivement passé à un sport par l'organisation de la pratique en équipe, avec  définition du nombre de joueurs, de règlementations diverses (phases, interdits, score, encadrement (capitaine, sélectionneur (coach), entraîneur, préparateur physique, équipe médicale...) 

En Mésoamérique : le Tlchtli  est un jeu de balle pratiqué pendant 3 millénaires par les Olmèques et les Mayas ( jeu sans toucher la balle avec les mains ou les jambes, où le point se marquait par le passage de la balle dans un anneau). Mais... à la fin de la partie,  le capitaine de l'équipe perdante était sacrifié...
A l'époque contemporaine, en se basant sur les documents d'Histoire, les gestes de la pratique du jeu ont été retrouvés... sans issue fatale pour le vaincu...
pour en savoir plus :
https://mexique-decouverte.com/le-jeu-de-balle-maya/
https://www.youtube.com/watch?v=J-RW4JJZvDs

C'est au XIXe siècle, en Grande Bretagne,  que les règles et codes du jeu sont instaurés et observés. (Cambridge 1848). On joue plutôt en champ clos, délimité, dont les dimensions sont en yards.   En 1904, la FIFA  (fédération internationale de football association/ voir liste des présidents, de Robert Guérin à Gianni Infantino) ) voit le jour. Le jeu devient sport. C'est l'émergence et l'organisation des clubs locaux, municipaux,  et des équipes nationales....
Au fil des décennies, les joueurs deviennent peu à peu des sportifs de haut niveau, et sont considérés  en tant que tels..

La soule: Mentionnée dans les textes médiévaux dès le début du XIIe siècle (1147 en France, 1174 en Angleterre), elle serait l'ancêtre du football ( foot ball, folk ball) 
Les dimensions d'un terrain : Souvent employées dans le langage commun, les expressions  " aussi grand qu'un terrain de football"  ou "la pelouse" font référence à un espace de grande envergure. Concernant le jeu la longueur du terrain  varie entre 90 et 120 m et la largeur entre 45 et 90 m
Les femmes aussi/ Si l'on parle de football féminin (le mot  soccer est employé par les américains indifféremment pour le football qu'il soit masculin ou féminin ) dès le XIXe siècle, Outre-manche,  la présence féminine  sur l'aire de jeu et surtout  la reconnaissance de leur statut de joueuse et de sportive ne s'est vraiment affirmée qu'à la fin  du XXe s. 
Les footballeurs de légende : Dans la lignée des joueurs célèbres pour la qualité de leur jeu ou leurs hauts faits on cite souventEdson Arantes do Nascimento dit Pelé, Raymond Kopa, Diego Maradona, Just Fontaine... 

Moteur d'enthousiasme d'une nation : On peut épiloguer psychologiquement  longuement sur le mouvement de communion de groupes  (appartenant à diverses origines socio-culturelles) autour d'un match.. La cohésion, l'engouement, le sentiment d'appartenance, l'exultation, la libération des émotions...   sont générés par le soutien à une équipe, un joueur particulier. Lors des grandes manifestations de championnats, en cas de victoire, l'excitation est alors à son comble, car même certains "réfractaires" se laissent gagner par  la liesse populaire. On l'a constaté,  et on le constate toujours, aux résultats de Coupes du monde. Le pays vainqueur s'enflamme, faisant sienne la victoire des joueurs, dans un naïf et touchant transfert exubérant et spontané, fait de joie, de chants, de danses,  de déploiement de couleurs patriotiques sur tous supports (maquillage, vêtements, drapeaux, accessoires...), avec le cri de ce slogan sans équivoque : "On a gagné!".
Dans les arènes antiques,  où l'on risquait souvent sa liberté, et sa vie, certains gladiateurs valeureux étaient déjà considérés comme des stars. Applaudis à tout rompre, adulés, admirés, ils suscitaient  l'intérêt et l'attention du public qui venait les voir.  Les sportifs actuels, devenus "des Dieux du stade"  en sont  une sorte de descendance, sans la perspective  d'une issue  tragique à la fin d'un match.
L'art, la nature,  la culture, le sport ...  sont, en principe,  autant de  possibilités, parmi d'autres,  pour tous,  de ressentir des joies, des émotions nécessaires, porteuses de notions positives, de valeurs universelles, et d'échanges. Même si "l'important est de participer" (Ovide - Ethelbert Talbot - St Paul's Cathedral-19/7/1908 - P. de Coubertin), à chacun d'y trouver sa propre façon  de les ressentir, de les exprimer... 
  http://franceolympique.com/art/917-credo_olympique.html
Quant à la cultissime, et très convoitée,statuette de la coupe du monde (pesant environ 6 kg, et mesurant 35 cm de haut),  elle est l’œuvre  du sculpteur-médailleur  ruthénois Abel Lafleur (1875-1953) qui fut l'élève de J-C. Chaplain et de H. Ponscarme à l'école des Beaux- Arts de Paris.




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mardi 10 juillet 2018

Chateaubriand: un parcours international

2018 est une  année où l'on commémore la vie et l’œuvre de  Chateaubriand 
François-René vicomte de Chateaubriand (1768- 1848) est   considéré comme un écrivain majeur (romancier, poète)  pré-romantique.   Mais,  outre  une importante production littéraire,  il faut souligner et rappeler qu'il a vécu la période charnière troublée de la Révolution,  et qu'il a mené de pair une carrière politique consacrée en grande partie à la diplomatie. S'il fut ministre, il eut des fonctions qui l'on conduit dans plusieurs pays européens : l'Angleterre, l'Italie, la Suède. Sa propre vie privée, ses opinions, les remous des événements politico-sociaux, lui ont fait trouver refuge, pour un temps,  en Amérique du Nord pendant l'année  1791. A son retour en France, en 1792, il épouse la jeune Céleste Buisson de la Vigne, puis il s'engage dans l'armée des émigrés contre celle de la république. De 1793 à 1800 il vit à Londres. Quoi qu'il traverse ou doive affronter, Chateaubriand rédige avec brio. Il se raconte, s'épanche, s'insurge, vilipende ou  s'extasie, selon les circonstances et les monarques.
Quelques dates:
1803: Secrétariat d'ambassade à Rome
1806: Périple au Moyen-Orient ( Grèce, Palestine, Egypte...)
1811: Elu Académicien (fauteuil 19 N° 319)
1814: Ambassade en  Suède
1815: Ministre et Pair de France
1820: Ambassade à Berlin
1822: Ambassade à Londres
1828: Ambassade à Rome 
Parmi les nombreux  ouvrages laissés à la postérité, et régulièrement réédités, (essai, biographie, roman...)  on a coutume de citer les incontournables :
- Les 12 volumes des "Mémoires d'outre-tombe" (dont le raccourci nominatif M.O.T. est certes "branché" mais discutable) ont été rédigés de 1809 à 1841, et publiés entre 1849 et 1850. (voir la chronologie de l'histoire du procès concernant une éventuelle mise aux enchères de l'une des copies du manuscrit, qui reste actuellement sous scellés à la BNF)
- Le génie du christianisme  (rédigé de 1795 à 1799, publié en 1802)
- Les Natchez (roman poétique composé en 1796-1797, publié en 1821)
- Essai sur les Révolutions (1797)
Cependant, c'est à travers ses multiples missives (large correspondance) que l'homme privé, sentimental et sensible, se révèle autant que l'écrivain, ou le politicien (pouvant se montrer critique et acerbe). 
Les femmes: Sources d'inspiration, de déception, de soutien, de confidences,  souvent destinataires des courriers,  elles furent omniprésentes à ses côtés. Ainsi,  de la mère à l'une de ses sœurs (Lucile), de l'épouse (Céleste) aux  amies (Juliette Récamier...), aux admiratrices,   et  aux amantes(Pauline de Beaumont, Nathalie de Noailles, Cordélia de Castellane...), les relations et les accompagnements affectifs féminins ont toujours jalonné l'existence  de Chateaubriand.

Production d'écrits aussi dense que variée, au ton  lucide, d'une redoutable efficacité stylistique:  l’œuvre de Chateaubriand, (façonnée à l'aune d'une vie foisonnante: entre succès, privilèges, exils, voyages),  tient une place particulière dans la l'Histoire de la littérature.
Si le chevalier de Combourg, dans son domaine de la  Vallée-aux-loups (Aulnay)  se disait " Seigneur sans vassaux et sans argent" , il est cependant passé Maître dans l'art de la narration, de la réflexion métaphysique  et de l'analyse, n'hésitant pas à se questionner sur lui-même, sur ses actes, et ses pensées.
"J’avais la simplicité de rester tel que le ciel m’avait fait,.."
"...Le jour où la mère m'infligea la vie .." (Livre I ch. 2 /Mémoires d'Outre-tombe) 


Pour en savoir plus
- Les  parutions récentes des rééditions

- Le film (DVD) " L'Occitanienne"  (de Jean Périssé, avec Bernard Le Coq dans le rôle de Chateaubriand) sorti en 2008.
page Internet au sujet de ce film
http://www.occitanienne.com/

"Seul, face à la mer, reposant  là pour l'Eternité,
François-René de Chateaubriand, rêve peut-être encore à la Sylphide ..."
N-L. M. 

Un auteur dont les ouvrages sont  à lire
 et à relire.                    
 
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mardi 26 juin 2018

Ô Rose, muse des poètes


Les roses: beauté, volupté, mystère, inspiration .. Que n'a-t-on dit et
que ne dit-on encore sur cette fleur à la  suave essence dont les parfumeurs font grand usage? Source d'inspiration pour les artistes, elle est choisie, depuis des millénaires,  pour exprimer les sentiments les plus passionnés. Synonyme contradictoire de raffinement, de dualité bien/mal ,  et de brièveté de l'existence, souvent associée à l'image de la femme, symbole de la passion dans le langage des fleurs   elle catalyse les déclinaisons les plus romantiques comme les plus tragiques.  
Rappel de quelques œuvres... 
Chez les peintres:
Le maître incontesté, de sa représentation  la plus fidèle, est Pierre-Joseph Redouté que l'on surnommait "le Raphaël des fleurs".
- Bernard Buffet (1928- 1999) "Bouquet de roses jaunes" (1987) et autres couleurs ...
- E. Louise Vigée Lebrun (1755-1842) " Portrait de femme faisant un bouquet de roses" (1790), et l'un des plus célèbres portraits peint en 1783, (dit "à la rose"),  de la Reine Marie-Antoinette, dont cette fleur était la préférée. 
En poésie :
- Pierre de Ronsard (1524-1585)   "A Cassandre"(1545)
- Rainer Maria Rilke (1875-1926) "Les roses" (1924)
- Juan Ramon Jimenez (1881-1958) "Con las rosas"   et plusieurs autres poèmes
- Federico Garcia Lorca (1898- 1936) "  La oración de las rosas "
https://www.youtube.com/watch?v=TFm0-mAZkiU
- J.Wolfgang Goethe (1749-1832) "Heidenröslein" (1789, et mis en musique en 1815 par F. Schubert / D 257)
https://www.youtube.com/watch?v=QG-B8inb9YE

En musique :
-Yves Montand "Les roses de Picardie"
- Françoise Hardy "Mon amie la rose"
https://www.youtube.com/watch?v=2ICFtXx546A 
-Lucky Blondo "des roses rouges...."
https://www.youtube.com/watch?v=J-ooT8yvvbI
- Richard Strauss "Der Rosenkavalier"
https://www.youtube.com/watch?v=JMLWnPD11Rw
En parfumerie: 
Irremplaçable et antique fragrance, la rose (distillée en précieux extrait) est à la base de maints parfums renommés.  En final touch olfactive ou en élément essentiel de la composition, la rose a séduit les plus grandes marques : Dior,  Lancôme, YSL, Annick Goutal, Chloé, Clarins, Dolce & Gabbana, Chanel, Elie Saab.... Le sillage fleuri a ses adeptes et la clientèle en redemande.
voir sur ce même blog l'article : "Parfums: de Paris et d'ailleurs" (19-1-2017)
http://international-culture-blog.blogspot.com/2017/01/parfums-de-paris-et-dailleurs.html
Des noms :
La plus célèbre, la plus employée  : la Rosa Damascena (rose de Damas) aurait été rapportée de Terre Sainte par les Croisés

Très appréciée également (en confection d'absolu et d'huile essentielle) : Rosa Centifolia (rose de mai)  
Pour son parfum tenace (même en fleur séchée) :  Rosa Gallica officinalis
Les roses anciennes et rustiques (aimées pour leur robustesse et le peu d'entretien ) :  Rosa Palustris (rose des marais) , Rosa Alba (issue de l'églantine et de la rose de Damas) à la couleur évocatrice de "cuisse de nymphe émue" .
Quel que soit son nom, la rose est la fleur la plus offerte (en bouquet ou en solo). Elle est considérée comme la messagère la plus explicite des sentiments et des émotions. On dit que le nombre de fleurs, composant  le bouquet, contient également un message.. (voir : langage des fleurs)
https://fr.teleflora.com/floral-facts/what-does-number-of-roses-signify
En gastronomie:
La rose est utilisée en cuisine aussi bien en Orient qu'en Occident sous diverses formes et pour des préparations salées ou sucrées:  en confiture, en miel, en gelée, en confit,  en pétales cristallisés..
Sa teinte particulière  définit un vin qui tient sa place et mérite son appellation en œnologie: le rosé. On recommande de le boire frais pour mieux en apprécier la saveur. Qu'il soit de Provence, du Var,  d'Aix, de Bandol, ou de Camargue... il est à déguster toujours avec modération.
En héraldique :
La rose est présente sur les blasons (souvent en quinte pétales, tigées, feuillées, ou boutonnées ).
Venant après la fleur de lys,  elle fait partie des meubles assez usités,  elle n'est pas forcément "parlante".
En Histoire: 
La guerre des deux roses  qui a eu lieu de 1455 à 1485,  en Angleterre, est une succession d'affrontements entre les familles Lancaster (blason à rose rouge) et York (blason à rose blanche) toutes deux issues de celle des Plantagenêt.
Expositions:
En France : 
- Grasse (du 10 au 13 mai 2018) Exporose sur le thème : "Le pouvoir des fleurs" a proposé 6000 roses en bouquets, 15 000 rosiers à la vente, et 25 000 roses en décoration dans la ville (notamment sur les fontaines).
- Doué-en-Anjou (du 13 au 16 juillet 2018) 59e édition des journées internationales de la rose
- au Louvre Lens (depuis 28 mars au 23 juillet 2018) "L'empire des roses, chefs-d’œuvre de l'art Persan du XIXe s. "
En Lettonie: 
- Riga (du 4 au 8 juillet 2018) au Latvlan Museum of Natural History : Exhiition of roses.

Du symbole le plus anodin, à la vie  quotidienne, du parfum sophistiqué à la présence médiévale en héraldique,  la rose reste bien  présente depuis l'Antiquité jusqu'au XXIe siècle. On peut la considérer comme incontournable. Prénom, couleur, fragrance, poème, chanson.. elle contient aussi, pour beaucoup de collégiens, le souvenir de l'étude de  la 1ère déclinaison latine :
rosa           rosae
rosa           rosae
rosam        rosas
Alexander's roses for Mum
rosae          rosarum
rosae          rosis
rosa            rosis
Jacques Brel et son célèbre tango (extrait de l'album intitulé : Le plat pays) :  Rosa (vidéo de 1962)
https://www.youtube.com/watch?v=Ja4tVPCDQco

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mardi 5 juin 2018

When bells are ringing

Le son des clochers fait partie du patrimoine de nombreux pays. Chanté en musique , déclamé, décrit en littérature,  il est tellement familier, quotidien,  que l'on n'y prend presque plus  garde. Pourtant,  il
rythme chaque circonstance particulière de la vie de bon nombre de gens. Du carillon du baptême à celui des  noces,  et même jusqu'au glas de la fin de vie, chaque volée sonore évoque un événement, qu'il soit gai ou triste.
Composée en 1939 par Jean Villard , reprise par Tina Arena  en 1997... 
- "Les 3 cloches" (dans sa version la plus connue : par Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson
https://www.youtube.com/watch?v=VGvq9zbPGkk
On entend sonner également les cloches lors des grands faits marquants de l'histoire d'une nation: le tocsin des  conflits internationaux, et les joyeux carillons annonçant la naissance ou l'avènement d'un monarque.  Immanquablement qui dit: clocher, dit:  cloches et tout édifice correspondant (église, temple, mairie...)  
Le tocsin: On l'entendait résonner,  à l'époque de l'Ancien Régime, lors d'imminent danger ( guerre, épidémie...)  afin de prévenir la population. (actuellement c'est une  sirène municipale qui remplit cette fonction, avec des essais le 1er mercredi de chaque mois de l'année)
Le glas :  Musicalement  il tinte sur  deux notes : en  ré et  la, et son rythme reconnaissable annonce un office d'obsèques religieuses. 
Le Carillonneur: Métier rare, mais encore en vigueur, c'est un métier de musicien (nommé aussi "sonneur")
- St Vincent (Carcassonne) 
https://www.youtube.com/watch?v=DvFH_2PmHXY
Le Beffroi: Belle et haute tour, que l'on rencontre dans les villes, qui permit de sonner le temps profane d'une commune libre,  comme  était sonné  le temps divin par le clocher de l'église. Les plus connus sont ceux de Bruges, Arras, Lille, mais il en existe aussi des formes plus modestes, dans des villes moins peuplées. Ces tours ornées d'horloges,  et au-dessus des maisons consulaires (actuelles mairies) confèrent toutes beaucoup d'allure à leur bâtiment d'assise. 
Le Jaquemart : Ce nom daterait du XVe s. D'une manière générale il désigne l' animation très spectaculaire de personnages automates qui viennent marquer les heures en frappant d'un coup de marteau une cloche. A l'origine c'était le surnom de l' automate lui-même (masculin), puis vinrent : Jacqueline (l'épouse), Jacquelinet, Jacquelinette (les enfants,  qui sonnaient les quarts d'heure)
Celui de München (mais voir aussi (et entendre) ceux de Moulins, de Thiers...sur youtube) : 
https://www.youtube.com/watch?v=BH8vYDPS3QA
Le Bourdon: Le plus célèbre de France est celui  de Notre-Dame de Paris : (accordé par Régis Singer, campanologue)
https://www.youtube.com/watch?v=LyvG_U3Ti5I
De la fonderie au clocher, l'airain et le cuivre,... 
https://www.youtube.com/watch?v=c-55DJgLHzY
Régis Singer:  Expert pour le patrimoine Campanaire auprès du  Ministère de la Culture et de la Communication, secrétaire de la section AMOPA ( Paris XVIIIe arr.), organiste (titulaire pendant 41 ans des Orgues de la paroisse St Gilles à Bourg-la-Reine), carillonneur, conférencier, directeur honoraire du Conservatoire de Musique du IXe arr. de Paris...
http://www.amopa.asso.fr/pdf/articles/revue200_singer.pdf
Voir  aussi :
Les déclinaisons multiples  autour du sujet :
Musée européen de l'Art Campanaire: (inauguré en 1994)
Place de l'hôtel de ville - 32 600 L'Isle-Jourdan (département du Gers  / France)
http://www.mairie-islejourdain.fr/musee-europeen-art-campanaire
Chansons:  - Le canon du carillonneur --
  Les cloches de Lisbonne (Gloria Lasso)
https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=OSrh8e9MoTc
Canon :Les cloches de Haarlem (chanson enfantine) -extrait instrumental (mélodie)
http://www.chansons-net.com/index.php?param1=EN00815.php

Romans : "For Whom the Bell Tolls /Pour qui sonne le glas ?" (Ernest Hemingway- 1940), "Notre-Dame  de Paris 1482" (Victor Hugo-1831) A partir de ces deux romans l'on a adapté des films.
Films: "Notre-Dame de Paris" (avec Gina Lollobrigida et Anthony Quinn - 1956) La comédie musicale éponyme en a donné une version plus récente (1998) Sur le même sujet, il eut également un
ballet, un opéra, et plusieurs autres versions cinématographiques sous des titres divers : "Quasimodo...).
 Autre adaptation filmographique d'après un roman: 
"Pour qui sonne le glas" (avec Ingrid Bergman et Harry Cooper -1943)
Poème : Les cloches (extrait des Poèmes d' Edgar Allan Poe /traduction Stéphane Mallarmé)1889
Opéra Comique  : Les cloches de Corneville  (Robert Planquette - 1877)
Big Ben : (silencieux  car  en travaux actuellement) Carillon emblématique de London qui rythme la vie de la City ...inspire  toujours les artistes : photographes,  musiciens, poètes...

"From the top of his tower.." 

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mardi 15 mai 2018

Messire le Roi

Dans la longue liste des souverains du Royaume, bon nombre de rois de France ont été affublés d'un surnom (certains en avaient deux). On pourrait y voir une sorte d'irrespect, de défi, de moquerie, voire d'insolence. Or ces attributions, remontant à l'Antiquité (cf. le
cognomen) assez populaires pour être passées à la postérité, n'étaient que des qualificatifs, parfois  affectueux, souvent lucides,  mettant simplement en exergue un trait de caractère, de comportement, ou une particularité physique. 
Le roi était craint, respecté, le clergé y veillait,  rappelant que c'était"le fils aîné de l'église, le Roi très chrétien",  l'oint,  investi d'une mission divine (donc, pour les fidèles = qui désobéit au roi, désobéit à Dieu) . La fonction royale avait un tel impact sur le peuple,  que l'on attribuait, à  ce représentant du droit divin, maints pouvoirs, y compris  celui de guérison  par simple toucher direct (ex: les écrouelles) ou par transferts (médailles).   
- Cf:" Les rois thaumaturges". Marc Bloch- (1924)
Qu'il soit: fol, pieux, grand, petit, bel, juste, ou hutin, depuis le VIIe s jusqu'à la Révolution, le Roi était  avant tout: "Messire le Roi de France et de Navarre, par la grâce de Dieu". Les documents officiels  (lettres patentes, de cachet, les édits, les arrêts, les privilèges...) commençaient par ce rappel du statut particulier de monarque.  Pour marquer les esprits et accentuer la solennité de la
représentation dans le symbolisme, il y avait également l'ensemble des insignes de la royauté : le sceptre, la couronne, le manteau d'apparat, le cortège...lors des cérémonies,  ainsi que le portrait royal (de profil) sur la monnaie.
Quelques surnoms :
- Auguste (Philippe III (1165-1223) 
- Le fainéant (Clovis III (633-657), Louis V (967-987)
- Le simple (Charles III (879-929)
- Le débonnaire (Louis Ier (778-840)
- Le juste (Louis XIII ( 1601-1643)
- Le Bel ( Philippe IV( 1268 -1314), Charles IV (1294-1328),
- Le long (Philippe V (1293-1322)
- Le pieux (Louis Ier (778-840), Louis VII (1120-1180)  dit aussi: le jeune)
- Le chauve( Charles II (823-877)
- Le bref ( Pépin (715-768)
- L'adopté (Childebert III (650,662)
- Le bègue (Louis II(846-879)
- Capet (Hugues (941-996)
- Le Grand (Charles Ier (742- 814) dit Charlemagne, Louis XIV(1638-1715) dit aussi: Le Roi Soleil)
- Le petit (L'empereur Napoléon III(1808-1873)
- Le tondu (L'empereur Napoléon Ier (1769-1821)   
- Le hutin (Louis X (1289-1316)
- Le prudent (Louis XI (1423-1483)
- Le fol, le fou (Charles VI (1368-1422) dit aussi le bien aimé
- Le père du peuple (Louis XII (1462-1515)
- Le Bon (Henri IV(1553-1610) dit aussi:  le grand, le Vert-galant )
- Le bien aimé (Louis XV (1710-1774) )
- Le victorieux (Charles VII ( 1403-1461)  dit aussi : le bien servi)
- Le prudhomme (Louis IX (1214-1270)  dit aussi: Saint Louis
- Le gros (Louis VI (1081-1137) dit aussi: le batailleur)
- Le hardi (Philippe III (1245-1285)
- Le lion (Louis VIII (1187-1226)
- (Louis XVI ( 1754-1793)
- Le roi citoyen  (Louis-Philippe (1773-1850) dit aussi : le roi des barricades, le roi bourgeois)
etc ...
Concernant la chronologie, et au sujet de l'ouvrage 
"Le registre de Guérin" - (évêque de Senlis,  l'un des clercs de la chancellerie de Philippe Auguste) 1290- Etienne de  Gallardon
Voir les sites : 
https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1899_num_60_1_452513
http://www.montleveque.fr/fr/la-commune/histoire/chancelier-guerin.html

Après la royauté et l'empire, sous les diverses républiques, si les temps (et le ton) ont changé, les citoyens ont perpétué la tradition des surnoms (Gastounet, le voyageur,le prisonnier, le galant, le républicain royaliste..) mais ce sont essentiellement des citations et des mots d'esprit qui accompagnèrent chaque président.
http://cdn2_3.reseaudescommunes.fr/cities/149/documents/xc9d61ulez8d2ht.pdf


"Vox populi, vox Dei"

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dimanche 13 mai 2018

L'art : un mieux être ...

Aussi loin que l'on remonte dans l'histoire de l'humanité il y a trace artistique. Des peintures pariétales aux premiers cris de joie rythmés de sauts et  d'esquisses de pas de danse, l'Art s'est exprimé. On le considère aujourd'hui comme une évidence. Il accompagne, (parfois envahit)  notre quotidien... A-t-il un pouvoir sur notre santé? C'est plus une réponse qu'une véritable question.. De
nombreux individus affirment avoir  été sauvés par l'Art. Chanter, déclamer, réciter, lire, danser, peindre, photographier, écrire, interpréter ou créer, ...  Ne pas  se priver de l'expression qu'elle soit joyeuse ou empreinte de tristesse.. qu'elle soit dans l'éloge ou la  transcription .Mille façons, et maints moyens existent pour traduire  les états d'âme, les colères, les peurs, la jubilation..

Pourquoi le chant choral  ?
A l'heure où l'on s'aperçoit enfin des bienfaits multiples de l'apprentissage du chant   dans le milieu scolaire, il est temps  de le reconnaître .. (merci au film:  Les choristes qui a permis cette évolution,  alors que,  depuis des décennies dans diverses académies de l'E.N.  de France,   certain(e)s enseignant(e)s le prônaient, le pratiquaient, dès la petite section de maternelle,  sous les sarcasmes et l'incompréhension de leurs supérieurs hiérarchiques: "Pourquoi éprouvez-vous le besoin de faire chanter  une classe entière? ou  toute une école ?" (sic!!! )-Avignon 1989- Jury de l'examen de CAFIMF (Conseiller pédagogique en musique) .
Or, c'était, et c'est toujours, une évidence, l'enseignement et la pratique en milieu scolaire peuvent révéler des talents, des vocations, mais surtout  l'intérêt des élèves pour la musique. Nombre d'entre eux désirent, après cela, poursuivre l'étude en conservatoire (soit en chant, soit pour le jeu d'un instrument).
 Les petits chanteurs de Bondy:  Happy day
https://www.youtube.com/watch?v=wznLiKLm8Jc
Pour maintes bonnes raisons:
La maîtrise du souffle, la rectification de la posture, la mémorisation, le respect du tempo et des consignes,  l'attention, l'écoute, la cohésion  dans le groupe, le projet commun, le lien social, la joie de la réussite aussi bien collective  que personnelle (l'équilibre entre humilité et fierté), un certain dépassement de soi, la circulation d'énergie positive,  et le simple  plaisir. Pas ou peu de restrictions à la pratique du chant: de l'enfance jusqu'à un âge avancé, l'on peut s'y adonner... et améliorer sa voix, sa technique vocale.
Le Choeur de France  ProvenceVivre pour le meilleur 
https://www.youtube.com/watch?v=87EKVt4PMQ8
Le répertoire :
Il est vaste,  et concerne tous les genres, de la variété au gospel en passant par le chant sacré ancien . Il intéresse tous les niveaux : de la petite formation d'amateurs aux musiciens confirmés.  Il s'exécute à l'unisson ou à plusieurs voix ( Généralement:  Basse et ténor (hommes), soprano et alto (femmes) )
Gabriel Fauré : Le cantique de Jean Racine 
https://www.youtube.com/watch?v=NzUMfVpugq4
Les chefs:
Entre discipline et humour, les répétitions se font dans une ambiance de travail sérieux, mais aussi de détente. Les incontournables exercices préparatoires (vocalises, étirements, assouplissements, échauffement..) facilitent l'interprétation et la concentration. Dans tous les cas, et pour tous les niveaux, et les types de répertoires, l'implication personnelle est indispensable (travail  chez soi entre les répétitions).  
Parmi les divers galas, et concerts récents : 
- Gospel in Cévennes/ en 2018,  pour la 3e édition,  le concert s'est déroulé début avril,  à St Hilaire de Brethmas sous la houlette de Pierre Alméras
- La Chorale  régionale Protestante: Dans le temple  du Vigan   le 8 mai 2018, près de 90 choristes ont interprété un répertoire de chants sacrés anciens  (du XVIe s. ) et des chants contemporains . Direction générale Eric Carrière. 
La fréquentation du public et l'accueil qu'il réserve à ces manifestations encouragent la poursuite des activités de chorale. De petites en grandes formations, certains groupes évoluent au cours des années, d'autres gardent un effectif stable. Cependant l'esprit est le même: chanter pour transmettre, pour partager.
Où et comment pratiquer ?:
Euterpe (Εὐτέρπη)
- Se renseigner : dans les mairies, les écoles de musique, en relevant des coordonnées sur des affiches de concert, en lisant et trouvant des liens sur Internet...
- Contacter :  les associations locales, les propositions d'activités culturelles, les groupes indépendants. 


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